Liste de catégorie Rapports expertises

ParJulien Vergne

Mouillères du Pla, Barrage des Grandes Pâtures (Noubals), zones humides de la vallée de la Bruyante

 

“A l’issu d’un travail de réactualisation de connaissances, réalisé en 2009-2011, sur la répartition connue en Ariège de deux papillons rares de zones humides, le Cuivré de la Bistorte (Lycaena helle) et le Nacré de la Bistorte (Boloria eunomia), un constat s’impose : les populations, en grande partie situées dans le Donezan (09), sont en déclin et les milieux humides qui accueillent celles-ci sont en cours de fragmentation.

Des premiers travaux de réouverture de “corridors écologiques” sont réalisés entre 2012 et 2014. De cette période, il ressort :

l’intérêt des travaux déjà réalisés en termes de connectivité et continuité écologique ;

le besoin de faire un bilan complet des actions réalisées d’un point de vue technique et scientifique ;

la nécessité de suivre les sites où des actions ont eu lieu pour évaluer l’effet des travaux sur un pas de temps écologiquement significatif ;

la nécessité de maintenir l’entretien des sites pour conserver le bénéfice des actions entreprises et des contacts établis avec les acteurs locaux ;

la nécessité d’impliquer les acteurs locaux dans la gestion et préservation des zones humides via des actions d’animation territoriale et de communication « tout public ».

Un plan de gestion des zones humides du Donezan (2015-2019) a donc été rédigé afin d’organiser durablement la suite de ce projet (suivi, entretien, travaux, animation territoriale et communication) sur 3 grands sites : les mouillères du Pla, les mouillères de Noubals et les zones humides de la vallée de la Bruyante.

Le choix est fait également d’orienter nos objectifs sur la conservation de la fonctionnalité hydrologique des zones humides et la préservation du cortège d’espèces, faune et flore, associé. Le Cuivré de la Bistorte est dans l’emblème de la richesse de ces milieux humides, mais les actions mises en place pour la conservation des sites ne ciblent pas uniquement ce papillon.

Les années 2015 et 2016 sont les deux premières années de mise en oeuvre de ce plan de gestion.”

Le plan de gestion des mouillères du Pla, Barrage des Grandes Pâtures (Noubals), zones humides de la vallée de la Bruyante est disponible en PDF ici ainsi que ses annexes ici.

ParMarina Leonetti

Poster : Caractérisation des habitats des amphibiens d’Ariège par analyses spatiales

Poster sur la caractérisation des habitats des amphibiens d’Ariège  par analyses spatiales.

ParMarina Leonetti

Espèces patrimoniales : amélioration de la connaissance en Ariège du Lézard ocellé et du Seps strié

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Contexte et objectifs :

Le Lézard ocellé et le Seps strié sont deux espèces à affinité méditerranéenne, affectionnant particulièrement les milieux ouverts, avec un taux de roches affleurântes important (pour le Lézard ocellé) et une végétation plutôt dense pour le Seps strié. Ces affinités écologiques font qu’il est possible de rencontrer ses deux espèces sur les mêmes milieux.

En Ariège, la localisation des prospections a été basée sur une photo-interprétation des milieux paraissant favorable au Lézard ocellé. Bien souvent les prospections se sont avérées négatives pour cette dernière espèces mais positives pour le Seps strié.

Ces deux sauriens sont très discrets, et ce phénomène est accentué lorsque nous nous situons dans des populations relictuelles et/ou en limite d’aires de répartition, ce qui est certainement le cas du département ariégeois. Les découvertes réalisées par les naturalistes cette dernière décennie en Ariège, démontre une répartition passée du Lézard ocellé sur toute la chaine du Plantaurel et des Petites Pyrénées. La progression de cette population vers l’ouest se serait arrêtée faute d’habitats favorables.

La déprise du milieu agricole provoque inexorablement la fermeture des milieux. Les habitats des espèces typiques des milieux ouverts sont de plus en plus réduits en termes de superficie et par conséquent déconnectés entre eux. Cette dernière information a pour conséquence d’isoler les populations entres elles, provocant un épuisement génétique pour les populations reliques.

Le Lézard ocellé est une espèce classée « Vulnérable » (VU) sur la liste rouge nationale. En effet, la situation est très préoccupante et un déclin brutal de populations continentales est enregistré depuis peu (Cheylan & Grillet 2004). Par ailleurs cette espèce bénéficie depuis peu d’un Plan National d’Action (PNA en faveur du Lézard ocellé).

