Archives de catégorie Connaissance

ParJulien Vergne

Observer les oiseaux des Pyrénées – sortie d’un nouveau livre

Un peu de pub pour la sortie du livre Observer les oiseaux des Pyrénées, écrit par Philippe Legay et Sylvain Reyt (adhérent de l’Ana, ancien administrateur et ex-coordinateur du groupe ornitho).
http://www.editions-sudouest.com/livres/observer-oiseaux-pyrenees/
L’ouvrage pourra intéresser ceux d’entre vous qui fréquentent occasionnellement ou assidûment les Pyrénées.
D’un côté à l’autre des Pyrénées françaises, on y trouve : 
41 sites et itinéraires, qui vont de la petite balade à la randonnée en haute montagne, couvrant toutes les saisons et permettant de découvrir une grande diversité de milieux,
plus de 250 espèces traitées, des conseils de prospection, les infos utiles à avoir en tête lorsqu’on part visiter un site, etc.
En vente dans toutes les bonnes librairies :-)

Bonnes observations pyrénéennes !

Feuilleter le livre :
https://fr.calameo.com/read/004637714fb09c3845dcf

ParJulien Vergne

742 espèces de la flore de France métropolitaine menacées ou quasi menacées

Communiqué de presse – 24 janvier 2019

 

 

Pour la première fois, le risque de disparition de l’ensemble de la flore vasculaire de France métropolitaine a été évalué, grâce à une collaboration associant le Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN France), la Fédération et le réseau des Conservatoires botaniques nationaux, l’Agence française pour la biodiversité (AFB) et le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN). Les 4 982 espèces de plantes indigènes recensées sur le territoire ont fait l’objet d’un examen approfondi, conduisant à la parution d’un nouveau chapitre de la Liste rouge des espèces menacées en France. Les résultats montrent que 15 % des espèces encourent un risque de disparition, soit 742 espèces de plantes classées menacées ou quasi menacées. 

 

Les plantes vasculaires correspondent à un groupe qui rassemble l’ensemble des plantes à fleurs, des fougères et des conifères, soit près de 5 000 espèces indigènes recensées en France métropolitaine. L’analyse fine des menaces pour ce groupe extrêmement riche et diversifié a requis plus de trois ans de travaux, la synthèse de près de trente millions de données floristiques rassemblées par les Conservatoires botaniques et la mobilisation d’une quarantaine de botanistes experts. La base scientifique inédite que constitue ce chapitre de la Liste rouge nationale aidera à réorienter les priorités et à poursuivre les stratégies de préservation de la biodiversité à l’échelle nationale comme à l’échelle locale. Toutefois, le manque de connaissances et de données fiables n’a pas permis d’évaluer le niveau de menace de 373 espèces (7 % du total). Parmi elles, certaines pourraient venir augmenter le nombre des espèces menacées.

 

Les activités humaines au cœur des menaces qui pèsent sur la flore

Les analyses menées dans le cadre de ce chapitre de la Liste rouge ont permis de faire émerger les menaces qui pèsent sur la flore. Parmi celles-ci, on trouve principalement la modification des habitats naturels, l’urbanisation croissante et l’artificialisation des terres, ainsi que l’intensification ou l’abandon de certaines pratiques agricoles. Ces pressions exercées sur les plantes et leurs habitats sont rarement isolées, elles s’additionnent et conduisent, dans un effet de synergie, au constat actuel : 421 espèces se révèlent menacées et 321 autres quasi menacées.

Ainsi, la disparition des zones humides, drainées et asséchées pour l’agriculture ou la construction de nouvelles zones urbaines, menace directement un certain nombre de plantes parmi lesquelles le Panicaut vivipare (classé En danger critique) ou la Salicaire faux-thésium (En danger). L’artificialisation des berges et la canalisation des cours d’eau ont également un impact sur la viabilité de nombreux habitats mettant en péril nombre d’espèces, à l’image du Séneçon des cours d’eau (En danger).

