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ParAmbre Luczynski

“Un plan national d’action pour sauver le desman des Pyrénées, menacé d’extinction” France 3 Occitanie

ParAmbre Luczynski

“Le desman des Pyrénées, aussi appelé rat trompette, est considéré comme en voie d’extinction au niveau mondial. En France, un plan national d’action a été lancé. Explications.” France 3 Occitanie_09/02/2022

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/ariege/foix/un-plan-national-d-action-pour-sauver-le-desman-des-pyrenees-menace-d-extinction-2455393.html

ParAmbre Luczynski

Compte-rendu des deux sorties du 27 avril 2021 sur le Desman des Pyrénées et les chauves-souris d’Ariège !

C’est sur une zone Natura 2000 que nous avons découvert, lors de deux sorties le samedi 27 Mars 2021, le Desman des Pyrénées et les chauves-souris d’Ariège. Lors de cette journée, deux groupes d’une dizaine de personnes sont venus découvrir les habitats, les lieux de chasse, les régimes alimentaires et les prédateurs de ces animaux.

Mais qu’est-ce qu’une zone Natura 2000 ? 

Le réseau Natura 2000 vise à maintenir la biodiversité des milieux à travers la protection de sites naturels ou semi-naturels et de la faune et la flore qu’ils abritent. 

Cette matinée a débuté avec une balade le long du Lez à Moulis durant laquelle nous avons pu faire un zoom sur le Desman des Pyrénées, cette espèce énigmatique et endémique des Pyrénées. Sans surprise, nous n’avons pas croisé cette espèce protégée, mais plusieurs activités ont permis aux participant·es d’en apprendre plus sur ce petit animal.

Tout d’abord, nous avons essayé de dessiner le Desman, puis nous avons parlé de son histoire. Lors d’une pause, nous avons cherché et observé les larves et les insectes dont le Desman se nourrit, puis nous avons parlé de ses prédateurs. Pour finir cette matinée sur le Desman, nous avons abordé l’influence des activités humaines sur ces mammifères (retenues d’eau, pollution des cours d’eau, etc.).                                                                                                                                                                                        

L’après-midi était dédiée à la découverte des chauves-souris d’Ariège ! La balade a commencé le long du Lez dans un espace naturel. C’est là que nous avons échangé sur le cycle de vie de ce mammifère volant ainsi que sur son régime alimentaire. Plus tard, nous avons également parlé de ses techniques de chasse et de ses prédateurs.

Pour finir cette sortie, nous sommes allées dans le village d’Engomer pour observer les lieux de vie et parler des déplacements des chauves-souris proches de chez nous. C’est ici que nous avons découvert l’influence des activités humaines sur ces mammifères, l’occasion d’aborder la problématique de la pollution lumineuse.

Les deux sorties faites pendant cette journée étaient des balades interactives. Nous nous sommes déplacé·es proches des lieux de vie des animaux mis en lumière lors des animations. Pendant nos sessions de marche, les échanges nous ont permis d’en apprendre plus sur ces animaux et ces milieux. Cette balade était rythmée par  des pauses et des petites animations pour aller plus loin sur certains sujets.

Guillaume Bonnin

ParCarole Herscovici

La Dépêche du midi du 14 Janvier 2019 : “Balade naturaliste le long de l’Izard sur les traces du desman”

Vincent Lacaze, de l’ANA (Association des naturalistes de l’Ariège), avait donné rendez-vous au Relais montagnard aux amoureux de la nature, avec cette fois un thème précis, le long de la rivière de l’Izard, affluent du Lez : aller à la recherche des sites du desman des Pyrénées et en même temps fêter les trente ans d’existence de l’association. Tous les ans, elle organise dans une commune un rassemblement convivial autour d’un thème, comme ici le desman, ou la botanique d’un site, aller à la découverte des chauves-souris ou encore «sur les traces des Pyrénées disparues»… Ainsi, en 2018, 29 sorties ont eu lieu sur des thèmes différents. Il y en aura autant en 2019 (voir le catalogue «Les 4 saisons de l‘ANA’ture en 2019»).

Vers 14 heures, un petit groupe s’est retrouvé au hameau de Fréchendech pour, le long du ruisseau, aller à la recherche, sous la conduite de Vincent Lacaze, des sites du desman des Pyrénées, encore présent dans cette vallée. Le desman est un animal qu’on a connu très tard, vers 1818, donc encore méconnu et sur lequel les recherches continuent dans son milieu naturel.

Des chercheurs les ont fait progresser, comme Alain Bertrand en étudiant ses crottes ou encore Bernard Richard, du CNRS. Le but, c’est d’enrayer sa régression du fait, souvent, de la dégradation de son milieu naturel, de connaître ses aires de répartition pour mieux l’étudier.