Pour le Seps strié, plus abondant et moins vulnérable dans son aire de répartition, il est classé en « préoccupation mineure » (LC) sur la liste rouge nationale. Cependant la fermeture accélérée des milieux due à la déprise agricole, risque fortement d’impacter les effectifs. Les populations isolées doivent cependant être considérées comment très vulnérables et probablement au bord de l’extinction (Cheylan, Pottier, Grillet & Grisser 2012).

L’Ariège possède donc des populations de ces deux espèces qui semblent non seulement déconnectées des populations purement méditerranéennes, mais aussi déconnectées entres elles, faute d’un manque de corridors favorables.

Les objectifs de cette étude permettront de mieux connaître la répartition de ces espèces à l’échelle départementale. Ainsi nous pourrons appréhender le degré de connexion ou déconnexion de ces espèces, en visualisant physiquement les corridors écologiques et les parcelles où les espèces sont présentes. De ces précédents objectifs découleront l’élaboration d’une stratégie de gestion conservatoire adaptée pouvant être engagée dans un futur proche.
Bien sûr les résultats de cette étude seront harmonisés à l’échelle régionale avec la coordination des actions du PNA en faveur du Lézard ocellé.

Ce document est téléchargeable en PDF ici.

ParMarina Leonetti

N2000 Grotte de Tourtouse, Malarnau, Massat et Aliou : Grand murin et Petit murin

 

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Contexte :

Certaines cavités ariégeoises abritent des colonies mixtes de mise bas de Murin de grandes tailles (Myotis myotis et Myotis blythii). Plusieurs d’entre elles sont classées en Natura 2000 et regroupées dans un seul et unique document d’objectif : la grotte d’Aliou à Cazavet, la grotte du Ker de Massat à Massat, et la grotte de Tourtouse sur la commune du même nom. (Site FR7300835, FR7300838, FR7300839, FR7300840)

Localisées dans des contextes géographiques, climatiques, et paysagers différents, il est apparu évident lors de la rédaction du Docob en 2012 de proposer une fiche action orientée «amélioration des connaissances » sur ces espèces.

Il a été validé de réaliser dans un premier temps une synthèse bibliographique qui permettrait de pointer les lacunes en terme de connaissances sur ces deux espèces, afin de réaliser dans un second temps une étude de faisabilité technique et financière. Ce rapport dévoile donc dans un premier temps la synthèse bibliographique organisée par thématique ainsi que des pistes de réflexions sur l’amélioration des connaissances.

Elle propose, par la suite, une étude complète, sur ces deux espèces présentées sous forme d’un tableau avec l’évaluation financière des différentes sous-thématiques de l’étude, qui permettrait de répondre à tout ou partie des questions.

Ce document est téléchargeable en PDF ici.

ParMarina Leonetti

Inventaires complémentaires des chiroptères du Site N2000 Mont Cein, Mont Béas, Tourbière de Bernadouze

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Contexte :

Le site Mont-Ceint, Mont- Béas, tourbière de Bernadouze est localisé au coeur du massif des Pyrénées ariégeoises. A cheval sur les communes de Suc et Sentenac, Le Port, Aulus les Bains, Ercé, et Auzat, pour une superficie d’environ 2200 hectares, ce site englobe le secteur hautement réputé de l’étang de l’Hers.

Le site d’étude est localisé à l’est de la partie centrale des Pyrénées, à des altitudes comprises entre 950 mètres au niveau des prairies de la commune de Suc et Sentenac et 2088 mètres au Pic de Girantes ou Mont Ceint.

La ligne de crête orientée Nord-Sud allant du Port de Lers au Port de Saleix en passant par le Mont-Ceint marque la séparation entre la Haute Ariège (vallée de Vicdessos) et le Couserans (bassin du Haut-Salat).
Directement au contact de la chaîne axiale, le site est entouré au Sud par le Pic Rouge de Bassiès 5 (2677 m) et prolongé au nord par le massif du pic des Trois Seigneurs (2199 m) qui s’étend sur 10 km du Port de Lhers au col de Port où il rejoint le massif de l’Arize.

Ce site se trouve donc dans la zone primaire axiale des Pyrénéens (c’est à dire au sud de la faille Nord Pyrénéenne). La géologie y est principalement constituée de roche sédimentaire (calcaire et dolomie) ayant subi de fortes pressions et donc du métamorphisme durant l’orogénèse. Point fort original du site : le secteur de l’Etang de l’Hers est constitué d’une roche ultrabasique (la Lherzolite) dont la localité du gisement a donné le nom à la roche. La géologie du site est à l’origine de la quasi absence d’eau libre en mouvement (ruisseau et rivière) car le contexte karstifié fait que l’eau circule plutôt dans le milieu souterrain.
La géomorphologie y est assez typique des secteurs montagnards et subalpins où l’érosion glaciaire et nivale a modelé le paysage.

