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ParAmbre Luczynski

Appel à bénévoles 2021 (Atlas des papillons) !

Bonjour à tous·tes,


Venez participer à nos côtés à l’atlas de papillons d’altitude, dans les Pyrénées ariégeoises (en savoir plus https://ariegenature.fr/sciences-participatives/atlas-des-rhopaloceres-et-zygenes-daltitude-dariege/).


Les objectifs principaux de cet atlas sont :
– L’amélioration des connaissances sur la répartition des espèces et des cortèges d’espèces d’altitude susceptibles d’être affectées par le changement climatique et par les modifications des pratiques agricoles ;
– La sensibilisation du grand public et des professionnels à cette thématique.

Cet atlas se déroule sur plusieurs années, avec une période de prospection de fin mai à fin septembre.


Les personnes souhaitant participer à cet atlas pourront bénéficier d’une journée de formation en juin 2021. Des mailles leur seront affectées, avec un protocole d’observation.

Pour plus de renseignements (espèces cibles, protocole, saisie des données, etc.), merci de contacter Alexis Calard à l’adresse mail : alexis.c@ariegenature.fr


Au plaisir

Alexis Calard

ParAmbre Luczynski

Protéger les Grand Tétras et de Lagopèdes du massif du Saint Barthélémy

Lagopède alpin_BB

La réserve naturelle régionale du massif du Saint Barthélémy abrite des populations de Lagopède des Pyrénées ou Perdrix des neiges, et de Grand Tétras ou Coq de bruyère. Ces deux espèces très sensibles au dérangement sont actuellement fragilisées pour diverses raisons. Les gestionnaires de la réserve naturelle ont la responsabilité de les préserver au mieux.

Préserver l’unique population de Lagopèdes du massif de Saint Barthélémy

Cette authentique relique de l’époque glaciaire parfaitement adaptée au froid est sédentaire et vit au-dessus de 2000 mètres d’altitude toute l’année. Dans le massif du Saint Barthélémy, cet habitat est présent vers les sommets sur une surface très restreinte, autour du Pic du Saint-Barthélémy. Le petit groupe de lagopèdes qui y subsiste est isolé de plus de 20 kilomètres des plus proches populations, une réelle contrainte pour cet oiseau sédentaire aux capacités de vol limitées.

Plusieurs facteurs menacent aujourd’hui les lagopèdes :

– L’augmentation de la fréquentation par les randonneurs en hiver le pousse à fuir davantage et donc à s’exposer aux prédateurs (rapaces), tandis que sa stratégie de survie est basée sur le fait de rester caché grâce à son mimétisme (son plumage devient blanc en hiver). Ce dérangement a également un impact non négligeable sur son énergie à une période où les ressources alimentaires sont limitées. Le Lagopède a besoin de cette énergie pour se reproduire.

– Parfaitement adapté au camouflage dans la neige avec son plumage blanc en hiver, le lagopède devient très visible par manque de neige (tâche blanche sur l’herbe ou les rochers sombres…). Avec les hivers de moins en moins enneigés actuellment, il devient facilement repérable par les prédateurs.  

– Sa nidification peut se trouver également impactée par le dérangement. L’oiseau niche au sol, et les poussins sont donc très vulnérables de début mai jusqu’à leur émancipation durant l’été.

La répétition des dérangements peut pousser les individus à quitter le site et ainsi faire échouer la reproduction.

Une zone garantissant la quiétude de cette espèce a donc été installée sur le versant nord et la crête du pic de Saint Barthélémy. Le sommet reste autorisé depuis les Monts d’Olmes mais pas au-delà sur de décembre jusqu’au déneigement printanier. Au printemps, les sentiers balisés restent bien évidemment autorisés.

Panneau_RNR

Protection pour le Grand Tétras

Les menaces concernant cet oiseau emblématique des forêts de montagne sont nombreuses à l’échelle nationale et pyrénéenne. Son habitat est dégradé par les activités et aménagements humains. L’augmentation de la fréquentation de la montagne en toutes saisons provoque du dérangement, parfois jusqu’à l’abandon des sites favorables. L’hiver est une période particulièrement sensible au vu des contraintes du froid et des ressources alimentaires limitées. Si l’oiseau est dérangé lors de sa recherche de nourriture, il risque de ne pas s’alimenter.  La reproduction puis l’élevage des jeunes au printemps dépendent également de cette tranquillité.

