Archives de catégorie Rapports expertises

ParMarina Leonetti

Inventaires complémentaires des chiroptères du Site N2000 Mont Cein, Mont Béas, Tourbière de Bernadouze

Compl_invent_chiro2014_N2000_Mt-Cein

Contexte :

Le site Mont-Ceint, Mont- Béas, tourbière de Bernadouze est localisé au coeur du massif des Pyrénées ariégeoises. A cheval sur les communes de Suc et Sentenac, Le Port, Aulus les Bains, Ercé, et Auzat, pour une superficie d’environ 2200 hectares, ce site englobe le secteur hautement réputé de l’étang de l’Hers.

Le site d’étude est localisé à l’est de la partie centrale des Pyrénées, à des altitudes comprises entre 950 mètres au niveau des prairies de la commune de Suc et Sentenac et 2088 mètres au Pic de Girantes ou Mont Ceint.

La ligne de crête orientée Nord-Sud allant du Port de Lers au Port de Saleix en passant par le Mont-Ceint marque la séparation entre la Haute Ariège (vallée de Vicdessos) et le Couserans (bassin du Haut-Salat).
Directement au contact de la chaîne axiale, le site est entouré au Sud par le Pic Rouge de Bassiès 5 (2677 m) et prolongé au nord par le massif du pic des Trois Seigneurs (2199 m) qui s’étend sur 10 km du Port de Lhers au col de Port où il rejoint le massif de l’Arize.

Ce site se trouve donc dans la zone primaire axiale des Pyrénéens (c’est à dire au sud de la faille Nord Pyrénéenne). La géologie y est principalement constituée de roche sédimentaire (calcaire et dolomie) ayant subi de fortes pressions et donc du métamorphisme durant l’orogénèse. Point fort original du site : le secteur de l’Etang de l’Hers est constitué d’une roche ultrabasique (la Lherzolite) dont la localité du gisement a donné le nom à la roche. La géologie du site est à l’origine de la quasi absence d’eau libre en mouvement (ruisseau et rivière) car le contexte karstifié fait que l’eau circule plutôt dans le milieu souterrain.
La géomorphologie y est assez typique des secteurs montagnards et subalpins où l’érosion glaciaire et nivale a modelé le paysage.

La climatologie du secteur est typique des milieux montagnards/subalpins pyrénéens, avec des précipitations neigeuses conséquentes durant la période hivernale. Cela engendre nécessairement des adaptations importantes pour la faune et la flore, qui se trouvent dans la neige à minima 4 mois dans l’année. Toutefois nous pourrons distinguer deux zones où l’influence climatique est légèrement différente :

  • La zone couserannaise (au sud et à l’ouest de la ligne de crête Mont-Cein, Mont Béas, bassin versant du Haut Salat), qui reçoit directement les perturbations les plus actives dans ce secteur des Pyrénées, soit les perturbations atlantiques venant de l’Ouest, Nord/Ouest. Les précipitations annuelles y sont donc plus importantes ;
  • la zone de l’étang de l’Hers et du Vicdessos, à l’abri de ce chaînon Mont Cein, Mont Béas accueille des précipitations légèrement moins importantes.

Afin de comprendre et expliquer la répartition des espèces dans ce site N2000, l’ensemble des composantes citées précédemment doivent être prises en considération.
Pour résumer, ce contexte bioclimatique est apparenté aux secteurs montagnards et subalpins des Pyrénées où l’influence climatique prépondérante est le climat océanique.

Le paysage du site N2000 Mont-Ceint, Mont- Béas, tourbière de Bernadouze est le reflet d’une forte activité anthropique sur ces territoires montagnards. Plusieurs études palynologiques ont permis de retracer ces activités dans le temps, et ce depuis près de 20000 ans (Cf. Document d’Objectif).
Aujourd’hui, malgré une activité pastorale en diminution, l’élevage reste une des activités prédominante sur le site, avec plusieurs Associations Foncières Pastorales et Groupements Pastoraux sur le site.
Le site touristique de l’étang de l’Hers est un des hauts lieux touristiques pour les « sports de plein air » d’Ariège. L’accessibilité du site a fait qu’il est utilisé l’hiver pour le ski de fond, la randonnée pédestre, et l’été pour la pêche et les randonnées pédestres avec de nombreux sentiers balisés qui circulent dans le site N2000. Les intersaisons sont des moments calmes autour de l’étang de l’Hers. L’exploitation forestière est assez faible sur le site, qui requiert plutôt une volonté de protection.