L’abandon progressif du pastoralisme, les changements de pratiques agricoles et l’extension des zones urbaines entraînent la régression des espaces pâturés et avec eux un risque de disparition pour des espèces comme la Spiranthe d’été et le Bouleau nain (toutes deux classées Vulnérables) ou l’Alsine sétacée (En danger). Les espèces dites « messicoles », qui accompagnent les moissons depuis les débuts de l’agriculture, comme la Nigelle des champs (En danger critique) ou la Turgénie à larges feuilles (En danger), sont aujourd’hui fortement affectées par l’intensification agricole et par l’usage excessif d’herbicides non spécifiques.

S’il est à craindre que les changements climatiques mettent en péril un certain nombre d’espèces (en particulier celles qui ont des populations réduites ou une faible aire de répartition, en zone d’altitude notamment), leurs effets sur la végétation sont encore mal connus à des échelles plus locales et de nombreuses études sont en cours pour mieux les anticiper. 

 

Un véritable enjeu pour les humains et les écosystèmes

Le monde végétal est au cœur du fonctionnement des écosystèmes et des services qu’ils nous rendent. C’est de lui que nous tirons de quoi nous nourrir, nous vêtir, nous abriter et nous soigner. À moyen ou long terme, l’érosion croissante de la diversité floristique affecte donc nécessairement notre économie, notre alimentation, notre santé et plus largement notre bien-être. À travers sa diversité et ses variations, la flore crée aussi l’identité et la variété des paysages, elle est ainsi une source d’émerveillement et de richesse pour nos territoires.

 

Il est encore possible d’agir !

En dépit de cette situation préoccupante, de nombreuses actions d’amélioration des connaissances et de conservation sont mises en œuvre en France en faveur des espèces et des habitats les plus menacés. De nombreux acteurs, parmi lesquels les Conservatoires botaniques nationaux, se mobilisent sur le terrain. Plusieurs espèces comme la Saxifrage œil-de-bouc et le Panicaut vivipare font l’objet de Plans nationaux d’actions. Des sites naturels abritant des plantes menacées comme la Renoncule à fleurs latérales, le Séneçon des cours d’eau ou la Benoîte à fruits divers bénéficient de mesures de gestion et de protection. Le développement de banques de semences et la mise en culture de plants contribuent à la conservation des espèces les plus menacées, comme la très rare Saxifrage de Gizia.

À l’avenir, la poursuite et le renforcement de ces actions apparaissent essentiels pour éviter la disparition des espèces les plus menacées de la flore et sauvegarder le patrimoine floristique exceptionnel de l’Hexagone. Pour assurer leur succès, ces actions devront s’accompagner d’une prise de conscience de chacun et d’une évolution profonde des pratiques de notre société. C’est tout le défi que souhaitent relever les partenaires de la Liste rouge, avec une étape majeure attendue en 2020, année du Congrès mondial de la nature et de la prochaine COP Biodiversité. Au cours du prochain semestre, les Conservatoires botaniques y contribueront en organisant notamment plusieurs actions de communication et de sensibilisation auprès d’un large public : diffusion de vidéos et chiffres clés sur les réseaux sociaux, appel à engagement des citoyens, exposition itinérante, visites de terrain et accueil du public jusqu’à la mi-juin.

 

 

  Publication et résultats détaillés disponibles sur :

  www.uicn.fr/liste-rouge-flore         www.fcbn.fr         inpn.mnhn.fr/actualites/lire/9541

 

  Contacts :

Comité français de l’UICN
 

Florian Kirchner

Chargé de programme espèces

01 44 05 73 58 / 06 89 29 72 89

florian.kirchner@uicn.fr

 

Fédération des conservatoires botaniques nationaux 

Alexandre Reteau

Relations presse

05 62 95 82 75

alexandre.reteau@cbnpmp.fr

Agence française

pour la biodiversité

Esther Lembléte

Agence Wellcom

01 46 34 15 64

afb@wellcom.fr

Muséum national d’Histoire naturelle

Samya Ramdane

Relations presse

01 40 79 54 40

presse@mnhn.fr

 

 

 

 

ParJulien Vergne

Ariège grandeur nature

Enfin un livre qui présente la faune et la flore d’Ariège!!