Pour ces raisons, une zone de quiétude balisée a été installée dans les forêts à proximité du refuge de Pratmau.

Mise en place de zone de quiétude_RNR

Les gestionnaires de la réserve naturelle régionale du massif du Saint Barthélémy (commune de Montségur et Ana – Conservatoire d’Espaces Naturels d’Ariège) sont conscients que la mise en place ces zones de quiétude représente une contrainte pour les pratiques de loisirs sur le site. La fréquentation est en augmentation forte cet hiver dans le contexte de fermeture des stations de ski, et incite à une vigilance renforcée du point de vue des risques de dérangement sur ces espèces.

On entendra toujours dire que « des oiseaux y en a ! », et que « on ne peut plus rien faire, même en montagne !».   Cependant, au regard des enjeux actuels sur ces deux espèces, il est de notre responsabilité de mettre en place ces zones de quiétude pour assurer la protection de ces espèces emblématiques des Pyrénées. Nous remercions les usagers de la montagne pour leur compréhension et leur contribution pour préserver la biodiversité des derniers écrins sauvages de nos chères Pyrénées.

ParAmbre Luczynski

La rentrée des bénévoles approche !

La rentrée des bénévoles 2021 approche ! Elle aura lieu le samedi 6 mars (en présentiel dans la salle polyvalente de Serres-sur-Arget). Cette réunion de travail spéciale adhérent·e sera l’occasion d’échanger avec les animateur·rices des 6 groupes thématiques et de découvrir le programme détaillé des futures formations et sorties 2021 (dans le respect des consignes sanitaires (masque obligatoire)) ! Si vous souhaitez participer à cette réunion merci de vous inscrire via ce formulaire (inscription obligatoire compte tenu des contraintes sanitaires).

Et pour vous donner l’eau à la bouche… 8 formations au programme :
– Animation de stands,
– Oiseaux,
– Amphibiens (triton marbré, Alyte accoucheur, etc.), 
– Chauves-souris d’Ariège, 
– Graminées,
– Orchidées,
– Papillons,
– Orthoptères (grillons, criquets et sauterelles)*


* Pour les adhérent·es de l’ANA-CEN Ariège qui souhaitent se former à l’identification des orthoptères, David et Nathalie de Bestioles et Compagnies proposent un tarif promotionnel de 97€ au lieu de 400€ pour la formation en ligne d’un an. Ces stagiaires bénéficieront de 2 journées complémentaires sur le terrain !
Pour vous inscrire : https://www.bestiolesetcompagnie.fr/ 

A très vite ! 

ParAmbre Luczynski

Appel d’air : des capteurs qui mesurent le taux de particules fines dans l’air !

Atelier de montage de capteurs de particules fines _ Maia Echeverria

Nos déplacements en voiture et les feux de cheminées sont les principales sources émettrices de particules fines contribuant à la pollution atmosphérique.

Au mois de février, un atelier de deux heures a été proposé aux cinq personnes volontaires du projet. Ils ont assemblé les différentes pièces électroniques composant leur capteur de particules fines. 

Installé à l’extérieur de l’habitation, il permet de mesurer le taux de particules fines présentes dans l’atmosphère. Les particules fines d’origine naturelle ou anthropique sont en suspension dans l’air et leurs tailles peuvent varier. En fonction de leur diamètre, elles vont impacter de façon plus ou moins importante nos différents organes et donc notre santé. Ainsi le capteur de particules fines de la Sensor Community mesure les pm (Particulate Matter – particules en suspension) 10 et pm 2.5 microns. L’objectif est de mobiliser un maximum de citoyen·nes pour couvrir le département de l’Ariège et participer de manière active à la surveillance de la qualité de l’air. Les données sont relayées en temps réel sur le site internet de la Sensor Community. 

Pour les curieuses et les curieux, les données sont consultables à cette adresse : https://sensor.community/fr/

C’est un projet porté par l’Union Régionale des Centres Permanents d’Initiatives pour l’Environnement (CPIE) d’Occitanie et déployé par sept autres structures CPIE de la région. Les capteurs Sensor Community ont été développés par le OK Lab de Stuttgart dont l’intention est de créer un réseau mondial de capteurs animé par des citoyen·nes. Un grand merci aux premier·es participant·es pour leur engagement ! D’autres ateliers sont proposés au mois de mars donc si vous souhaitez davantage d’informations sur le contenu du projet n’hésitez pas à revenir vers moi maia.e@ariegenature.fr ou au 05.61.65.90.28

ParAmbre Luczynski

Tenter de percer les secrets de l’alimentation en eau des tourbières de la RNR…

La réserve naturelle régionale du massif du Saint Barthélémy compte parmi ses richesses écologiques un cortège de tourbières de montagne.  

