Liste de catégorie Le coin des bénévoles

ParAmbre Luczynski

Suivi hivernal des populations de chauves-souris cavernicoles

Le suivi hivernal des populations de chauves-souris cavernicoles est coordonné par l’ANA-CEN Ariège à l’échelle du département et s’effectue avec ses bénévoles et ses partenaires : le CEN Occitanie, l’Office Français de la Biodiversité, l’Office National des Forêts, le Spéléoclub de l’Arize, le PNR des Pyrénées Ariégeoises, la commune de Moulis, Gestnat Conseil et les propriétaires des sites privés.

Essaim d’une colonie hivernale de Minioptères de Schreibers en Ariège_Thomas Cuypers

Les chauves-souris ariégeoises vivent au rythme des saisons. A l’arrivée de l’hiver les chauves-souris réduisent leur activité et nombres d’entre elles rejoignent des grottes pour y passer l’hiver.

Quand elles n’ont pas les capacités de migrer vers d’autres pays plus chauds où leurs proies, les insectes et autres invertébrés, abondent aussi en hiver, elles hibernent.

Le principe est simple, ralentir son métabolisme pour consommer le moins de graisses possibles. La température du corps et le ryhtme cardiaque s’abaissent pour atteindre la température de la grotte.

C’est pour cela qu’elles vont sous terre, elles y trouvent une température relativement constante !

Au printemps, quand la témpérature sera plus élevée et plus favorable aux insectes, elles se reveilleront doucement pour regagner leur site de reproduction.

En hiver, elle se regroupent souvent ce qui permet de suivre une part importante des populations dans une poignées seulement de cavités qui les intéresse.Ces suivis concernent 3 espèces majeures à savoir le Grand rhinolophes à hauteur d’environ 1500 individus), le Rhinolophe euryale (environ 2500 individus) et le Minioptère de Schreibers (environ 18’000) individus.

Les deux premières semblent plutôt à la hausse depuis une dizaine d’année alors que le Minioptère montre des effectifs très fluctuants.

Thomas Cuypers

ParAmbre Luczynski

Compte-Rendu des 2 chantiers « Crapauduc » à Tourtouse et Varilhes (vendredi 14 et lundi 17 janvier 2022)

Dès le mois de décembre, les amphibiens commencent à sortir de leurs cachettes pour entamer leur migration prénuptiale vers le point d’eau le plus proche. Cette migration les oblige parfois à traverser les routes pour atteindre le lieu de ponte le plus proche. Le trafic routier est alors à l’origine d’une mortalité élevée.

C’est pourquoi, en janvier 2022, l’ANA-CEN Ariège organisait deux chantiers pour poser des barrières temporaires de protection d’amphibiens, liées à un dispositif de « crapauduc », dans le cadre du programme « Sauvons les amphibiens ! ». Le dispositif de « crapauduc » implique la pose de filets le long des routes et fossés dans des endroits stratégiques pour empêcher les amphibiens de traverser ces routes et pour les rediriger soit vers un passage sous la route, soit vers un autre site de pontes.

Pour le 1er chantier du vendredi 14 janvier, Pauline Levenard a retrouvé des bénévoles et élèves du LEGTA de Pamiers sur le chemin du Lesquet à Varilhes où une forte mortalité de Grenouilles rousses avait été constatée en 2016. 

Le 2ème chantier a eu lieu lundi 17 janvier à Tourtouse. Une classe d’élèves de 1ère en section GMNF au lycée agricole de Pamiers munis de bottes, de gants, de bêches et de pioches, a rejoint Carole Herscovici et d’autres bénévoles (riverain·es) déjà sur place le matin pour mettre en place le chantier qui consistait à entretenir et, dans certains cas, réparer la barrière de protection. Les actions de sensibilisation et de protection des amphibiens de l’ANA-CEN Ariège sur la commune de Tourtouse ont débuté en 2008.

Chaque année, l’équipe de l’ANA-CEN Ariège se déplace pour protéger ces 2 zones sensibles et préserver l’équilibre de l’écosystème local.

Merci à Guillaume Florinda, à l’association Vivre à Tourtouse et aux bénévoles pour leur aide précieuse et à l’année prochaine !

ParAmbre Luczynski

Compte-rendu de la sortie “à la découverte des lichens” du samedi 22 janvier 2022

Connaissez-vous les lichens ? C’est une des plus vieilles histoires d’amour connue…

Apparus il y a 400 millions d’années, les lichens sont l’union d’une algue et d’un champignon vivant en symbiose, chacun tirant profit de cette association. Si on ouvre l’œil, on s’aperçoit vite que nous en sommes entouré·es où que nous soyons.

