Archive mensuelle mai 2020

ParAmbre Luczynski

Appel à bénévoles pour collecter les tiques piqueuses

En 2020, l’ANA-CEN Ariège devient relais territorial CITIQUE dans le cadre de son programme « Santé Environnement ». Ce projet a pour but de sensibiliser le grand public aux enjeux liés aux tiques en s’appuyant sur un programme existant « CITIQUE » puis à intégrer les participant·es dans une démarche de recherche participative. Plusieurs objectifs opérationnels sont visés :

  • Organiser une collecte des tiques piqueuses à l’échelle du département ;
  • Organiser un réseau de personnes relais qui seront formées aux gestes de prévention et qui pourront récolter les tiques au niveau local ;
  • Favoriser la prévention contre les piqûres de tiques par le biais d’actions de sensibilisations auprès de tous les publics.

Notre premier objectif est de trouver des bénévoles sur le territoire ariégeois qui récolteront les tiques piqueuses et seront un relais auprès des particuliers dans le but de les acheminer vers les bureaux de l’ANA-CEN Ariège et pourront être référents « prévention ». C’est dans cette optique que nous faisons appel à vous !
Une première réunion aura lieu au début de l’été afin de vous familiariser avec le programme CITIQUE et vos futures missions (les modalités seront définies en fonction du contexte Covid-19). Si cette mission vous intéresse ou si vous souhaitez simplement en savoir plus n’hésitez pas à me contacter par retour mail (Fanny Barbe : fanny.b@ariegenature.fr) ou de laisser un message sur le répondeur du 05 61 65 90 27 (précisez bien vos coordonnées).
Bonne journée à tous,
Pour en savoir plus sur le programme CITIQUE rendez-vous sur le site internet : https://www.citique.fr/

ParAmbre Luczynski

“Apprentis bénévoles au fil de l’Hers et ses affluents”, La Dépêche du midi – 28 février 2020

ParCarole Herscovici

Pyrénées magazine – mai / juin 2020 – n° 189

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Natura 2000 Garonne en Occitanie, un élan pour la sauvegarde de la biodiversité

Natura 2000 Garonne en Occitanie, un élan pour la sauvegarde de la biodiversité

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Une biodiversité riche mais fragile – Natura 2000, un dispositif d’actions pour la biodiversité
ParFabienne Bernard

Ambroisies en Ariège : bilan 2019

Ambroisie à feuilles d’armoise et Ambroisie trifide : la situation en Ariège

Ces 2 espèces sont suivies depuis 2015 par l’Ana-Conservatoire d’espaces naturels Ariège, au nord et à l’est du département. Des prospections sont menées chaque année, de juillet à octobre, en parcourant le territoire à pied et en notant chaque station avec de l’ambroisie. Selon les endroits, une station peut contenir quelques pieds ou des milliers. 189 stations ont été ainsi repérées, dont 78 avec de l’Ambroisie à feuilles d’armoise et 111 avec de l’Ambroisie trifide.

Si la première espèce a été observée dans différents milieux (bords de rivière, de route, dans des gravières, dans des cultures…), l’ambroisie trifide n’a été observée qu’en contexte agricole (et en bord de route le long des cultures). Les analyses des données de stations d’ambroisie trifide (2018) montrent que le milieu agricole est largement impacté.

ParFabienne Bernard

Lutter contre les ambroisies

Pour lutter contre ces espèces, différentes méthodes de gestion (préventives et curatives) sont utilisées, notamment dans les régions où elles sont présentes depuis longtemps. Si leur éradication semble impossible quand les plantes sont bien installées, limiter leur installation est primordial pour éviter un envahissement qui deviendra vite ingérable.

Des conseils de gestion, en cultures et en inter-cultures, sont proposés dans de nombreux documents techniques. Le plan de lutte (https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/plan_d_action_ariege_2019.pdf), annexé à l’arrêté préfectoral, signé en Ariège en avril 2019, en présente un panel.

Les très nombreuses graines des ambroisies étant viables longtemps (jusqu’à 40 ans), leur gestion demande de la persévérance. En milieu agricole, le principal mode de dispersion est dû au transport des graines par les machines d’un champ à l’autre, et par l’utilisation de semences contaminées (non certifiées).

Méthodes préventives : Eviter l’implantation et détruire les plantes avant grenaison

  • rotations culturales : introduire des cultures d’hiver dans la rotation, à condition de déchaumer l’été pour détruire les levées d’ambroisie d’été
  • réaliser des faux-semis avant mise en culture
  • attention : dès la première infestation, ne pas enfouir les graines et intégrer plusieurs cultures d’hiver successives dans la rotation permettant de détruire les levées d’ambroisies en interculture. La surveillance des jachères et des bords de champ permet de prévenir d’une éventuelle contamination.