Depuis le temps qu’on l’attendait, que le projet était en gestation, le voilà enfin. Ce livre abondamment illustré présente la nature ordinaire et exceptionnelle de l’Ariège.

En vous laissant guider à travers les grands types de paysage, vous (re)découvrirez la richesse et les spécificités du patrimoine naturel ariégeois. Loin d’être exhaustif, ce livre présente tout de même plus de 300 espèces à travers de belles photos et des illustrations variées. Près d’une cinquantaine de contributeurs (rédacteurs, photographes et illustrateurs) ont permis de rendre cet ouvrage accessible au plus grand nombre et agréable feuilleter.

Il est le fruit d’un travail entièrement bénévole, de notre connaissance naturaliste du territoire ariégeois depuis 30 ans et de notre passion de la transmission auprès de publics variés. Vous trouverez à travers ces 240 pages de quoi vous émerveiller encore plus sur la nature qui nous entoure.

Neuf chapitres par type de paysage avec quelques éléments de compréhension de géomorphologie


Présentation d’habitats

Présentations originales d’espèces

Carnets naturalistes

Feuilletez quelques pages

Ce livre est disponible en librairie à 30 € ou directement sur le site du Pas d’Oiseau

Prix pour les adhérents de l’Ana 25 € (uniquement le premier exemplaire), contacter nous : vie.asso@ariegenature.fr

On en parle : écouter l’émission d’oxygène FM sur le sujet

ParYannick Porcheron

La Dépêche du Midi le 12 Avril 2018 : L’ambroisie dans le collimateur

Fabienne Bernard, de l’Association des Naturalistes de l’Ariège, et Alexandre Pelangeon, de l’Agence régionale de la santé, ont animé une formation sur l’ambroisie à destination des référents communaux et des techniciens et élus du Syndicat du bassin du Grand Hers.

Ils ont présenté cette plante envahissante et dangereuse pour la santé (allergies) en détaillant bien toutes ses caractéristiques botaniques, comment la reconnaître, comment et quand la détruire. Des panneaux d’exposition étaient disposés dans toute la salle et des brochures et affiches étaient à disposition des participants afin qu’ils puissent au mieux s’informer et informer leurs concitoyens. Ils s’agit de connaître la géographie des lieux d’implantation et l’évolution de leur progression, de sensibiliser les populations aux risques d’allergie et d’envahissement de la plante. Ainsi, une journée d’action , le 30 juin, sera organisée pour détruire les ambroisies repérées.

Les rôles et missions des référents territoriaux sont multiples, la gestion des nouveaux signalements, la surveillance des sites connus sur le territoire, la communication et l’information du public.

La Dépêche du Midi le 12 Avril 2018

Lors de ces formations, différents documents ont été présentés et sont téléchargeables :

Par ailleurs, voici deux vidéos introductives sur l’ambroisie :

  • l’ambroisie en deux minutes ;

  • Plus long mais plus détaillé.

ParJulien Vergne

Participez au suivi et à la protection des busards nicheurs en cultures

Le busard cendré est menacé dans les plaines ariégeoises. Pour cause, les nichées sont détruites par les fauches et récoltes si aucune intervention n’est effectuée.

L’ANA recherche des bénévoles qui souhaiteraient  prospecter des secteurs  propices à la nidification de cette espèce afin de localiser les nids et de les protéger.

Si vous êtes intéressé par ce type d’action, contactez Thomas Cuypers par mail à l’adresse : thomas.c@ariegenature.fr ou par téléphone au 05 61 65 90 26

ParJulien Vergne

Synthèse et bilan de l’avis de recherche sur la Pyrale du buis

Ecologie de l’espèce

La Pyrale du buis (Cydalima perspectalis) est un papillon nocturne d’origine asiatique. Elle a été introduite accidentellement en Allemagne puis a colonisé l’Europe. Ses chenilles se nourrissent des feuilles et de l’écorce verte des buis. En Asie, elle s’attaque parfois à des espèces de fusain et de houx. Ces espèces ne se retrouvent pas chez nous, donc pas d’inquiétude, la pyrale du buis n’attaque, en Europe, que le buis. Cette espèce se développe grâce à 3-4 générations de papillons dans l’année (plusieurs cycles papillons adultes-œufs-chenilles). Lire la suite

