Archives de l’auteur Ambre Luczynski

ParAmbre Luczynski

Compte-rendu de la sortie “Roche, eau, estives et forêt, plongée dans l’histoire des paysages” du mercredi 18 août 2021

Nous étions 11 participant·es à cette sortie autour du village de Montségur, animée par Xavier Pasquier, l’animateur nature de la Réserve naturelle régionale du massif du St Barthélémy. Une journée sous le signe des paysages des Pyrénées ariégeoises…

Sur les chemins de Montségur_Ambre Luczynski

Cette journée a commencé avec une balade dans le village et un échange sur la notion de “paysage” et de “patrimoine” que l’on hérite au fil des générations. Nous avons fait marcher notre imagination pour savoir ce que ces notions nous évoquaient. “Eau”, “ambiance”, “prairie”, “odeur” … Ce moment nous a permis d’appréhender les différents “plans” qui composent les paysages qui nous entourent. Les jardins, champs, maisons, routes au 1er plan. Les collines, prairies et troupeaux au 2nd plan. Les montagnes majestueuses au 3ème plan.

Le territoire de Montségur fait partie de l “Opération Grand Site” pour valoriser son patrimoine et repérer les milieux à préserver en priorité. Des milieux riches en biodiversité. Le brouillard nous a forcé à faire marcher notre mémoire pour reconstituer la diversité de ce paysage et ses barres rocheuses calcaires (roches faites de la sédimentation : formation de sédiments au fond de la mer) sur lesquelles les rapaces adorent aller se poser.

Diversité des milieux rime avec diversité des espèces. En effet, la constitution du paysage est en lien direct avec la faune et la flore sauvage qu’il abrite. Plus les milieux sont inaccessibles, plus ils sont préservés. Par exemple, “l’oiseau papillon” le Tichodrome échelette, est un oiseau qui ne vit que sur des falaises très raides.

Suite à cet échange nous avons marché jusqu’à un petit court d’eau pour faire un exercice de recherche de variété de cailloux pour apprendre à distinguer leurs origines.

L’observatoire des paysages est un projet de sciences participatives auquel la Rnr du Massif du St Barthélémy participe et qui vise à observer l’état et l’évolution des paysages autour de Montségur. Ce projet consiste à créer des “points paysages” sur lesquels les bénévoles prendraient régulièrement des photos pour obtenir, sur des dizaines d’années, l’évolution de ces milieux et prendre conscience du patrimoine historique des montséguriens et l’impact des activités humaines et des changements climatiques.

Par exemple, nous pouvons aujourd’hui observer un “réensauvagement” de certains milieux (chemins, jardins, etc.) qui étaient autrefois très entretenus (à l’époque bordé de haies) car utilisés dans la vie quotidienne des habitant·es (potagers, passage des troupeaux, etc.) et qui sont maintenant abandonnés. L’abandon de ces chemins peut être vu comme un abandon de l’approche sociale de ces milieux. Les forêt d’Ariège ont également beaucoup changé. Le sapin, conifère typique des Pyrénées, reconnaissable aux 2 traces blanches au dos de ses aiguilles, est peu à peu remplacé par des résineux implantés pour leur exploitation forestière (épicéa, douglas).

Suite à cette balade très instructive et à un pique-nique partagé, nous avons fait un atelier dessin, un moment méditatif ou chacun a pu exprimer sa vision du paysage observé.

Cette sortie nous a fait prendre conscience des enjeux qui gravitent autour de la notion de paysage et l’importance de ce travail de préservation.

Merci beaucoup à Xavier pour toutes ses explications et aux participant·es pour leur présence active !

Ambre Luczynski

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“Nettoyage des plans d’eau sur le site des gravières” – La Dépêche du midi – 28/07/2021

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Protocole CIMaE – Climatic Impact on Mountain Aquatic Ecosystems

Cette année 2021, la Réserve naturelle régionale du massif de Saint-Barthélemy met en place le protocole CIMaE – Climatic Impact on Mountain Aquatic Ecosystems – (https://www.fne-aura.org/…/cimae-un-projet-de…/). Ce programme a été mis en place dans le cadre de la thèse de Marie Lamouille-Hébert.