L’évolution paysagère du site d’étude compose donc actuellement entre milieux prairiaux (de fauche et/ou de pâturage) dans les fonds de vallons, milieux forestiers avec une succession de la typologie forestière selon l’altitude, tourbières et eau libre close, et pelouses d’altitude, où le bétail se trouve en estive.
Cette mosaïque de milieux, liée à un gradient altitudinal important, fait de ce site un lieu privilégié pour la chasse des chiroptères.

Ce document est téléchargeable en PDF ici.

ParMarina Leonetti

Expérimentation d’une démarche d’inventaire des populations de chiroptères dans les bâtiments et ouvrages hydroélectriques d’Ariège et préconisations de gestion : vers une meilleure connaissance des espèces et de leurs enjeux

RF_chiros_EDF_2013-2014Rapport final sur l’étude réalisée en 2013/2014 sur les infrastructures d’EDF et leur potentielle capacité d’accueil de chauve souris dans le département. Le document PDF est téléchargeable ici.

Objectifs :

  • Connaître les espèces de chauves‐souris présentes dans les bâtiments d’EDF,
  • Favoriser une meilleure prise en compte des chauves‐souris dans les bâtiments d’EDF.
  • Améliorer le suivi des populations de chauves‐souris au niveau départemental,
  • Compléter les connaissances des espèces pour améliorer les actions de restauration,
  • Actualiser l’inventaire des gîtes.

Description du projet :

Ce projet, mené en étroite collaboration avec le GEH Aude-Ariège, a pour objectif final d’expérimenter une démarche de travail afin de réaliser un inventaire des gîtes épigés de chauves-souris présentes sur l’ensemble du bâti d’EDF en Ariège. Ce type de projet n’a jamais été mené, ni sur le territoire du GEH Aude-Ariège, ni sur l’unité de production Sud-Ouest et représente un intérêt particulier au vue du nombre très important de bâtiments présent sur le département.

De plus, ces différents sites industriels imposent un mode opératoire particulier pour mener à bien le travail d’inventaire en raison de l’organisation en unité de production et des règles de sécurité en vigueur. Il est donc nécessaire de travailler et de construire le projet auprès des six groupements d’usine, en identifiant au préalable les ouvrages susceptibles d’accueillir des chauves-souris puis en réalisant l’état des lieux sur les ouvrages sélectionnés.

Cette expérimentation permettra de tester une méthode de travail reproductible sur les autres unités de production des Pyrénées.

Enfin, dans le cadre de ce projet nous nous sommes limités, à quelques exceptions près, à visiter la majorité des constructions inférieures à 1000 m d’altitudes, et ce pour plusieurs raisons :

  • avec l’altitude, la potentialité de trouver des colonies de mise bas est plus faible ;
  • le nombre de petits ouvrages au-dessus de 1000m est considérable, difficilement accessible (milieux montagnard), le rapport temps de prospection/potentialité de données intéressantes étant probablement faible, nous avons préféré concentrer ce travail sur les ouvrages plus accessibles et plus favorables pour l’accueil des chiroptères.
ParAdmin Site Ana

Le projet Interagri « Terre d’Hommes et de Biodiversité en Douctouyre »

RF_THBD_2015Rapport final Projet Interagri « Terre d’Hommes et de Biodiversité en Douctouyre » Décembre 2014.

Introduction :

Ce projet intitulé INTERAGRI « Terre d’hommes et de biodiversité en Douctouyre » vise à démontrer, à travers une démarche territorialisée réunissant des acteurs très différents du territoire, l’intérêt d’intégrer la biodiversité dans les pratiques agricoles ou des projets d’aménagements.

