Archives de catégorie Actualités

ParJulien Vergne

les mercredis de l’Ana

Nous avons le plaisir de vous annoncer le lancement d’un nouveau rendez-vous mensuel, baptisé “les mercredis de l’Ana“, ouvert à tous, néophytes, amateurs ou passionnés, destiné à découvrir une espèce, un milieu, ou échanger sur des thématiques variées.
Ces rendez-vous réguliers et gratuits, qui se tiendront au foyer Léo Lagrange, 16 rue Noël Peyrevidal à Foix, à partir de 20h00, en salle conférence, auront lieu le troisième mercredi de chaque mois.
Pensez à consulter notre calendrier des évènements et à en parler autour de vous!
ParJulien Vergne

Octobre/novembre 2015 : Inventaire des points noirs routiers en Ariège

avis de recherche points noirsVoici un numéro spécial de l’avis de recherche !

Pour cet automne, nous souhaitons connaitre les points noirs routiers en Ariège, en terme de mortalité pour la faune sauvage. Nous faisons appel à votre curiosité, votre motivation et votre passion pour la nature d’Ariège pour avoir les yeux grands ouverts au bord des routes, à pied, à vélo ou en voiture (à télécharger ci dessous).

Merci d’avance pour vos contributions, bonnes prospections et à bientôt!

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Alexis CALARD, Chargé de mission

ParJulien Vergne

Synthèse régionale des connaissances sur l’Elanion blanc en Midi-Pyrénées de 1990 à 2014

Elanion blanc (Elanus caeruleus) en Midi-Pyrénées

Bilan des connaissances de 1990 à 2014 «de la colonisation à l’installation»

Auteurs : Christophe COGNET, François BALLEREAU et Mathieu ORTH
Septembre 2015

Rapport complet à télécharger

Photographie Grégory Odemer

ParJulien Vergne

Notre réponse sur le projet de tirs d’effarouchement sur les vautours en Ariège

Lettre du 09/09/2014

 

Suite aux évènements de ce printemps 2014 où les Vautours fauves (Gyps fulvus) ont été intégrés comme “prédateurs”, au même titre que l’ours ou le loup, à la liste noire des opposants à la grande faune sauvage, la préfecture a proposé un arrêté préfectoral portant autorisation de tirs d’effarouchement des Vautours fauves.

Voici la réponse que l’Ana a transmise à la préfecture dans le cadre de la consultation publique.

 

“Madame, Monsieur,
Dans le cadre de cette consultation publique, il nous semble important de vous transmettre notre point de vue d’expert, compte-tenu du fait que nous assurons une veille et des suivis actifs des rapaces sur tout le département depuis plus de 15 ans.
Tout d’abord, nous sommes surpris de ne pas avoir été consultés voire même associés en amont à la réflexion ayant conduit à ce projet d’arrêté, comme cela peut se faire sur d’autres projets d’arrêtés mettant en jeu la faune ou la flore sauvage.

Compte-tenu des données suivantes :
– le Vautour fauve ne niche pas en Ariège
– sa présence est moins importante qu’ailleurs dans les Pyrénées et de toute façon saisonnière.
– aucune preuve scientifique ne vient attester les accusations de la FDSEA et des chasseurs exprimées lors de la manifestation de Foix.
– le constat réalisé par le vétérinaire référent du service vétérinaire de la DDT 09 repose sur une méconnaissance manifeste du Vautour fauve et n’a pas été validé par les experts du Ministère de l’Environnement.
– dans les Pyrénées françaises (ensemble du massif comprenant 6 départements) l’ONCFS a communiqué qu’en 2012 seulement 16% des constats déclarés (soit 16% de 52 = 8 constats) concernaient des interventions de vautours “sur du bétail affaibli ou blessé et en l’absence de berger”.
– ces interventions sur animaux très affaiblis voire mourant représentent moins de 0,05% de la mortalité du bétail (cf. J-P Choisy, 2014, courrier de l’environnement de l’INRA) et ne justifient donc pas un tel arrêté.
– la présence de vautours près de bâtiments agricoles indique l’existence de bétail mort (ou de placentas non enlevés), ou de bétail en difficulté (mise-bas difficile nécessitant la présence de l’éleveur ou d’un vétérinaire par exemple).
– un effort sanitaire et une surveillance des mises-bas rendraient les bâtiments et leurs environs moins attractifs et suffiraient à éloigner les vautours.
– aucune autre mesure n’a été testée ni aucune campagne de sensibilisation incitant les éleveurs à surveiller les mises-bas et à améliorer la conduite sanitaire des troupeaux n’a été prise par la préfecture de l’Ariège.
– le Vautour fauve ne peut scientifiquement pas être considéré comme un prédateur (contrairement à ce qui a été déclaré par vos services vétérinaires) ainsi qu’il est mentionné dans le projet d’arrêté (cf. B. Eliotout, 2011, Delachaux et Niestlé ; J. Vergne, 2014, document de l’Ana).