Les tourbières, quèsaco ?

Les tourbières se caractérisent par un sol saturé en permanence par une eau stagnante (ou très peu mobile), privant les micro-organismes de l’oxygène nécessaire à leur métabolisme. Dans ces conditions asphyxiantes, la litière végétale ne se minéralise que très lentement et très partiellement. Elle s’accumule alors, progressivement, formant un dépôt de matière organique mal ou non décomposée : la tourbe.

Ces zones humides jouent un rôle important dans la régulation du cycle de l’eau et sa qualité.  Ces milieux très particuliers abritent une biodiversité inféodée à la présence de l’eau et adaptée à l’acidité du milieu. Comprendre le fonctionnement de ces tourbières de montagne est donc un enjeu d’importance pour les préserver au mieux.

Le système d’alimentation en eau est au cœur de cette question.  D’où vient l’eau des tourbières du massif de Saint Barthélémy ? De la pluie, de la neige, des nappes souterraines ou des cours d’eau de surface ?  Comment se stocke-t-elle et s’écoule-telle ?  Y at-il un effet tampon où les niveaux d’eau réagissent-ils instantanément aux précipitations ? Y a-t-il un risque de déficit et une menace sur ces milieux avec les évolutions en cours (sécheresses, changement climatique, activités humaines…) ?

Pour plonger au cœur de ces questions, trois sites ont été équipés de piézomètres qui permettent de mesurer les hauteurs d’eau et leurs variations.  Les piézomètres sont des tubes contenant une sonde insérés dans la tourbe. Des mesures de pression permettent de calculer les hauteurs d’eau. L’objectif est de pouvoir comparer ces mesures aux conditions météorologiques (épisodes, pluvieux, fonte de la neige), et régimes de cours d’eau, dans le but de comprendre la réactivité de la nappe d’eau des tourbières.

Les sites étudiés illustrent différents types de tourbières présents dans le massif et plus généralement en montagne :

– la tourbière de la Grenouillère, grande tourbière complexe située dans un ancien lac glaciaire (1600m).

-la tourbière bombée dans le cirque du Soularac (2000m),

– le bas marais acide du Lasset d’en Haut (1400m), en rive droite du Lasset.

L’installation des piézomètres et l’étude des données ont été confiées au bureau d’études AGERIN en 2019. Après une année de recueil de données, il est difficile d’affirmer des conclusions, mais certaines tendances, propre à chacun des sites, se dessinent tout de même.

Si l’on s’intéresse à la tourbière de la Grenouillère, elle est située dans une cuvette lacustre en cours de colonisation par la végétation. La zone qui l’alimente constitue en vaste bassin qui collecte les ruissellements des eaux de pluie. Les mesures montrent que les niveaux d’eau augmentent directement après chaque pluie. Ce fonctionnement peut paraître évident, mais il faut savoir qu’avec un fond de lac « étanche » (vaseux) et un ruisseau qui s’y jette, la question de son alimentation principale en eau peut se poser.

La Grenouillère

– La tourbière bombée est une zone humide directement dépendante des précipitations, notamment sous forme de neige. Son bassin d’alimentation est assez réduit et elle ne conserve que peu d’eau liquide comparée à la Grenouillère. Située à plus de 2000 mètres d’altitude, la flore qui la compose est dépendant d’une bonne durée d’enneigement annuel. Le stock de neige permet également une restitution progressive d’eau de fonte. Elle est donc directement menacée par les changements climatiques actuellement mesurés.

La tourbière bombée au sortir de l’hiver

– Les zones humides environnant le cours d’eau du Lasset sont liées aux écoulements des versants (sources et ruissellement), et sont également connectées avec les eaux du Lasset sur sa partie amont. Ce système de zones humides accompagne naturellement la plupart des cours d’eau (non canalisés et non aménagés).

Le Lasset et son cortège de zones humides

Cette première collecte de données sur l’alimentation en eau des tourbières a permis de dresser un début d’état des lieux de leur fonctionnement, attendu ou non. L’intérêt de la poursuite de ce travail réside dans sa pérennisation, qui permettra d’une part de mieux les comprendre, et surtout de suivre leurs évolutions, en lien direct avec le changement climatique.