L’objectif du projet est d’étudier les zones humides d’altitude et leur biodiversité, afin de mesurer leur évolution dans le contexte actuel de changement climatique.

Les espèces d’amphibiens et d’odonates qui sont étudiées dans le cadre de CIMaE sont déjà étudiées depuis plusieurs années sur la réserve avec le protocole RhoMéO, ce qui permet une étude complémentaire et vient renforcer l’implication de la réserve dans des programmes scientifiques à l’échelle nationale.

ParAmbre Luczynski

Action Barbitiste !

Plusieurs actions ont été menées en juillet pour réduire l’impact de l’extension de la carrière de Talcs de Luzenac en Ariège (Carrière de Trimouns) sur le Barbitiste à bouclier (Polysarcus scutatus) (l’opération va se dérouler sur plusieurs années) : suivi de placettes, chasse à vue sur le reste de la zone d’étude, translocation des individus sur le site d’accueil. Cette action est également l’occasion d’améliorer les connaissances sur l’écologie de l’espèce : Phénologie , densité populationnelle, caractérisation de l’habitat, biométrie, communautés orthoptériques associées.

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Compte rendu de sortie du 5 juillet 2021 dans la grotte du Pas du Portel (Loubens, Ariège)

Nous sommes guidés par Thomas, de l’ANA-CEN Ariège, qui nous propose la visite de la grotte du Pas
du Portel. Cette grotte est fréquentée par des colonies de chauves-souris.

  1. Intérêt et conservation des données environnementales
    Le guano est une archive environnementale qu’il importe de recenser en vue d’éventuels prélèvements. Un tas de guano, n’est pas une tourbière. Il doit faire l’objet d’une infinie précaution pour ne pas détruire un témoin quasi-archéologique dont l’extension est limitée dans l’espace. Jusqu’à présent personne ne s’est vraiment intéressé au guano ; nous sommes en fait des pionniers en la matière.

 

Figure 1. Entrée de la grotte – Jean-Yves Bigot

Plus tard, il faudra certainement réglementer les prélèvements de guano comme on le fait déjà pour les fouilles
archéologiques, afin de protéger les sites à haute valeur environnementale.
Avec l’avancée des sciences, de nouvelles méthodes de datations ont été utilisées sur des échantillons prélevés
dans le milieu souterrain, notamment les datations cosmogéniques sur les sédiments enfouis et la méthode
radiométrique par l’uranium-thorium sur les spéléothèmes des grottes. Ainsi, on a vu des scientifiques
totalement étrangers au milieu investir les grottes et prélever des éléments de la caverne sans tenir compte du
contexte karstologique. Ces intervenants « extérieurs » n’avaient aucune idée du milieu spécifique dans lequel
leurs prélèvements avaient été effectués. C’est bien cela qui menace les tas de guano séculaires, voire
millénaires. De ce point de vue, les chiroptérologues ont devancé tous les autres en préservant l’animal, la
chauve-souris, à l’origine des archives environnementales. Il faudra donc un avocat pour défendre et
réglementer les prélèvements dans les tas de guano, si on ne veut pas les voir disparaître d’un coup dans une
ruée scientifique incontrôlée. Les écologistes ont une longueur d’avance sur la conservation des archives ; on
leur doit un chapitre de l’Histoire du guano : « De l’intérêt des bébêtologues dans la préservation des données
environnementales. »

  1. Observation in situ
    Certes, la grotte est occupée par les chiroptères, mais nous ne voyons au sol aucun tas de guano. Il est vrai que
    les déjections animales sont régulièrement emportés par les crues de la rivière souterraine (fig. 1).
    Malgré un examen attentif, nous n’observons aucune biocoupole ou forme de biocorrosion caractéristique. Il
    faut croire que la grotte est relativement récente à l’échelle géologique. La cavité est encore en activité
    puisqu’elle est régulièrement parcourue par un cours d’eau (perte de rivière) ; tout cela peut expliquer
    l’absence de formes.
    Par ailleurs, les voûtes continuent d’évoluer et les chutes de blocs sont encore fréquentes. La cavité a été
    creusée dans les bancs redressés du calcaire de la chaîne du Plantaurel. Il s’agit d’une structure géologique
    simple qu’on retrouve également sous terre (fig. 2 & 3).