Nous estimons que :
– un tel arrêté n’est qu’une réponse politique en faveur de ceux qui refusent de cohabiter avec la grande faune sauvage. C’est donner raison à ceux qui répandent l’idée que le Vautour fauve est un prédateur (terme faux pour cette espèce et pourtant employé dans le projet d’arrêté).
– cet arrêté ne tient pas compte des espèces protégées qui pourraient être perturbées par les tirs (autorisés au printemps à la période où la majorité des oiseaux nichent) ce qui est interdit.
– ce projet porte atteinte aux Vautours fauves qui sont des animaux qui cohabitent avec le monde agricole et lui rendent service en faisant office d’équarrisseur naturel depuis plusieurs dizaines de milliers d’années.
– un tel projet ignore la valeur ajoutée que les vautours apportent au tourisme de nature en plein essor sur le département.
– si ces tirs sont réalisés directement par les éleveurs-chasseurs et lieutenants de louvèterie, le risque de dérapage et de tirs à balles réelles est à prendre au sérieux : ce type d’arrêté a été pris dans les Pyrénées-Atlantiques en 2012 et un gypaète a été tiré à balle réelle en 2013.
– le risque de confusion entre le Vautour fauve ou d’autres grands rapaces est important : envergure et taille difficile à estimer, milieu pouvant être similaire à celui du Gypaète barbu (Gypaetus barbatus), mêmes carcasses exploitées.
– les tirs d’effarouchement à l’encontre du Vautour fauve ont montré leur inefficacité dans les Pyrénées-Atlantiques : pas de demande des éleveurs, et effet éphémère des tirs (les vautours font un tour et ne s’en vont pas) s’ils ont repéré une opportunité trophique.

Pour rappel, la prise d’un arrêté similaire dans les Pyrénées-Atlantiques et ses conséquences sur les mentalités déjà agitées par les médias et les pressions diverses depuis plus de 10 ans sont claires : en 2012 en Ariège, la disparition d’un gypaèton de 3 mois coïncide en temps et lieu avec 3 cas d’empoisonnement de Vautours fauves ; en 2012 dans l’Aude, 4 Vautours fauves et un Vautour percnoptère ont été empoisonnés ; en 2013, 32% des rapaces nécrophages morts qui ont été étudiés sur les Pyrénées ont été victimes d’actes de malveillance (tir ou poison) ; fin 2013 un gypaète a été tiré ; juillet 2014 un Vautour percnoptère a été empoisonné. Depuis 2007, 2 gypaètes ont été tirés et 4 Vautours percnoptères sont morts empoisonnés dans les Pyrénées. Compte-tenu de la rareté de ces espèces au niveau européen, il est nécessaire de chercher d’autres solutions que ce type de régulation à proximité des exploitations agricoles.

Par voie de conséquence, nous estimons que ce projet doit être retiré.

Cependant, nous avons bien conscience que la présence de vautours dans l’état actuel du contexte agricole peut être vécue comme une contrainte supplémentaire et que les éleveurs ont besoin d’être accompagnés pour apaiser cette cohabitation.
Il est important qu’en cas de suspicion d’implication de vautours dans la mort d’animaux domestiques une expertise et une autopsie soit réalisées par des personnes formées et expérimentées, qu’elles soient de l’ONCFS et/ou indépendantes.
En matière d’alternative à cette mesure radicale, la mise en place de placettes d’équarrissage éloignées des zones d’élevage sont bien plus efficaces, plus économiques, plus écologiques et surtout plus logiques que des tirs d’effarouchement qui auront des conséquences sur d’autres espèces et sur le voisinage également.
Travaillant avec le monde agricole depuis de nombreuse année, l’Ana peut apporter un appui technique sur la mise en place de telles solutions en partenariat avec les services de l’Etat.
Ces problèmes ont des solutions qui doivent être discutées de façon dépassionnée avec des spécialistes. Un vrai travail de concertation des acteurs et d’information du grand public doit être fait en amont. Un projet mis en place sous la pression et reposant sur des arguments faux n’est pas viable et envenime la situation plutôt que de la résoudre.
Un arrêté doit venir après la réflexion, pas avant et doit de toute façon s’accompagner de pédagogie.