Ce territoire se situe en Ariège, un département où l’agriculture est pénalisée à la fois par des terres peu productives en montagne et par le relief. Au cœur du territoire du Pays des Pyrénées Cathares, composé de 14 communes (13000 ha) présentant des activités agricoles traditionnelles (polyculture élevage) qui ont générées des paysages variés. Il héberge une biodiversité remarquable élevée et des réservoirs de biodiversité (TVB). Il correspond à une entité géographique particulièrement originale et bien définie, contrastant avec la plaine et les coteaux environnants. Le territoire est en grande partie recouvert par des Zones Naturelles d’Intérêt Ecologiques Floristiques et Faunistiques (ZNIEFF) 2eme génération. Sur le plan biogéographique, ce territoire est une voie de pénétration privilégiée de l’influence méditerranéenne.

Les enjeux et les dynamiques liées à la biodiversité sont forts :

  • d’une part certains systèmes herbagers difficilement accessibles sont abandonnés ce qui enclenchent un processus d’embroussaillement, défavorable au maintien en bon état de conservation de ces réservoirs de biodiversité et de la qualité des corridors écologiques associés ;
  • d’autre part, de nouvelles attentes de nouveaux acteurs hors champ agricole émergent (résidents, environnementalistes, prestataires de services, collectivités territoriales, associations…) vis-à-vis de l’agriculture (agrotourisme, vente de proximité, entretien du paysage, services environnementaux).

Par ailleurs, des actions partenariales constructives avec les collectivités du territoire, la Chambre d’agriculture et la SCOP du Douctouyre déjà enclenchées ont permis l’émergence de ce projet territorial à la croisée de deux thématiques fortes : biodiversité et pratiques anthropiques (principalement agricole).

Le principal objectif de ce projet est d’expérimenter une organisation de partenariat à l’échelle d’un territoire pertinent afin d’intégrer la biodiversité dans les pratiques agricoles, en associant des acteurs du monde agricole afin de développer efficacement son atout économique, social et environnemental et hors champ agricole (résidents, environnementalistes, prestataires de services, collectivités locales, associations …).

Le second objectif est d’expérimenter des outils de vulgarisation pour transférer, diffuser, valoriser les résultats et rendre accessible l’information auprès des agriculteurs (formation initiale et formation continue) ainsi qu’auprès des acteurs locaux. Pour atteindre ces objectifs, il a été nécessaire de mettre au point des méthodes d’observations et de diagnostics à l’échelle d’exploitations agricoles adaptées au territoire et d’expérimenter de nouvelles méthodes de conseils auprès des agriculteurs multi thématiques.

Téléchargeable en PDF ici.

ParAdmin Site Ana

Inventaire des chiroptères présents sur les zones forestières de la partie nord du site N2000

invent_chiros_N2000Moulis_2016

 

Contexte d’étude et objectifs :

Le site Natura 2000 Chars de Moulis et de Liqué, grotte d’Aubert, Soulane de Balaguères et de Sainte-Catherine, granges des vallées de Sour et d’Astien est concerné par la Zone Spéciale de Conservation (ZSC) FR7300836. Parmi les espèces d’intérêt communautaire listées dans le formulaire standard du site figurent plusieurs espèces de chiroptères :
Grand rhinolophe (Rhinolophus hipposideros)
Petit rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum)
Rhinolophe euryale (Rhinolophus euryale)
Petit murin (Myotis blythii)
Barbastelle commune (Barbastella barbastellus)
Minioptère de Schreibers (Miniopterus schreibersii)
Murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus)
Murin de Bechstein (Myotis bechsteinii)
Grand murin (Myotis myotis)

Le formulaire précise également la présence des espèces suivantes qui, bien que ne relevant pas d’un intérêt communautaire, n’en reste pas moins des espèces à très forts enjeux (toutes les espèces de chauves-souris sont inscrites dans l’Arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste des mammifères terrestres protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection) :
Serotine commune (Eptesicus serotinus)
Murin à moustaches (Myotis mystacinus)
Murin de Natterer (Myotis nattereri)
Noctule commune (Nyctalus leisleri)
Pipistrelle commune (Pipistrellus pipistrellus)
Vespère de Savi (Hypsugo savii)
Oreillard roux (Plecotus auritus)
Oreillard gris (Plecotus austriacus)
Molosse de Cestoni (Tadarida teniotis)
Pipistrelle de Kuhl (Pipistrellus kuhlii)
Murin de Daubenton (Myotis daubentonii)

Ainsi, 20 des 27 espèces de chiroptères présentes dans le département de l’Ariège ont été contactées sur le site dont toutes les espèces d’intérêt communautaire connues dans le département ce qui fait du site des Chars de Moulis un site d’intérêt majeur pour les chiroptères. L’une des raisons de l’intégration de ce site dans le réseau N2000 concerne la richesse du patrimoine bâti (granges foraines) qui abrite de nombreuses colonies de Petit Rhinolophe.