Le programme de sciences participatives Lichens Go ! permet à chacun·e d’apprendre à reconnaître les différents lichens afin d’évaluer la qualité de l’air. En effet, les lichens sont d’excellents bio-indicateurs, certains d’entre eux étant très sensibles à la pollution.

Grâce aux participant·es des sorties Lichens Go ! organisées ces derniers mois, nous avons pu mettre le protocole en place dans 3 villes du département (Montgaillard, Lavelanet et Pamiers). Nous remercions les participant·es à ces sorties qui ont permis de récolter des données et de faire vivre ce programme.

Nous continuerons à y participer en 2022 et à proposer des sorties pour le faire découvrir ! 

ParAmbre Luczynski

La rentrée des bénévoles 2022 approche : à vos agendas !

La rentrée des bénévoles aura lieu samedi 12 février 2022 de 15h à 19h à la salle polyvalente de Cos.


Au programme, une présentation de l’association, des actions menées par les bénévoles des 6 groupes thématiques en 2021 et des formations et sorties de 2022.


Cette réunion spéciale adhérent·es/bénévoles sera l’occasion de rencontrer les animateur·rices de façon informelle. Chacun·e pourra découvir les groupes thématiques (vie associative, botanique, ornithologique, herpétologique, chiroptère, petites bêtes) grâce aux différents stands. Il y aura aussi une présentation des missions de bénévolat spécifiques : suivi de la végétation au fil des saisons autour du changement climatique (Phenoclim), la mission du groupe Herbier débuté en 2017 pour valoriser les spécimens laissés par Christian Maugé, le projet d’inventaire des sites sonores remarquables d’Ariège et leurs cartes postales sonores…


Pour finir, nous profiterons de l’exposition de vos plus belles photos, en partageant un apéritif convivial !

Si vous souhaitez participer à cet évènement vous pouvez remplir ce formulaire d’inscription. Pour plus d’informations : Ambre Luczynski – ambre.l@ariegenature.fr ou par téléphone 05 61 65 80 54.

ParAmbre Luczynski

Compte-rendu des chantiers de restauration en faveur de la Gentiane pneumonanthe et de l’Azuré des mouillères (octobre 2021)

En octobre dernier, l’ANA-CEN Ariège organisait des chantiers en faveur de la Gentiane pneumonanthe et de l’Azuré des mouillères en partenariat avec l’équipe travaux du CEN Occitanie !

Ces chantiers ont eu lieu à à Gerbot (Clermont 09420) et à la ferme de Lasserre (au Mas d’Azil) où deux jours de débroussaillage et de ratissage (avec l’aide précieuse de 7 bénévoles et 3 services civiques), ont été nécessaires pour rouvrir plus d’un hectare de landes à fougères en faveur de l’Azuré des mouillères.

Merci aux participant·es !

ParAmbre Luczynski

Compte-rendu du chantier de création de mare à Dun (dimanche 24 octobre)

Dimanche 24 octobre l’ANA-CEN Ariège organisait un chantier de création de mares à Dun !

5 bénévoles se sont mobilisé·es pour participer à ce chantier et prêter main forte à une adhérente de la Cellule d’Assistance Technique Zones Humides (CATZH).

Au programme de la journée : La création de deux mares avec la pose de bâches étanches et de substrat pour permettre la colonisation par les végétaux aquatiques. Ce chantier était également l’occasion d’échanger autour des différentes techniques de création de mares et des critères permettant l’installation de la faune et de la flore.

Les mares sont des milieux accueillant une riche biodiversité (amphibiens, insectes, plantes aquatiques, etc.) et leur protection est un enjeu fort en Ariège.

Pour en savoir plus sur la Cellule d’Assistance Techniques aux Zones Humides cliquez-ici.

Photo : Les bénévoles en action_Florine Hadjadj

ParAmbre Luczynski

Compte-rendu de la sortie « De la roche naturelle à la roche bâtie » (16 octobre 2021)

Pour la première fois dans l’histoire de l’ANA-CEN Ariège, l’emblématique sortie géologie animée par Isabelle Corbières a été couplée à une visite historique menée par la guide-conférencière Mélanie Saves. La météo et la bonne humeur étaient au rendez-vous pour un voyage dans le temps riche en explications scientifiques et en anecdotes.