Le desman est hyperactif toute l’année, ses périodes de chasse les plus intenses se font la nuit, mais il sort en journée également. On l’appelle encore le rat-trompette, à cause d’une trompe très mobile qui lui permet de fouiller entre les pierres à la recherche de larves d’insectes et de saisir ses proies pour les consommer.

Ainsi, Vincent Lacaze a montré au groupe les endroits où le desman pouvait établir son «gîte», en cherchant ses crottes dans le ruisseau, entre les feuilles, sur les rochers. Rentrés au Relais montagnard, les enfants ont pu peindre l’animal à partir de plaquettes et ensuite tout le monde a été invité à un apéritif convivial où chacun a pu s’exprimer, s’informer.

ParCarole Herscovici

La Dépêche du Midi du 13 Juillet 2018 : “Des gîtes tout confort pour le desman des Pyrénées”

C’est à Aston, au bord de la rivière du même nom, que l’association des naturalistes de l’Ariège (Ana) vient constater début juillet les premiers résultats des travaux réalisés en novembre 2017. L’équipe de Léa de Sauverzac, Pauline Levenard et Vincent Lacaze a reconstitué les berges des affluents de la rivière Aston avec le concours de trois propriétaires terriens, de façon à favoriser l’installation du desman, le petit rat-trompette endémique des Pyrénées et de la péninsule ibérique menacé d’extinction.

« On savait que le desman était très présent dans la rivière Aston, donc on a profité du projet Life + [financé pour moitié par la Commission Européenne, N.D.L.R.] pour mener des actions an faveur du desman, explique Vincent Lacaze, coordinateur à l’Ana et du projet Life + pour l’Ariège. Nous avons réhabilité un ancien canal de manière à établir une zone refuge pour le desman en cas de grosse crue de l’Aston, avec un débit maîtrisable et de la roche pour recréer un habitat favorable. On a reconstitué un petit ruisseau, avec des radiers, des caches, des dessous de berges… Et on a même installé des gîtes artificiels ».

Réunis par la fondation d’entreprise Hermès

Des gîtes qui ont été fabriqués par La Colline, un collectif d’artisans, de designers et d’ingénieurs réunis par la fondation d’entreprise Hermès. Le projet ariégeois à destination du desman a notamment été piloté par Richard Fournier, ébéniste à L’Aiguillon : « On a construit et enterré une structure en bois et en osier de trois mètres sur trois, en forme de réseau pour permettre au desman d’y évoluer, détaille l’artisan. On a voulu aller plus loin afin de pouvoir observer ce qui se passait à l’intérieur, c’est pour cela qu’on a ajouté des petits accès pour passer des caméras et voir si les gîtes sont habités par le desman, ou par autre chose ».

Ces gîtes expérimentaux n’avaient encore jamais été testés ailleurs. Si ceux-ci venaient à plaire au desman, d’autres habitats artificiels pourraient être implantés sur des cours d’eau délaissés par le rongeur aquatique.

Seulement deux espèces de desman dans le monde

« En parallèle aux gîtes, nous avons mis en place des tunnels de suivi de crottes, car le seul moyen de savoir si le desman est présent, c’est de rechercher ses crottes, et on s’est rendu compte qu’il aimait bien les faire à l’abri, sous ces tunnels, dit Vincent Lacaze. Ça nous permet de suivre la présence de l’animal dans un temps réduit ».

Pour le moment, les naturalistes n’ont pas détecté de traces du passage du rat-trompette depuis l’hiver, ni dans ses nouveaux quartiers, ni sous les tunnels, mais l’équipe compte bien poursuivre ses efforts : « On s’efforce depuis 2008 à travailler sur l’animal, mais le gros problème, c’est qu’il faut le connaître pour pouvoir le protéger. Or, c’est un des mammifères les moins bien connus d’Europe. Petit à petit, on arrive à mieux appréhender le mode de vie du desman, mais on est encore qu’au début de ce qu’on peut faire pour lui, confie le naturaliste. C’est important de continuer à le protéger. C’est un petit animal unique. Il n’y a que deux espèces de desman dans le monde : une en Russie, et une qui vit chez nous, dans les Pyrénées. »

voir la vidéo

ParCarole Herscovici

Sortie du 24.08.17 : Rendez-vous des cîmes : le Desman des Pyrénées – Refuge des Estagnous

Après quelques heures de marche et de prospection du Desman des Pyrénées (Galemys pyrenaicus), nous voilà enfin arrivés au superbe refuge des Estagnous. Quelle vue !

Après un bon repas bien mérité, nous sommes une trentaine de personnes attentives aux moindres paroles de Vincent LACAZE qui nous raconte la vie de cet étrange petit animal. Nous découvrons son anatomie, son comportement mais également le manque de connaissances des scientifiques sur cette espèce. Le Desman des Pyrénées est difficilement observable : il est très rapide et discret. D’humeur plutôt nocturne, il est rare de l’apercevoir au détour d’un cours d’eau.

