Archives de catégorie Connaissance

ParJulien Vergne

Le groupe botanique a fait une sortie inventaire sur le Salat

Le 28 mars 2017, dix personnes du Groupe Botanique se sont retrouvées à Saint-Girons pour faire un inventaire des plantes rencontrées au bord du Salat.
C’est dans la bonne humeur que nous avons pu répertorier la liste des espèces ci-dessous.
Nous avons pu ainsi enrichir le site de saisie de données et passer un après-midi très agréable pour tous, à partager nos connaissances et notre passion des petites fleurs…

A renouveler !

Vous pouvez télécharger ici la liste des espèces trouvées au bord du Salat

ParJulien Vergne

Des ambroisies en Ariège : plans d’actions 2015-2017

Synthèse juin 2016

Des plantes exotiques envahissantes qui peuvent nuire à notre santé

Originaire d’Amérique du Nord, l’Ambroisie à feuilles d’armoise (Ambrosia artemissiifolia) est arrivée involontairement en France en 1863, dans un lot de semences fourragères. Elle fait partie de ce que l’on appelle couramment « les mauvaises herbes » et s’installe sur les terres dénudées ou inoccupées (parcelles agricoles, bords de routes et de cours d’eau, friches, chantiers …), surtout en plaine et en région de basse altitude. Son pollen, particulièrement allergisant, peut être transporté sur  plus de 100 km. Il peut provoquer rhinites, conjonctivites, trachéites, crises d’asthme, urticaire et eczéma chez près de 20 % de la population sensible à l’ambroisie (chiffres région Rhône Alpes). Ses graines peuvent rester viables plus de dix ans dans le sol et sont transportées par la terre contaminée.

Une autre espèce, l’Ambroisie trifide (Ambrosia trifida),  envahit aussi progressivement de nombreuses cultures. Cette plante, qui peut atteindre jusqu’à 4 m de haut, crée des problèmes au niveau agricole et possède aussi un pollen au pouvoir allergénique important.

Ambroisie à feuille d'ar - station 10 HD-jv (21) Ambrosia artemisiifoliaAmbroisies-jv (71)Ambrosia trifida

Bien connues en vallée du Rhône où de grands moyens sont utilisés pour les limiter, ces ambroisies ont été repérées dans le nord de notre département où elles font l’objet d’une étude depuis 2 années.

Des actions sur les ambroisies

Depuis  2015,  l’Ana, avec l’Union Régionale des CPIE de Midi Pyrénées, travaille sur la thématique des plantes exotiques envahissantes, en partenariat avec le Conservatoire Botanique des Pyrénées et de Midi Pyrénées, la Région Midi Pyrénées, l’Agence de l’Eau Adour Garonne, l’Agence Régionale de la Santé et la Communauté de Communes de Pamiers.

Les différentes actions menées ou à venir :

  • Prospections des 2 espèces d’ambroisies sur les communautés des communes de Pamiers et Saverdun
  • Projet d’actions de lutte


legta Plaquette_ambroisies_09_low-page-001Plaquette Ambroisies en Ariège réalisée par les élèves du Lycée agricole de Pamiers

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Un des 8 panneaux de l’exposition sur les ambroisies 

Les prospections sur les ambroisies – année 2015

Pourquoi ?

  • Avoir une connaissance précise de la localisation de l’ambroisie à feuille d’armoise (Ambrosia artemisiifolia L) et de l’ambroisie trifide (Ambrosia trifida L.), notamment sur le nord du département de l’Ariège (Ana et CBPMP).
  • Pouvoir évaluer l’état d’envahissement par ces plantes des secteurs et travailler sur des mesures de gestion pour limiter, si possible, la propagation de ces espèces.

Comment ?