Notre « pèlerinage » a débuté aux Cabannes où l’ensemble du groupe s’est retrouvé avant de partir en direction de Verdun pour le premier arrêt de la journée. Le thème du jour était la présentation (en partie) de la formation géologique des Pyrénées tout en mettant en parallèle l’utilisation des roches dans l’architecture locale, plus précisément dans la construction des églises romanes que l’on trouve dans la vallée de l’Ariège.

Premiers éléments scientifiques : d’un point de vue géologique, le village de Verdun est construit sur un cône de déjection, c’est-à-dire sur l’accumulation des sédiments emportés lors des crues successives provoquées ici par la rivière de Moulines. Le village se situe sur la faille nord pyrénéenne (FNP) entre les calcaires du Quié de Sinsat au nord et les granites et gneiss au sud.

Par conséquent, ces pierres sont utilisées dans la construction de l’église qui a subi plusieurs remaniements principalement à cause de la destruction de certaines de ses parties lors de crues, comme on peut le voir sur la photo ci-dessus.

On notera notamment l’emploi du gneiss (à gauche) et du granite (à droite) en majeure partie, ainsi que l’utilisation de blocs arrondis provenant du charriage de matériaux du glacier (ou moraine) de l’Ariège qui s’étendait du Pas de la Case à Labarre jusqu’entre 35 000 et 18 000 ans, ainsi que la présence d’une ophite, plutôt rare ici.

Architecturalement, l’église, dédiée à Saint Blaise, est semblable au plan de Saint-Sernin de Toulouse. On y retrouve l’influence du nord de l’Italie, en passant par la Catalogne, à travers la frise de lombardes présente sur l’abside et les absidioles, élément décoratif caractéristique de l’art roman.

Après de nombreux événements géologiques rencontrés sur notre passage (pegmatite, brèche, cataclase, écailles tectoniques), nous arrivons au village d’Axiat pour le déjeuner, rejoints par Mélanie qui, par une rapide introduction historique, nous amène au propos de la sortie : la constitution du territoire en paroisse et l’implantation d’églises romanes à partir du XIe siècle.

Contrairement à l’église de Verdun, le plan de l’église d’Axiat n’est pas de style pyrénéen mais hérite de l’influence de l’abbaye de Cluny. Ici, le clocher est caractéristique des Pyrénées avec ses baies géminées et son plan carré, où très tôt il était indépendant de l’église (campanile) puis, il finit par être intégré au bâtiment au cours du XIe siècle. L’église, dédiée à deux saints orientaux Saint Julien et Sainte Basilisse, a brûlé au début du XXe siècle. C’est pourquoi toute la partie ouest a été reconstruite alors que le transept et le chevet sont principalement composés de tuf sédimentaire (formé par l’écoulement lent de calcite recouvrant notamment la végétation qui, lors de sa décomposition laisse apparaître des vacuoles dans la roche) pour les murs et le clocher et de blocs de calcaire pour l’assise que l’on retrouve en partie dans les murs.

Nous terminons notre journée à Unac. L’église érigée au XIIe siècle est dédiée à Saint Martin. Il s’agissait d’un prieuré rattaché à l’abbatiale Saint-Volusien de Foix.

Le clocher de style andorran comporte 3 rangées de baies géminées surmontées d’une pendule restaurée au XIXe siècle. L’encadrement extérieur des vitraux se compose d’un motif de damier sculpté, très prisé à l’époque romane, sous lequel apparaît une frise en pointe de diamants. Une partie de la frise a été restaurée récemment ainsi que les colonnes de part et d’autre du vitrail. L’église est ici aussi principalement construite en tuf et calcaire.

Ces églises présentent d’autres détails à découvrir à l’extérieur comme à l’intérieur, n’hésitez pas à aller les visiter.

Voilà pour le résumé (très !) synthétique d’une journée extrêmement riche en découvertes et animée par deux spécialistes qui savent captiver un public curieux et passionné. Merci à Isabelle et à Mélanie de transmettre leur savoir avec autant d’entrain et rendez-vous l’été prochain pour de nouvelles aventures autour des pierres !

Pour plus d’infos sur le vocabulaire architectural des églises, cliquez ici.

Pour visiter les églises citées : se renseigner auprès des mairies respectives pour connaître les jours et heures d’ouverture.

Pauline Gaubert

ParAmbre Luczynski

Compte-rendu du week-end à la grange d’Antras (chantier + jeu de piste) du 28 et 29 août 2021

Les « 24h pour la biodiversité » sur son territoire permettent de faire découvrir la richesse du patrimoine naturel départemental et de prendre conscience du rôle que nous pouvons jouer dans la connaissance de la biodiversité locale.