Rendez-vous au pays des rêves en compagnie du Desman des Pyrénées !

Plus d’informations : http://www.desman-life.fr 

pti logo_final_life_desmanMarina LEONETTI

ParCarole Herscovici

Sortie du 17.08.17 : Rendez-vous des cîmes : le Desman des Pyrénées – Refuge du Chioula

Rendez-vous au refuge du Chioula à 19h pour un bon repas convivial !

Le ventre bien rempli, une vingtaine de personnes (dont la moitié d’enfants très intéressés par l’étrange animal !) est restée pour assister à l’animation de Vincent LACAZE et Léa de SAUVERZAC sur le fameux “rat trompette”. Nous découvrons son anatomie, son comportement mais également le manque de connaissances des scientifique sur cette espèce. Le Desman des Pyrénées (Galemys pyrenaicus) est difficilement observable : il est très rapide et discret. D’humeur plutôt nocturne, il est rare de l’apercevoir au détour d’un cours d’eau.

Nous voilà partis pour une bonne nuit en compagnie du Desman des Pyrénées.

Plus d’informations : http://www.desman-life.frpti logo_final_life_desman

Marina LEONETTI

ParCarole Herscovici

Le Life+ Desman des Pyrénées – Année 2016

Financements
2 672 707 €, c’est le montant du budget prévisionnel du projet sur les 5 ans. Avec la Commission Européenne, qui participe à hauteur de 50%, 9 partenaires financiers soutiennent le projet.Logos_life+

Contexte et objectifs
Le Desman des Pyrénées (Galemys pyrenaicus) est un petit mammifère semi-aquatique découvert en 1811 qui a été très peu étudié. Les enjeux européens pour sa conservation sont importants puisque son aire de répartition mondiale, restreinte au 1/4 nord-ouest de la Péninsule Ibérique et du massif pyrénéen, montre des signes inquiétants de fragmentation. Il est soumis à un risque élevé d’extinction à l’état sauvage (UICN). Cette tendance s’observe aussi en France où de nombreuses menaces liées aux activités humaines ont été identifiées (hydroélectricité, détérioration/fragmentation de ses habitats…).
La mise en oeuvre récente du Plan National d’Actions Desman permet de mieux cerner ses exigences écologiques mais l’acquisition des connaissances doit être poursuivie de manière plus opérationnelle et des actions de conservation doivent être menées. L’urgence de la prise en compte du Desman est amplifiée par des échéances nationales et européennes (directive européenne incitant à accroître la part des énergies produites à partir de sources renouvelables, renouvellement des concessions hydroélectriques françaises…). Dans ce contexte, les attentes des services instructeurs et des aménageurs sont fortes.
Ce projet LIFE+ propose d’améliorer de façon pérenne et démonstrative le statut de conservation de l’espèce sur les 11 sites Natura 2000 du projet, et à plus long terme à l’échelle des Pyrénées via la transposition des méthodes et outils élaborés.
Comme pour le PNAD, l’ensemble des acteurs, concernés par le sujet, travaille en partenariat pour une meilleure connaissance de ce petit mammifère et pour sa protection. L’Ana met donc en œuvre 13 actions sur trois sites Natura 2000 en Ariège :
– Le site FR 7300827 : Vallée de l’Aston (Site pilote du Life+)
– Le site FR 7301822 : Garonne (Ariège Hers et Salat)
– Le site FR 7300831 : Quérigut Orlu
La nature des actions est très variée, allant de l’apport de connaissance sur l’écologie de l’animal à l’animation auprès des écoles. Des actions concrètes d’aménagement ou de restauration d’habitats de l’espèce sont également au programme.

Détail de l’action en 2016
En 2016, l’Ana a travaillé particulièrement sur une action de restauration de cours d’eau (Hers vif) à Fougax-et-Barrineuf, dont l’objectif était de récréer un habitat favorable au Desman des Pyrénées, ainsi qu’à la biodiversité associée (truites, écrevisses,…). Des suivis après travaux par recherche de fèces sont prévus courant 2017 et en 2018. Ce travail a été mené en partenariat avec la Fédération de pêche de l’Ariège
Pour en savoir plus sur le Life+ Desman des Pyrénées :
http://www.desman-life.fr/
https://www.facebook.com/desmanlife

Fiche présentation Life+ Desman

Dossier de presse 2015

ParJulien Vergne

Un habitat idéal pour le desman

La Dépêche, 09/11/16 à l’occasion de l’inauguration des travaux menés à Fougax et Barrineuf

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ParJulien Vergne

Le Desman des Pyrénées

Avec Mélanie Némoz, responsable régionale du Desman au Cen Midi-Pyrénées et Vincent Lacaze, spécialiste des mammifères semi-aquatique à l’ANA

Plus d’infos sur le Desman des Pyrénées ici