  • L’Ana disposait d’observations réalisées dans les années 2005-2007 sur les secteurs Pamiers/ Saverdun : cartographie des points (ou zones) de présence de ces 2 espèces. Nous avions aussi une carte de répartition des ambroisies sur le secteur Mazères-Montaut, informations provenant de l’Observatoire des Ambroisies.
  • Appel lancé auprès des adhérents botanistes de l’Ana pour aller vérifier, dans un premier temps ces données puis prospecter aux alentours à la recherche de ces 2 espèces.
  • Fonds de cartes, documentations de reconnaissance de ces espèces et fiches d’inventaires vierges fournies aux personnes.
  • Les personnes complètent les fiches et les transmettent à l’Ana. Ils inscrivent aussi leurs observations sur la base de données de l’Ana.
  • L’Ana transmet ces informations au CBPMP

Bilan des prospections 2015

  • 3 personnes ont participé à ces prospections du 5 juillet au 9 octobre 2015
  • 6 stations repérées en 2005/2007 (Ambrosia artemisiifolia L.) où aucune ambroisie n’a été retrouvée en 2015
  • Des ambroisies ont été repérées sur 41 stations sur les communes de :
    • Belpech (11),
    • Calmont (31),
    • Cazal des Bayle,
    • Gaudiès,
    • La Bastide de Lordat,
    • Lapenne,
    • Les Pujols,
    • Mazères,
    • Mirepoix,
    • Montaut,
    • Rieucros,
    • Roumegoux,
    • St Amadou,
    • Teilhet,
    • Trémoulet,
    • Villeneuve du Paréage

Ambrosia artemisiifolia L. a été observée sur 25 stations, Ambrosia trifida  L. sur 16 stations :

 

general
Carte générale de la localisation des ambroisies observées au cours de la saison 2015

GAUDIES
Exemple d’une carte avec localisation précise des stations d’ambroisie à feuilles d’armoise

Les prospections sur les ambroisies – année 2016

Cette année nous avons recentré les prospections ambroisies sur les communes des communautés de communes de Pamiers et Saverdun, en découpant le territoire en 134 mailles. Les personnes engagées dans les prospections, feront remonter leurs observations de la même manière que l’année précédente (fiche et carte papier + base de données de l’Ana). Celles-ci seront transmises au Conservatoire botanique des Pyrénées et de Midi Pyrénées.

ParJulien Vergne

Le Frelon asiatique en Ariège

Frelon asiatique - photo Jean Maurette
Signalé dès 2008 en Ariège (source MNHN Paris), le Frelon asiatique (Vespa velutina) est maintenant bien présent en Ariège. Plus petit que le Frelon européen (Vespa crabro), le Frelon asiatique est facilement reconnaissable grâce à son 4ème segment abdominal qui est jaune orangé, à la couleur orangée de sa face et à ses pattes brunes, dont l’extrémité est jaune.
Le caractère invasif de cette espèce suscite de nombreuses inquiétudes. Elle n’est pas agressive avec l’homme. Si leur nid est dérangé, les frelons sortent en grand nombre (nombreux individus dans une colonie) pour le défendre et il est conseillé de s’en éloigner calmement à plus de 20 mètres. Pour se protéger, une combinaison anti-frelon en coton et des lunettes sous la grille de protection suffisent. Certes sa piqûre est douloureuse, dangereuse en cas d’injections multiples (au moins 40 piqûres), surtout sur les muqueuses. Un terrain allergique de la victime peut entraîner des complications médicales, comme pour les guêpes ou abeilles,…
Par contre, cette espèce exotique s’ajoute aux nombreuses autres causes de déclin des abeilles domestiques. Chasseur d’insectes (hyménoptères, diptères,…), il guette près des ruches en vol stationnaire, capture une abeille, découpe le thorax qui servira à nourrir les larves. Un ou deux frelons ne menacent pas une ruche, mais au-delà de 10 à 15 individus, une ruche isolée ou des ruchettes seraient condamnées à brève échéance (source Union Nationale Apiculture Française). Il peut aussi rentrer dans les ruches, tuer les larves et abeilles et consommer le miel.
Pour l’en empêcher, il est possible de diminuer l’ouverture des ruches, comme l’a expérimenté l’INRA de Bordeaux.