ParJulien Vergne

Liste des Oiseaux d’Ariège – Version 2017

La présente liste recense l’ensemble des espèces d’oiseaux sauvages observées dans le département de l’Ariège au 1er juillet 2017.
Cette liste s’appuie sur les informations collectées dans les différentes bases de données couvrant tout ou partie du territoire de l’Ariège (SICEN – Association des Naturalistes de l’Ariège, BAZNAT – Nature Midi Pyrénées, BBD – Amis du Domaine des Oiseaux) ainsi que sur les données historiques disponibles dans différents ouvrages.
Réalisée sur le modèle de la dernière Liste des Oiseaux du Paléarctique occidental (Commission de l’Avifaune Française, 2011), cette liste reprend donc les catégories A, B, C, D et E (voir signification de chacune de ces catégories) adaptées à l’Ariège, ainsi que les statuts nicheur, migrateur et hivernant pour la même échelle géographique. Seules les espèces des catégories A, B et C font partie de la liste officielle des oiseaux d’Ariège.
Les sous-espèces apparaissant dans cette liste sont annotées d’un astérisque et présentées sous forme trinominale, exemple : Bergeronnette de Yarrell * Motacilla alba yarrelli.
Au total, la liste de l’avifaune ariègeoise comporte aujourd’hui 305 espèces.

Etienne COLLIAT & Sylvain REYT
Association des Naturalistes de l’Ariège

 

Liste des oiseaux nicheurs d’Ariège – 2017

ParAdmin Site Ana

Le groupe botanique a fait une sortie inventaire sur le Salat

Le 28 mars 2017, dix personnes du Groupe Botanique se sont retrouvées à Saint-Girons pour faire un inventaire des plantes rencontrées au bord du Salat.
C’est dans la bonne humeur que nous avons pu répertorier la liste des espèces ci-dessous.
Nous avons pu ainsi enrichir le site de saisie de données et passer un après-midi très agréable pour tous, à partager nos connaissances et notre passion des petites fleurs…

A renouveler !

Vous pouvez télécharger ici la liste des espèces trouvées au bord du Salat

ParAdmin Site Ana

Des ambroisies en Ariège : plans d’actions 2015-2017

Synthèse juin 2016

Des plantes exotiques envahissantes qui peuvent nuire à notre santé

Originaire d’Amérique du Nord, l’Ambroisie à feuilles d’armoise (Ambrosia artemissiifolia) est arrivée involontairement en France en 1863, dans un lot de semences fourragères. Elle fait partie de ce que l’on appelle couramment « les mauvaises herbes » et s’installe sur les terres dénudées ou inoccupées (parcelles agricoles, bords de routes et de cours d’eau, friches, chantiers …), surtout en plaine et en région de basse altitude. Son pollen, particulièrement allergisant, peut être transporté sur  plus de 100 km. Il peut provoquer rhinites, conjonctivites, trachéites, crises d’asthme, urticaire et eczéma chez près de 20 % de la population sensible à l’ambroisie (chiffres région Rhône Alpes). Ses graines peuvent rester viables plus de dix ans dans le sol et sont transportées par la terre contaminée.

Une autre espèce, l’Ambroisie trifide (Ambrosia trifida),  envahit aussi progressivement de nombreuses cultures. Cette plante, qui peut atteindre jusqu’à 4 m de haut, crée des problèmes au niveau agricole et possède aussi un pollen au pouvoir allergénique important.

Ambroisie à feuille d'ar - station 10 HD-jv (21) Ambrosia artemisiifoliaAmbroisies-jv (71)Ambrosia trifida

Bien connues en vallée du Rhône où de grands moyens sont utilisés pour les limiter, ces ambroisies ont été repérées dans le nord de notre département où elles font l’objet d’une étude depuis 2 années.