C’est pourquoi, nous avons choisi de dédier le weekend du chantier participatif du samedi 28 et dimanche 29 août de la Grange d’Antras (site en gestion de l’ANA-CEN Ariège) aux bénévoles des groupes thématiques ! L’occasion de se rencontrer et de passer un moment convivial tout en (re)découvrant le territoire de la grange sous un angle plus naturaliste.

Au programme du weekend :

  • Le Samedi 28 août était dédié au chantier participatif  (débroussaillage et amélioration des installations intérieures et extérieures).
  • Le dimanche 29 août était dédié au jeu de piste ! 3 groupes sont partis à la découverte du territoire qui entoure la grange à la recherche d’énigmes naturalistes et du code pour ouvrir le coffre fort !

Merci aux participant·es et à bientôt pour un prochain jeu de piste !

Ambre Luczynski

ParAmbre Luczynski

Compte-rendu de la journée J.N.S.C. (dimanche 3 octobre 2021)

Le dimanche 3 octobre, nous nous sommes retrouvés à Tarascon pour visiter la grotte de Sabart, sous la conduite de Nicole, Pierrette et Aurélie. Cette journée était organisée dans le cadre des Journées Nationales de la Spéléologie et du Canyonisme. Nous étions 11 visiteurs, enfants et adultes de tous âges.

Sous le grand porche d’entrée, Nicole présente la grotte, très visitée depuis toujours, et donne les consignes de déplacement et de sécurité. La cavité fait partie du réseau karstique de Lombrive et Niaux. Dès l’entrée, on est impressionné par les grands volumes de cette grotte, couramment explorée depuis le XVIIème siècle, comme en attestent les nombreuses signatures joliment écrites, parfois caligraphiées, datant de seize cent et quelques pour certaines, du XIXème siècle ou du début du XXème pour la plupart.

Tout au long du parcours, nous observons stalactites et stalagmites, mais aussi de belles colonnes, dont la lente formation nous est expliquée. Certaines stalactites sont très épaisses, d’autres, dites fistuleuses, ont un diamètre de 2 ou 3 mm. La grotte est active et les concrétions se forment encore, les gouttes qui tombent régulièrement du plafond le prouvent. Lors d’une minute de silence dans le noir, toutes frontales éteintes, nous avons eu le loisir de les entendre faire leur patient travail. Des cupules sur certaines parois attestent d’un intense activité hydraulique à une époque reculée.

Très belle promenade sous terre, nous grimpons un peu dans les blocs rocheux, et tout le monde suit sans difficulté.

La cavité présente plusieurs entrées, et nous arrivons à l’entrée préhistorique, d’où nous sortons à l’air libre, avant de faire demi-tour. La vie n’est pas absente de la grotte : quelques rhinolophes y dorment au calme, un coléoptère et un orthoptère se montrent, vers la sortie préhistorique.

Aurélie nous amène à 2 ou 3 petits diverticules, dans lesquels les volontaires approchent d’un peu plus près la spéléologie : marche à 4 pattes, mini ramping, une courte grimpette, pour découvrir un petit plan d’eau, quelques concrétions cachées.

Entrés vers 10h30, nous en sommes ressortis à 16h, avec pique-nique sous terre, tous satisfaits de cette belle journée et plein de souvenirs et de découvertes, chacun à son niveau. Quelle belle grotte, agréable, dans laquelle on progresse sans difficulté, dans laquelle plusieurs chemins relient les galeries. Elle était très sèche ce dimanche, mais les quelques flaques, les gours et les marques sur les parois nous disent que l’on peut marcher dans l’eau en période pluvieuse, à certains endroits. Une raison de plus pour y retourner ?

Merci à nos accompagnatrices pour leurs explications, leur partage et leur bonne humeur.

Marilys Benoit

ParAmbre Luczynski

Compte-rendu de la fin des travaux à la Grotte d’Espiougue (septembre 2021)

Fin 2020, l’ANA-CEN Ariège a acquis la Grotte d’Espiougue grâce aux nombreux dons reçus via le financement participatif. Depuis, les salarié·es et bénévoles ont bien travaillé pour mettre en place un périmètre grillagé visant à renforcer la protection du site et assurer une bonne reproduction des chauves-souris et, plus précisément, une colonie de Rhinolophes euryales et Minioptères de Schreibers.

Ces travaux ont pu avoir lieu grâce à la participation financière de La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée et aux 203 contributeur·rices, grâce à qui nous avons collecté 14 660 € en deux mois ! Ce travail a été réalisé en collaboration avec le Conservatoire d’espaces naturels d’Occitanie – Page Toulouse, coordinateur du projet !