Dans l’espoir que ce projet d’arrêté sera retiré et qu’un vrai travail de médiation voit le jour, nous vous prions de recevoir, Madame, Monsieur, nos respectueuses salutations.

L’Association des Naturalistes de l’Ariège”

 

Télécharger la lettre en pdf (225 ko)

 

Consulter l’avis de contre-expertise du Muséum national d’Histoire naturelle (27/08/2015) lié à l’expertise réalisée par le Dr Alzieu, vétérinaire référent du service vétérinaire de la DDT 09, à l’origine de cette fausse polémique et ayant entrainé la mise en application de cet APPB.

ParJulien Vergne

Vautours : des analyses pour mettre fin à l’instrumentalisation et revenir à la raison

 Communiqué de presse du 15 mai 2014

Les Vautours fauves sont des rapaces nécrophages qui consomment des cadavres, jouant pleinement leur rôle d’équarrisseurs naturels et d’agents d’élimination des éléments pathogènes des écosystèmes montagnards. Dans de rares cas particuliers (mise bas difficile sans surveillance, bêtes
blessées ou malades), opportunistes, ils peuvent anticiper la mort d’un animal.

Sans vérification, sans analyse, sans recoupement, le Vautour est jeté en pâture à la vindicte publique. Ce climat de défiance, de dénonciation systématique, n’est profitable à personne :

  • il jette l’anathème sur une espèce protégée dont le lien avec le pastoralisme concourt à l’équilibre des milieux montagnards et à leur gestion sanitaire,
  • il amène certaines structures impliquées dans le dossier à prendre des postures caricaturales et empêche ainsi le nécessaire développement d’une réflexion et d’un dialogue serein quant à l’avenir de l’élevage en milieu montagnard.

Il faut sortir du flou, de la suspicion et de l’instrumentalisation, avoir des éléments indiscutables pour pouvoir agir. Aujourd’hui, les seuls chiffres dont nous disposons remontent à plus de 18 mois : seulement 16% des constats établis par les agents assermentés de l’État (soit 8 cas confirmés sur 52 déclarations en 2012 (Source : ONCFS)) confirment un rôle des vautours dans la mortalité du bétail en situation de difficulté (mise-bas difficile sans surveillance, bêtes blessées ou malades).

Qu’est-ce qui peut permettre de faire toute la vérité, de rétablir la confiance et d’apaiser les tensions ?

  • DES ANALYSES VÉTÉRINAIRES INDÉPENDANTES ET SYSTÉMATIQUES, pour compléter les constats effectués par les agents de l’État, dès l’instant où un éleveur manifeste un doute à propos de l’intervention de Vautours fauves sur du bétail domestique,
  • LA PUBLICATION TRIMESTRIELLE DES RÉSULTATS DE CES ANALYSES ET DES CONSTATS RÉALISÉS PAR PERSONNEL ASSERMENTE avec une information spécifique auprès de tous les acteurs impliqués dans ce dossier (gestionnaires d’estives, éleveurs, vétérinaires, associations de protection de la nature…).

Ces éléments rationnels devraient permettre de sortir de cette controverse.

Nous réitérons nos demandes pour qu’une décision dans ce sens soit prise par l’Etat afin de garantir une coexistence durable apaisée dont vautours et pastoralisme profiteront tous deux.

 

LISTE DES SIGNATAIRES

 

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ParJulien Vergne

La vie associative de l’Ana à la loupe : résultat d’enquête

L’ANA porte une attention particulière à sa vie associative. Afin de continuer à la faire exister pleinement elle a souhaité mieux connaître ses adhérents afin de répondre d’avantage à leurs aspirations. Afin de récolter un maximum de témoignages, nous vous avons donc adressé un questionnaire. Vous êtes nombreux à y avoir participé et plus d’une soixantaine de personnes ont pu ainsi s’exprimer.

Une palette d’adhérents

Nous sommes heureux aujourd’hui de constater d’une part le nombre toujours plus important de personnes qui soutiennent nos actions mais aussi leur diversité. Des plus jeunes aux plus âgés, des artistes aux naturalistes, des fondateurs aux plus récentes recrues, l’éventail des intérêts et des projets est riche. Vive « l’ANAdiversité » ! Des curieux de nature aux spécialistes en passant par les généralistes, l’ensemble des adhérents nous a témoigné d’une grande reconnaissance. Un regard très positif est porté sur l’association, sa démarche et son professionnalisme. L’ensemble de l’équipe vous remercie pour votre confiance !