Alors que faire ?
Les nids de Frelons asiatiques identifiés (nids volumineux fixés sur les hautes branches) doivent être détruits jusqu’à la mi-novembre, les reines fécondées se trouvant encore dans le nid. Cette tâche doit être confiée à des professionnels ou des services publics.
Nid de frelon asiatique - Photo Adrien Duquesne
En revanche, l’éradication de cet insecte n’est maintenant plus possible. Des campagnes de piégeage sélectif ont été mises en place dans de nombreuses régions. Or ces pièges n’ont rien de «sélectif» et affectent d’autres espèces d’insectes ! L’examen des contenus des pièges à Frelons asiatiques posés à Bordeaux et dans le Lot et Garonne en 2009 a permis d’observer que seulement moins de 1% des insectes capturés étaient des Vespa velutina ! Les deux ordres principalement détruits sont les diptères et les lépidoptères, avec un nombre très important d’individus, ce qui entraîne de graves conséquences sur le réseau trophique local. L’analyse rapide du contenu d’un piège à Frelons asiatiques, placé à Saint-Girons amène le même constat (photo ci-contre). Il faut éviter les piégeages, mais au contraire favoriser les espèces concurrentes susceptibles de limiter leur extension. Dans tous les cas, il faut se mobiliser pour approfondir la connaissance de la biologie de cette espèce, de son aire de répartition et de ses prédateurs.

Contenu d'un piège à frelon - Photo Adrien Duquesne
12 Frelons asiatiques (alignés en haut),
31 Frelons européens (3 rangées dessous)
et beaucoup de diptères et lépidoptères…

Moralité, en utilisant ces pièges pour “préserver” les insectes pollinisateurs, on en tue beaucoup plus que ce que peuvent faire les frelons asiatiques!! Attention donc à ne pas agraver les choses!!

La seule solution vraiment efficace reste la destruction des nids à l’automne par des professionnels.

 
Bibliographie :
Dauphin P. et Thomas H., 2009. Quelques données sur le contenu des «pièges à Frelons asiatiques » posés à Bordeaux (Gironde) en 2009. Bull. Soc. Linn. Bordeaux, Tome 144, N.S.) n° 37 (3) : 287-297.
Remerciements à M. Quentin Ronce, du secteur entomologie du Museum National d’Histoire Naturelle, pour sa relecture.

À consulter également : Page de l’OPIE consacrée au Frelon asiatiqueImpact sur l’entomofaune des « pièges à frelon asiatique »

 

Quelques vidéos sur Youtube à consulter (en lisant les commentaires!) :

Adrien Duquesne

Article tiré du bulletin de liaison n°74, téléchargeable ici

 
ParJulien Vergne

Le Vautour fauve : un prédateur ?

L’étude des comportements, appelée éthologie, est une science qui nécessite beaucoup d’observations croisées avec une connaissance fine de la biologie, de l’écologie et de la physiologie des espèces étudiées. Et surtout, il faut rester très prudent sur les conclusions que nous tirons de ces observations tant nous sommes prompts à attribuer aux animaux des comportements purement humains. Nous vous proposons ici un petit condensé des connaissances que nous avons sur le Vautour fauve afin de mieux comprendre son régime alimentaire.

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ParJulien Vergne

Le Peuple des Falaises en ligne

Le contenu du DVD-rom “Le Peuple des Falaises” est désormais en ligne!

“Le Peuple des Falaises” est un outil pour sensibiliser les grimpeurs à la biodiversité des falaises.

Cet outil, sous forme de DVD-rom, comprend : 

– le teaser du DVD : dailymotion, youtube


– un film de 20 minutes présentant la biodiversité des falaises en lien avec l’escalade : dailymotion, youtube


le témoignage d’un grimpeur sur le lien entre la biodiversité rupestre et la pratique de l’escalade
le témoignage d’un naturaliste sur le lien entre la biodiversité rupestre et la pratique de l’escalade
une carte des principaux sites naturels d’escalade en Ariège


un livret présentant une quarantaine d’espèces animales et végétales ainsi qu’une démarche partenariale et une gestion concertée de sites à forts enjeux sportifs et naturalistes

Le festival EXPLOS, l’ADT 09, la DDCSPP 09, la DRJSCS Midi-Pyrénées, le CD FFME 09 et plusieurs grimpeurs professionnels sont partenaires de ce projet.
Les fondations Petzl, Nicolas Hulot et Nature & Découvertes, la DREAL Midi-Pyrénées et le Conseil Régional de Midi-Pyrénées sont financeurs.