Ce dispositif prometteur vient s’ajouter à d’autres travaux en cours sur ce thème, notamment les projets de sciences participatives, pour lesquelles chacun d’entre vous peut être acteur.  Par exemple, vous pourrez très prochainement collaborer à la connaissance via la mesure des hauteurs d’eau et de neige, ou l’observation des rythmes de la flore et de la faune.

Si ces projets vous intéresse, vous pouvez contacter la réserve naturelle régionale du massif du Saint Barthélémy, Xavier Pasquier (xavier.p@ariegenature.fr).

A bientôt, et bon hiver à tous.

ParAmbre Luczynski

Clôture de notre campagne de financement participatif pour participez à la protection des chauves-souris !

Merci à vous toutes et tous qui avez soutenu notre campagne ! Grâce à 203 contributeur·rices nous avons collecté 14 660 € en deux mois. Les contreparties (posters, livre, etc.) seront envoyées très prochainement ! 

Les étapes de la campagne :

– Mercredi 23 décembre nous atteignons le palier des 8000 € ! Un montant qui nous assure l’acquisition de la Grotte de l’Espiougue (nous sommes officiellement propriétaires depuis le 30 décembre 2020) ainsi que la pose des panneaux d’information ;
– Lundi 4 janvier nous atteignons le nouveau pallier de 11 000 €. Des fonds qui serviront à la mise en place des panneaux d’information et de sensibilisation devant les Grottes de Mérigon et l’Herm (cette dernière étant classée à enjeu international de protection) ;
– Dimanche 31 janvier la campagne prend fin. Nous avons récolté au total 14 660 € ! Des fonds supplémentaires qui nous permettront d’impulser plusieurs actions de conservation dont la mise en place d’une grille à la Grotte de l’Herm.


Merci à tous les médias qui ont donné de la visibilité à notre campagne :

AZINAT – “Participez à la protection des chauves-souris avec l’ANA” – 15/12/2020
France 3 Occitanie – “Financez l’acquisition d’une grotte en Ariège et participez à la sauvegarde de chauves-souris protégées” – 22/12/2020
La Gazette Ariégeoise – “Une demande de l’ANA à Esplas-de Sérou : Ils veulent acquérir une grotte à chauves-souris !” – 22/12/2020
The Connexion – “French animal lovers crowd fund purchase of bat cave” – 22/12/2020
Ouest France – “Ils veulent racheter une grotte pour sauver des chauves-souris en Ariège” – 22/12/2020
Actu.fr – “Ariège. Le Conservatoire d’espaces naturels espère racheter une grotte pour sauver les chauves-souris” – 23/12/2020
La Dépêche du Midi – “Une grotte achetée, des chauves-souris sauvées” – 27/12/2020
Le Parisien – “En Ariège, ils vont racheter une grotte pour sauver des chauves-souris” – 30/12/2020
OneHeart – “Cette association veut racheter une grotte pour préserver les chauves-souris en Ariège” – 31/12/2020
France Bleu “Une association ariégeoise achète une grotte pour protéger les chauves-souris” 02/01/2021
France inter – “Batman en Ariège” – 13/01/2021 (podcast)
France 3 Midi-Pyrénées journal 19/20 (à 19 minutes) – 14/01/2021 (vidéo)

ParAmbre Luczynski

Lancement d’une plate-forme web en faveur des plantes messicoles !

plantesmessicoles.fr

ParAmbre Luczynski

“Apprentis bénévoles au fil de l’Hers et ses affluents”, La Dépêche du midi – 28 février 2020

ParCarole Herscovici

La Dépêche du midi – 9 avril 2020

” Les chauves-souris ne sont pas dangereuses ” assure Thomas Cuypers

La Dépêche du midi - 9 avril 2020 - Les chauves-souris ne sont pas dangereuses
La Dépêche du midi – 9 avril 2020 – Les chauves-souris ne sont pas dangereuses
ParCarole Herscovici

Covid-19 : annulation des évènements

Cher public, chèr·es adhérent·es,

Compte tenu des nouvelles consignes sanitaires liées à l’épidémie de COVID 19, l’Ana – Conservatoire d’espaces naturels Ariège suspend jusqu’au 1er décembre les animations programmées par l’association.

Nous vous tiendrons informé·es par mail, sur le site internet et la page facebook de l’association de la reprise de nos activités. Nous espérons vous retrouver en bonne santé pour de prochaines activités nature.