Malgré sa relative jeunesse d’un point vue spéléogénique, on trouve dans la grotte des
remplissages scellés par des coulées de calcite, ainsi que des grands gours incisés par la rivière (fig. 4).

Figure 2. Galerie creusée perpendiculairement au pendage. La cavité suit l’axe de la structure géologique – Jean-Yves Bigot
Figure 3. La structure monoclinale du calcaire a guidé le creusement des galeries – Jean-Yves Bigot
Figure 4. Les traces de remplissages et les coulées attestent de l’histoire de la cavité – Jean-Yves Bigot

Au détour d’une galerie, un imposant tas de guano a été miraculeusement conservé (fig. 5 & 6). Il s’agit d’une
mine d’informations peu accessible. Ce tas de guano, situé dans les plafonds de la grotte, a été préservé du
piétinement et des crues de la rivière souterraine. Certes, il est intact, mais on aperçoit des traces verticales qui
pourraient être dues à des chutes de pierres.
Nous n’avons pas encore vu beaucoup de rivières souterraines peuplées de chauves-souris, pourtant Thomas
précise qu’il peut s’agit d’un choix judicieux qui vise à se mettre à l’abri des prédateurs.
Plus loin, on trouve quelques ressauts et bien sûr un siphon qui marque le terminus de la visite ( fig. 8). Dans
les vasques et entre les brindilles, on trouve toutes sortes d’animaux emportés par le courant, mais on
n’aperçoit aucune bestiole inféodée au milieu souterrain.

Figure 5. Le tas de guano perché dans les voûtes de la galerie – Jean-Yves Bigot
Figure 6. Le tas de guano est encore alimenté comme l’indiquent les traces de moisissures – Jean-Yves Bigot
Figure 7. Les concrétions se développent malgré les crues destructrices de la rivière souterraine – Jean-Yves Bigot
Figure 8. La grotte se termine par un siphon où s’accumulent toutes sortes de détritus et de bestioles entraînés par le courant – Jean-Yves Bigot

Laurent Bruxelles, Élodie Dardenne, Gregory Dandurand, Céline Pallier, Thomas Cuypers & Jean-Yves Bigot

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Sorties nature et Langue des Signes Française

Cet été 2021, Vanessa Le Gal, interface en Langue des Signes Française (LSF), propose d’accompagner plusieurs des sorties nature de l’ANA-CEN Ariège en binôme avec les animateur·rices, pour les rendre accessibles aux personnes malentendantes. 

Plusieurs dates sont proposées :

  • Mercredi 28 juillet – Les Petites Bêtes, un monde immense ;
  • Mercredi 4 août – De becs et de plumes, s’envoler vers l’univers des oiseaux aux Monts d’Olmes ;
  • Mercredi 11 août – Sortie Moulzoune, histoire et biodiversité ;
  • Mercredi 18 août – Roche, eau, estives et forêt, plongée dans l’histoire des paysages ;
  • Dimanche 22 août – Sortie herpétologie, entomologie et botanique à l’étang bleu.


N’hésitez pas à la contacter pour vous y inscrire : v.legal@protonmail.com

Bel été à toutes et tous ! 

ParAmbre Luczynski

Des animations estivales sur la nature !

La Médiathèque de Lorp-Sentaraille Réseau de lecture Couserans-Pyrénées et l’ANA-CEN Ariège organisent des animations estivales sur la nature en août et en septembre 2021 dans les médiathèques du Bas-Couserans !

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“Une “première mondiale” à Enedis”La Dépêche du Midi – 07/07/2021

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La Bastide-de-Sérou à la découverte de l’eau !

Des animations gratuites tous les mercredis à 15h pour découvrir la thématique de l’eau sur votre territoire (du mercredi 7 juillet au samedi 28 aout) 😃Inscriptions auprès de la Mairie de La Bastide-de-Sérou : 05.61.64.50.18

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Le calendrier de l’ANA’ture du second semestre 2021 est sorti !

Si vous ne l’avez pas reçu dans votre boîte aux lettres, vous pouvez le télécharger ici