Des valeurs partagées

Première motivation d’adhésion, vous soutenez avant tout nos objectifs de respect et de protection de l’environnement. De façon ponctuelle mais majoritaire, les membres participent aux sorties. Beaucoup apprécient le relationnel avec les bénévoles et les salariés jugés compétents et pédagogues. L’échange et la découverte sont les maîtres mots de bon nombre de personnes qui viennent rencontrer un réseau et partager une passion avec des passionnés !

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Votre contribution bénévole se manifeste surtout à travers les missions de connaissances et d’inventaires grâce aux transmissions de données naturalistes et de participation aux suivis et comptages. Elle est régulière sur l’année et intervient dans divers contextes (missions, groupes thématiques, individuel, sorties…)
On note qu’il existe des écarts de compétences naturalistes entre les membres. Cela est bien normal et nous sommes heureux de toucher les experts autant que les néophytes. Chacun a sa place au sein de l’association! Nous serons vigilants à ce que cette différence continue d’être un levier à l’émergence de projets et pas un obstacle.

Du rêve à la réalisation

Un grand nombre de projets, petits et grands ont pu être réalisé et ont marqué les esprits, comme vous nous l’avez confié (voir ci-dessus). D’autres attendent de voir le jour et vous ne manquez pas de créativité et de motivation. Cependant un nombre important de remarques témoignent d’un manque de visibilité des actions et des possibilités d’implication. Nous ouvrons donc un chantier afin d’améliorer ce point !

 

On va surfer!

A propos des outils de communication, vos retours sur ceux existants nous permettent de mettre en priorité des axes d’amélioration. Nous sommes heureux de vous annoncer l’arrivée d’un nouveau site internet ! Actuellement en gestation, il verra le jour très prochainement. Nous supposons que le faible nombre de réponses concernant la page face book est lié au faible taux d’utilisation ou de connaissance de cet outil. En revanche le calendrier de l’ANA’ture est fortement apprécié…et nous avons besoin de vous pour le diffuser, nous lançons donc un appel à volontaire !

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Dans l’espace

Selon la répartition géographique des adhérents, l’ANA rayonne sur la majorité de l’Ariège excepté sur la vallée de la haute Ariège, en particulier sur deux cantons : le Vicdessos et Ax les thermes. Certains adhérents témoignent de difficultés liées à leur isolement. Cette répartition de la présence sur le territoire est une richesse pour d’éventuels projets mais peut également représenter un réel frein. Nous vous proposerons donc des nouveautés afin d’utiliser cette donnée à votre avantage et dans l’intérêt des actions!

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Ce petit résumé vous donne un avant-goût d’un article plus complet qui paraîtra dans la prochaine édition. Grâce à cet état des lieux nous engageons un travail afin de favoriser une vie associative dynamique et de qualité. Perpétuel chantier, si vous souhaitez nous faire part de vos suggestions, il n’est jamais trop tard, n’hésitez pas ! Nous vous tiendrons au fait des avancées des différents programmes. Affaire à suivre…

Noémie Larrue

ParJulien Vergne

Belle saison pour les Milans royaux!

Cette année, les couples de Milans royaux que nous suivons dans la zone échantillon du Couserans a été particulièrement fructueuse. Sur les 10 couples suivis, 18 jeunes ont pu prendre leur envol. Un couple ayant eu 3 jeunes a malheureusement connu un échec et a déserté les lieux…

ParJulien Vergne

L’Ana en vidéo

Voici quelques vidéos réalisées lors de différents projets… Partager la publication “L’Ana en vidéo” FacebookGoogle+PinterestTwitterEmail

ParJulien Vergne

Un site internet sur les plantes exotiques envahissantes en Midi-Pyrénées

Les invasions biologiques animales et végétales sont la 2ème cause d’extinction de la biodiversité dans le monde. Elles ont un coût annuel de plus de 12 milliards d’euros pour l’Union européenne. En Midi-Pyrénées, une vaste mobilisation a permis d’élaborer un plan régional d’actions répondant aux défis écologiques, économiques et sanitaires soulevés par les plantes exotiques envahissantes. 143 espèces exotiques sont Lire la suite