Des actions sur les ambroisies

Depuis  2015,  l’Ana, avec l’Union Régionale des CPIE de Midi Pyrénées, travaille sur la thématique des plantes exotiques envahissantes, en partenariat avec le Conservatoire Botanique des Pyrénées et de Midi Pyrénées, la Région Midi Pyrénées, l’Agence de l’Eau Adour Garonne, l’Agence Régionale de la Santé et la Communauté de Communes de Pamiers.

Les différentes actions menées ou à venir :

  • Prospections des 2 espèces d’ambroisies sur les communautés des communes de Pamiers et Saverdun
  • Projet d’actions de lutte


legta Plaquette_ambroisies_09_low-page-001Plaquette Ambroisies en Ariège réalisée par les élèves du Lycée agricole de Pamiers

amb 8

Un des 8 panneaux de l’exposition sur les ambroisies 

Les prospections sur les ambroisies – année 2015

Pourquoi ?

  • Avoir une connaissance précise de la localisation de l’ambroisie à feuille d’armoise (Ambrosia artemisiifolia L) et de l’ambroisie trifide (Ambrosia trifida L.), notamment sur le nord du département de l’Ariège (Ana et CBPMP).
  • Pouvoir évaluer l’état d’envahissement par ces plantes des secteurs et travailler sur des mesures de gestion pour limiter, si possible, la propagation de ces espèces.

Comment ?

  • L’Ana disposait d’observations réalisées dans les années 2005-2007 sur les secteurs Pamiers/ Saverdun : cartographie des points (ou zones) de présence de ces 2 espèces. Nous avions aussi une carte de répartition des ambroisies sur le secteur Mazères-Montaut, informations provenant de l’Observatoire des Ambroisies.
  • Appel lancé auprès des adhérents botanistes de l’Ana pour aller vérifier, dans un premier temps ces données puis prospecter aux alentours à la recherche de ces 2 espèces.
  • Fonds de cartes, documentations de reconnaissance de ces espèces et fiches d’inventaires vierges fournies aux personnes.
  • Les personnes complètent les fiches et les transmettent à l’Ana. Ils inscrivent aussi leurs observations sur la base de données de l’Ana.
  • L’Ana transmet ces informations au CBPMP

Bilan des prospections 2015

  • 3 personnes ont participé à ces prospections du 5 juillet au 9 octobre 2015
  • 6 stations repérées en 2005/2007 (Ambrosia artemisiifolia L.) où aucune ambroisie n’a été retrouvée en 2015
  • Des ambroisies ont été repérées sur 41 stations sur les communes de :
    • Belpech (11),
    • Calmont (31),
    • Cazal des Bayle,
    • Gaudiès,
    • La Bastide de Lordat,
    • Lapenne,
    • Les Pujols,
    • Mazères,
    • Mirepoix,
    • Montaut,
    • Rieucros,
    • Roumegoux,
    • St Amadou,
    • Teilhet,
    • Trémoulet,
    • Villeneuve du Paréage

Ambrosia artemisiifolia L. a été observée sur 25 stations, Ambrosia trifida  L. sur 16 stations :

 

general
Carte générale de la localisation des ambroisies observées au cours de la saison 2015

GAUDIES
Exemple d’une carte avec localisation précise des stations d’ambroisie à feuilles d’armoise

Les prospections sur les ambroisies – année 2016

Cette année nous avons recentré les prospections ambroisies sur les communes des communautés de communes de Pamiers et Saverdun, en découpant le territoire en 134 mailles. Les personnes engagées dans les prospections, feront remonter leurs observations de la même manière que l’année précédente (fiche et carte papier + base de données de l’Ana). Celles-ci seront transmises au Conservatoire botanique des Pyrénées et de Midi Pyrénées.