La climatologie du secteur est typique des milieux montagnards/subalpins pyrénéens, avec des précipitations neigeuses conséquentes durant la période hivernale. Cela engendre nécessairement des adaptations importantes pour la faune et la flore, qui se trouvent dans la neige à minima 4 mois dans l’année. Toutefois nous pourrons distinguer deux zones où l’influence climatique est légèrement différente :

  • La zone couserannaise (au sud et à l’ouest de la ligne de crête Mont-Cein, Mont Béas, bassin versant du Haut Salat), qui reçoit directement les perturbations les plus actives dans ce secteur des Pyrénées, soit les perturbations atlantiques venant de l’Ouest, Nord/Ouest. Les précipitations annuelles y sont donc plus importantes ;
  • la zone de l’étang de l’Hers et du Vicdessos, à l’abri de ce chaînon Mont Cein, Mont Béas accueille des précipitations légèrement moins importantes.

Afin de comprendre et expliquer la répartition des espèces dans ce site N2000, l’ensemble des composantes citées précédemment doivent être prises en considération.
Pour résumer, ce contexte bioclimatique est apparenté aux secteurs montagnards et subalpins des Pyrénées où l’influence climatique prépondérante est le climat océanique.

Le paysage du site N2000 Mont-Ceint, Mont- Béas, tourbière de Bernadouze est le reflet d’une forte activité anthropique sur ces territoires montagnards. Plusieurs études palynologiques ont permis de retracer ces activités dans le temps, et ce depuis près de 20000 ans (Cf. Document d’Objectif).
Aujourd’hui, malgré une activité pastorale en diminution, l’élevage reste une des activités prédominante sur le site, avec plusieurs Associations Foncières Pastorales et Groupements Pastoraux sur le site.
Le site touristique de l’étang de l’Hers est un des hauts lieux touristiques pour les « sports de plein air » d’Ariège. L’accessibilité du site a fait qu’il est utilisé l’hiver pour le ski de fond, la randonnée pédestre, et l’été pour la pêche et les randonnées pédestres avec de nombreux sentiers balisés qui circulent dans le site N2000. Les intersaisons sont des moments calmes autour de l’étang de l’Hers. L’exploitation forestière est assez faible sur le site, qui requiert plutôt une volonté de protection.

L’évolution paysagère du site d’étude compose donc actuellement entre milieux prairiaux (de fauche et/ou de pâturage) dans les fonds de vallons, milieux forestiers avec une succession de la typologie forestière selon l’altitude, tourbières et eau libre close, et pelouses d’altitude, où le bétail se trouve en estive.
Cette mosaïque de milieux, liée à un gradient altitudinal important, fait de ce site un lieu privilégié pour la chasse des chiroptères.

Ce document est téléchargeable en PDF ici.

ParMarina Leonetti

Expérimentation d’une démarche d’inventaire des populations de chiroptères dans les bâtiments et ouvrages hydroélectriques d’Ariège et préconisations de gestion : vers une meilleure connaissance des espèces et de leurs enjeux

RF_chiros_EDF_2013-2014Rapport final sur l’étude réalisée en 2013/2014 sur les infrastructures d’EDF et leur potentielle capacité d’accueil de chauve souris dans le département. Le document PDF est téléchargeable ici.

Objectifs :

  • Connaître les espèces de chauves‐souris présentes dans les bâtiments d’EDF,
  • Favoriser une meilleure prise en compte des chauves‐souris dans les bâtiments d’EDF.
  • Améliorer le suivi des populations de chauves‐souris au niveau départemental,
  • Compléter les connaissances des espèces pour améliorer les actions de restauration,
  • Actualiser l’inventaire des gîtes.

Description du projet :

Ce projet, mené en étroite collaboration avec le GEH Aude-Ariège, a pour objectif final d’expérimenter une démarche de travail afin de réaliser un inventaire des gîtes épigés de chauves-souris présentes sur l’ensemble du bâti d’EDF en Ariège. Ce type de projet n’a jamais été mené, ni sur le territoire du GEH Aude-Ariège, ni sur l’unité de production Sud-Ouest et représente un intérêt particulier au vue du nombre très important de bâtiments présent sur le département.