Méthodes curatives : Détruire le plus tôt possible, éviter à tout prix la grenaison

  • lutte mécanique : herse étrille ou houe rotative sur levées, binage jusqu’à 6 feuilles. Broyage haut avant épiaison, repasse 4 semaines après. Destruction par déchaumage en interculture.
  • lutte chimique : sur jeunes stades et dans le respect des réglementations en vigueur. Le binage reste un bon complément au désherbage chimique. Pour des renseignements plus précis, vous pouvez vous rapprocher d’un technicien de la Chambre d’agriculture, ou consulter des sites dédiés, comme celui de Fredon Occitanie, de l’Observatoire des ambroisies…
ParFabienne Bernard

10 plantes exotiques envahissantes préoccupantes en Occitanie

Les plantes exotiques envahissantes

Depuis plusieurs années, l’ANA –CEN Ariège travaille sur les plantes exotiques envahissantes, avec le réseau régional des CPIE et le Conservatoire botanique national des Pyrénées et de Midi-Pyrénées.
De nombreuses actions de sensibilisation et d’information ont été menées, en Ariège, auprès des enfants, du grand public, des professionnels (rallye, stands, diaporamas, expositions, rencontres, enquêtes, formations….), ainsi que des chantiers d’arrachage.
Des différents outils pédagogiques ont été créés, dont le livret 10 plantes exotiques envahissantes préoccupantes en Occitanie qui présente quelques espèces et donne des conseils de gestion.

Les ambroisies

Nous menons des actions sur les ambroisies (Ambrosia artemissiifolia L, Ambrosia trifida L), en partenariat avec l’ARS Occitanie, l’URCPIE Occitanie et la FREDON Occitanie : mise en œuvre d’un réseau de référents communaux, formation des acteurs, sensibilisation des élus et du grand public, gestion des signalements de la plateforme, prospections de terrain

Bilan des prospections 2015/2019 en Ariège (189 stations répertoriées) :

  • 111 avec Ambroisie trifide,
  • 78 avec Ambroisie à feuilles d’armoise,
  • 30 communes touchées (9 avec Ambroisie trifide, 21 avec Ambroisie à feuilles d’armoise).

Tous nos remerciements à Hervé Duval, Joseph Michel et Laure Guillot, adhérents de l’ANA-CEN Ariège, qui ont réalisé une très grande partie de ces prospections !

L’Ambroisie trifide

Nous travaillons aussi plus particulièrement sur l’Ambroisie trifide, dans le cadre d’une mission confiée par la DRAFF à la Fredon Occitanie et dont nous sommes l’opérateur sur le département de l’Ariège. Une des actions est la sensibilisation des acteurs du monde agricole, très touchés par cette espèce. À cette occasion, 3 petits articles ont été rédigés pour être diffusés sur la newsletter de la Chambre d’agriculture de l’Ariège. Ils ont aussi été transmis au CIVAM bio et à notre contact de la MSA Pyrénées sud.

ParJulien Vergne

Appel à informations : Confinement et extinction de l’éclairage artificiel nocturne

Cet appel est lancé dans le cadre d’une thèse débutée en janvier 2020 au Muséum national d’Histoire naturelle, et visant à répondre aux questionnements suivants :”Eclairage artificiel nocturne Réduire ses effets sur la biodiversité sous-entend-il de le supprimer? Où? Quand? Via quelle acceptabilité et pour quelle efficacité?” Dans ce cadre, un focus est notamment fait sur l’effet de la pollution lumineuse sur les chauves-souris

Contexte

Le confinement imposé par le Covid-19 a eu un impact, dans de nombreuses communes, sur la politique d’éclairage nocturne. Certaines font le choix d’éteindre partiellement leurs lampadaires, d’autres poursuivent une politique déjà en faveur de la diminution de la pollution
lumineuse en passant à une extinction totale de l’éclairage. D’autres municipalités répondent négativement aux sollicitations des citoyens ou associations qui demandent l’adoption de mesures de réduction de l’éclairage au vu du contexte actuel.

La situation actuelle constitue une opportunité inattendue pour développer le pan sociologique de cette thèse et répondre à des questions telles que :

  • Quels sont les freins et leviers à la réduction de l’éclairage artificiel nocturne?
  • Quelles sont les réactions des citoyens face à de telles initiatives (certaines communes envisagent déjà de poursuivre l’expérience au delà du confinement si les retours de la population sont favorables)?
  • Quelles mesures sont les plus couramment adoptées/acceptées (extinctions partielles? totales?)? etc

Comment participer ?

Tous ceux qui ont connaissance, dans leur commune ou au sein d’autres municipalités, d’initiatives de modification de la politique d’éclairage nocturne ou de refus de le faire, sont invités à répondre au questionnaire accessible à ce lien :
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSes3PtjbFAxue46ADwOQ_ 960kLPyDDhwPiN5lcnkMRsKObhfA/viewform?usp=sf_link
Si vous rencontrez des soucis pour répondre ce questionnaire, souhaitez faire une remarque ou bien transmettre des informations complémentaires, n’hésitez pas à écrire à cette adresse lea.mariton*mnhn.fr

Un grand merci pour votre aide !

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Léa Mariton
Doctorante – Biologie de la Conservation
CESCO – Muséum national d’Histoire naturelle
Station de biologie marine, Quai de la Croix
29900 Concarneau