ParJulien Vergne

Le Frelon asiatique en Ariège

Frelon asiatique - photo Jean Maurette
Signalé dès 2008 en Ariège (source MNHN Paris), le Frelon asiatique (Vespa velutina) est maintenant bien présent en Ariège. Plus petit que le Frelon européen (Vespa crabro), le Frelon asiatique est facilement reconnaissable grâce à son 4ème segment abdominal qui est jaune orangé, à la couleur orangée de sa face et à ses pattes brunes, dont l’extrémité est jaune.
Le caractère invasif de cette espèce suscite de nombreuses inquiétudes. Elle n’est pas agressive avec l’homme. Si leur nid est dérangé, les frelons sortent en grand nombre (nombreux individus dans une colonie) pour le défendre et il est conseillé de s’en éloigner calmement à plus de 20 mètres. Pour se protéger, une combinaison anti-frelon en coton et des lunettes sous la grille de protection suffisent. Certes sa piqûre est douloureuse, dangereuse en cas d’injections multiples (au moins 40 piqûres), surtout sur les muqueuses. Un terrain allergique de la victime peut entraîner des complications médicales, comme pour les guêpes ou abeilles,…
Par contre, cette espèce exotique s’ajoute aux nombreuses autres causes de déclin des abeilles domestiques. Chasseur d’insectes (hyménoptères, diptères,…), il guette près des ruches en vol stationnaire, capture une abeille, découpe le thorax qui servira à nourrir les larves. Un ou deux frelons ne menacent pas une ruche, mais au-delà de 10 à 15 individus, une ruche isolée ou des ruchettes seraient condamnées à brève échéance (source Union Nationale Apiculture Française). Il peut aussi rentrer dans les ruches, tuer les larves et abeilles et consommer le miel.
Pour l’en empêcher, il est possible de diminuer l’ouverture des ruches, comme l’a expérimenté l’INRA de Bordeaux.

Alors que faire ?
Les nids de Frelons asiatiques identifiés (nids volumineux fixés sur les hautes branches) doivent être détruits jusqu’à la mi-novembre, les reines fécondées se trouvant encore dans le nid. Cette tâche doit être confiée à des professionnels ou des services publics.
Nid de frelon asiatique - Photo Adrien Duquesne
En revanche, l’éradication de cet insecte n’est maintenant plus possible. Des campagnes de piégeage sélectif ont été mises en place dans de nombreuses régions. Or ces pièges n’ont rien de «sélectif» et affectent d’autres espèces d’insectes ! L’examen des contenus des pièges à Frelons asiatiques posés à Bordeaux et dans le Lot et Garonne en 2009 a permis d’observer que seulement moins de 1% des insectes capturés étaient des Vespa velutina ! Les deux ordres principalement détruits sont les diptères et les lépidoptères, avec un nombre très important d’individus, ce qui entraîne de graves conséquences sur le réseau trophique local. L’analyse rapide du contenu d’un piège à Frelons asiatiques, placé à Saint-Girons amène le même constat (photo ci-contre). Il faut éviter les piégeages, mais au contraire favoriser les espèces concurrentes susceptibles de limiter leur extension. Dans tous les cas, il faut se mobiliser pour approfondir la connaissance de la biologie de cette espèce, de son aire de répartition et de ses prédateurs.

Contenu d'un piège à frelon - Photo Adrien Duquesne
12 Frelons asiatiques (alignés en haut),
31 Frelons européens (3 rangées dessous)
et beaucoup de diptères et lépidoptères…

Moralité, en utilisant ces pièges pour « préserver » les insectes pollinisateurs, on en tue beaucoup plus que ce que peuvent faire les frelons asiatiques!! Attention donc à ne pas agraver les choses!!

La seule solution vraiment efficace reste la destruction des nids à l’automne par des professionnels.

 
Bibliographie :
Dauphin P. et Thomas H., 2009. Quelques données sur le contenu des «pièges à Frelons asiatiques » posés à Bordeaux (Gironde) en 2009. Bull. Soc. Linn. Bordeaux, Tome 144, N.S.) n° 37 (3) : 287-297.
Remerciements à M. Quentin Ronce, du secteur entomologie du Museum National d’Histoire Naturelle, pour sa relecture.

À consulter également : Page de l’OPIE consacrée au Frelon asiatiqueImpact sur l’entomofaune des « pièges à frelon asiatique »

 

Quelques vidéos sur Youtube à consulter (en lisant les commentaires!) :

Adrien Duquesne

Article tiré du bulletin de liaison n°74, téléchargeable ici