De plus, ces différents sites industriels imposent un mode opératoire particulier pour mener à bien le travail d’inventaire en raison de l’organisation en unité de production et des règles de sécurité en vigueur. Il est donc nécessaire de travailler et de construire le projet auprès des six groupements d’usine, en identifiant au préalable les ouvrages susceptibles d’accueillir des chauves-souris puis en réalisant l’état des lieux sur les ouvrages sélectionnés.

Cette expérimentation permettra de tester une méthode de travail reproductible sur les autres unités de production des Pyrénées.

Enfin, dans le cadre de ce projet nous nous sommes limités, à quelques exceptions près, à visiter la majorité des constructions inférieures à 1000 m d’altitudes, et ce pour plusieurs raisons :

  • avec l’altitude, la potentialité de trouver des colonies de mise bas est plus faible ;
  • le nombre de petits ouvrages au-dessus de 1000m est considérable, difficilement accessible (milieux montagnard), le rapport temps de prospection/potentialité de données intéressantes étant probablement faible, nous avons préféré concentrer ce travail sur les ouvrages plus accessibles et plus favorables pour l’accueil des chiroptères.
ParJulien Vergne

Le projet Interagri “Terre d’Hommes et de Biodiversité en Douctouyre”

RF_THBD_2015Rapport final Projet Interagri “Terre d’Hommes et de Biodiversité en Douctouyre” Décembre 2014.

Introduction :

Ce projet intitulé INTERAGRI « Terre d’hommes et de biodiversité en Douctouyre » vise à démontrer, à travers une démarche territorialisée réunissant des acteurs très différents du territoire, l’intérêt d’intégrer la biodiversité dans les pratiques agricoles ou des projets d’aménagements.

Ce territoire se situe en Ariège, un département où l’agriculture est pénalisée à la fois par des terres peu productives en montagne et par le relief. Au cœur du territoire du Pays des Pyrénées Cathares, composé de 14 communes (13000 ha) présentant des activités agricoles traditionnelles (polyculture élevage) qui ont générées des paysages variés. Il héberge une biodiversité remarquable élevée et des réservoirs de biodiversité (TVB). Il correspond à une entité géographique particulièrement originale et bien définie, contrastant avec la plaine et les coteaux environnants. Le territoire est en grande partie recouvert par des Zones Naturelles d’Intérêt Ecologiques Floristiques et Faunistiques (ZNIEFF) 2eme génération. Sur le plan biogéographique, ce territoire est une voie de pénétration privilégiée de l’influence méditerranéenne.

Les enjeux et les dynamiques liées à la biodiversité sont forts :

  • d’une part certains systèmes herbagers difficilement accessibles sont abandonnés ce qui enclenchent un processus d’embroussaillement, défavorable au maintien en bon état de conservation de ces réservoirs de biodiversité et de la qualité des corridors écologiques associés ;
  • d’autre part, de nouvelles attentes de nouveaux acteurs hors champ agricole émergent (résidents, environnementalistes, prestataires de services, collectivités territoriales, associations…) vis-à-vis de l’agriculture (agrotourisme, vente de proximité, entretien du paysage, services environnementaux).

Par ailleurs, des actions partenariales constructives avec les collectivités du territoire, la Chambre d’agriculture et la SCOP du Douctouyre déjà enclenchées ont permis l’émergence de ce projet territorial à la croisée de deux thématiques fortes : biodiversité et pratiques anthropiques (principalement agricole).

Le principal objectif de ce projet est d’expérimenter une organisation de partenariat à l’échelle d’un territoire pertinent afin d’intégrer la biodiversité dans les pratiques agricoles, en associant des acteurs du monde agricole afin de développer efficacement son atout économique, social et environnemental et hors champ agricole (résidents, environnementalistes, prestataires de services, collectivités locales, associations …).

Le second objectif est d’expérimenter des outils de vulgarisation pour transférer, diffuser, valoriser les résultats et rendre accessible l’information auprès des agriculteurs (formation initiale et formation continue) ainsi qu’auprès des acteurs locaux. Pour atteindre ces objectifs, il a été nécessaire de mettre au point des méthodes d’observations et de diagnostics à l’échelle d’exploitations agricoles adaptées au territoire et d’expérimenter de nouvelles méthodes de conseils auprès des agriculteurs multi thématiques.

Téléchargeable en PDF ici.

ParJulien Vergne

Inventaire des chiroptères présents sur les zones forestières de la partie nord du site N2000

invent_chiros_N2000Moulis_2016

 

Contexte d’étude et objectifs :

Le site Natura 2000 Chars de Moulis et de Liqué, grotte d’Aubert, Soulane de Balaguères et de Sainte-Catherine, granges des vallées de Sour et d’Astien est concerné par la Zone Spéciale de Conservation (ZSC) FR7300836. Parmi les espèces d’intérêt communautaire listées dans le formulaire standard du site figurent plusieurs espèces de chiroptères :
Grand rhinolophe (Rhinolophus hipposideros)
Petit rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum)
Rhinolophe euryale (Rhinolophus euryale)
Petit murin (Myotis blythii)
Barbastelle commune (Barbastella barbastellus)
Minioptère de Schreibers (Miniopterus schreibersii)
Murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus)
Murin de Bechstein (Myotis bechsteinii)
Grand murin (Myotis myotis)

Le formulaire précise également la présence des espèces suivantes qui, bien que ne relevant pas d’un intérêt communautaire, n’en reste pas moins des espèces à très forts enjeux (toutes les espèces de chauves-souris sont inscrites dans l’Arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste des mammifères terrestres protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection) :
Serotine commune (Eptesicus serotinus)
Murin à moustaches (Myotis mystacinus)
Murin de Natterer (Myotis nattereri)
Noctule commune (Nyctalus leisleri)
Pipistrelle commune (Pipistrellus pipistrellus)
Vespère de Savi (Hypsugo savii)
Oreillard roux (Plecotus auritus)
Oreillard gris (Plecotus austriacus)
Molosse de Cestoni (Tadarida teniotis)
Pipistrelle de Kuhl (Pipistrellus kuhlii)
Murin de Daubenton (Myotis daubentonii)

Ainsi, 20 des 27 espèces de chiroptères présentes dans le département de l’Ariège ont été contactées sur le site dont toutes les espèces d’intérêt communautaire connues dans le département ce qui fait du site des Chars de Moulis un site d’intérêt majeur pour les chiroptères. L’une des raisons de l’intégration de ce site dans le réseau N2000 concerne la richesse du patrimoine bâti (granges foraines) qui abrite de nombreuses colonies de Petit Rhinolophe.

L’une des fiches actions du document d’objectifs prévoit la réalisation d’inventaires complémentaires sur les chiroptères. Sur la partie Nord du site, la fréquentation des chiroptères dans les zones ouvertes est à ce jour bien connue alors que nous nous n’avons aucune idée de la diversité spécifique et de l’activité des chiroptères dans les massifs forestiers qui les entourent.

Ainsi, suite à la demande de l’animateur du site, l’ONF et l’ANA se sont associés pour proposer une étude qui permette :

  • de compléter la liste des espèces présentes sur le site par la réalisation d’un
    inventaire exhaustif des populations de chiroptères présentes sur les zones
    forestières de la partie nord du site
  • d’avoir une idée de l’activité des chiroptères

Document téléchargeable en PDF ici.

ParJulien Vergne

« Préserver et valoriser les zones humides d’Ariège », le nouveau guide technique pour agir en faveur des zones humides.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les zones humides… Vous le trouverez dans ce nouveau document Préserver et valoriser les zones humides d’Ariège, une co-réalisation de l’Association des Naturalistes de l’Ariège et du Parc Naturel Régional des Pyrénées ariégeoises.

Ce guide technique délivre en trois parties une information qui se veut complète sur les zones humides : leurs spécificités et répartitions en Ariège, leurs grandes fonctions, les outils et ressources disponibles localement pour assurer leur préservation. Il expose la réglementation la plus actuelle applicable sur ces milieux, les enjeux de la planification territoriale. Il propose des solutions pratiques et des modes de gestion efficaces des zones humides agricoles, communales, forestières, etc. Le tout agrémenté d’une riche iconographie.

Ce document a été réalisé dans le cadre d’un projet financé grâce au concours de l’Union européenne (FEDER) et de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne pour améliorer la prise en compte des enjeux liés aux zones humides en Ariège. Ce projet a également permis de mener des animations grand public, des interventions en milieu scolaire et lors d’un colloque régional, des sessions de formations auprès d’élus locaux, de techniciens de rivières, des réunions avec les services de l’Etat et du Département, etc.

Le guide est téléchargeable ici et sa version papier disponible sur simple demande : catzh@ariegenature.fr.

Crédit photo : A.Baschenis

ParBoris Baillat

Inventaires complémentaires des chiroptères du Site N2000 Mont Cein, Mont Béas, tourbière de Bernadouze

Complément d’inventaire chiroptères 2014_N2000 Mont Cein-Mont Béas_ANA.pdf

Dans le cadre de l’animation du site N2000, nous avons réalisé un complément d’inventaires des chiroptères du site grâce aux méthodes acoustiques.