L’une des fiches actions du document d’objectifs prévoit la réalisation d’inventaires complémentaires sur les chiroptères. Sur la partie Nord du site, la fréquentation des chiroptères dans les zones ouvertes est à ce jour bien connue alors que nous nous n’avons aucune idée de la diversité spécifique et de l’activité des chiroptères dans les massifs forestiers qui les entourent.

Ainsi, suite à la demande de l’animateur du site, l’ONF et l’ANA se sont associés pour proposer une étude qui permette :

  • de compléter la liste des espèces présentes sur le site par la réalisation d’un
    inventaire exhaustif des populations de chiroptères présentes sur les zones
    forestières de la partie nord du site
  • d’avoir une idée de l’activité des chiroptères

Document téléchargeable en PDF ici.

ParAdmin Site Ana

« Préserver et valoriser les zones humides d’Ariège », le nouveau guide technique pour agir en faveur des zones humides.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les zones humides… Vous le trouverez dans ce nouveau document Préserver et valoriser les zones humides d’Ariège, une co-réalisation de l’Association des Naturalistes de l’Ariège et du Parc Naturel Régional des Pyrénées ariégeoises.

Ce guide technique délivre en trois parties une information qui se veut complète sur les zones humides : leurs spécificités et répartitions en Ariège, leurs grandes fonctions, les outils et ressources disponibles localement pour assurer leur préservation. Il expose la réglementation la plus actuelle applicable sur ces milieux, les enjeux de la planification territoriale. Il propose des solutions pratiques et des modes de gestion efficaces des zones humides agricoles, communales, forestières, etc. Le tout agrémenté d’une riche iconographie.

Ce document a été réalisé dans le cadre d’un projet financé grâce au concours de l’Union européenne (FEDER) et de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne pour améliorer la prise en compte des enjeux liés aux zones humides en Ariège. Ce projet a également permis de mener des animations grand public, des interventions en milieu scolaire et lors d’un colloque régional, des sessions de formations auprès d’élus locaux, de techniciens de rivières, des réunions avec les services de l’Etat et du Département, etc.

Le guide est téléchargeable ici et sa version papier disponible sur simple demande : catzh@ariegenature.fr.

Crédit photo : A.Baschenis

ParBoris Baillat

Inventaires complémentaires des chiroptères du Site N2000 Mont Cein, Mont Béas, tourbière de Bernadouze

Complément d’inventaire chiroptères 2014_N2000 Mont Cein-Mont Béas_ANA.pdf

Dans le cadre de l’animation du site N2000, nous avons réalisé un complément d’inventaires des chiroptères du site grâce aux méthodes acoustiques.

ParFabienne Bernard

Bilan des actions sur les ambroisies (2015/2016)

Depuis 2015 l’Ana mène des actions sur les ambroisies (Ambrosia artemissiifoloia, Ambrosia trifida) : information auprès du public et prospections. Voici un bilan des stations d’ambroisies repérées durant ces 2 années.

Bilan actions ambroisies 2015 2016

ParJulien Vergne

Le Frelon asiatique en Ariège

Frelon asiatique - photo Jean Maurette
Signalé dès 2008 en Ariège (source MNHN Paris), le Frelon asiatique (Vespa velutina) est maintenant bien présent en Ariège. Plus petit que le Frelon européen (Vespa crabro), le Frelon asiatique est facilement reconnaissable grâce à son 4ème segment abdominal qui est jaune orangé, à la couleur orangée de sa face et à ses pattes brunes, dont l’extrémité est jaune.
Le caractère invasif de cette espèce suscite de nombreuses inquiétudes. Elle n’est pas agressive avec l’homme. Si leur nid est dérangé, les frelons sortent en grand nombre (nombreux individus dans une colonie) pour le défendre et il est conseillé de s’en éloigner calmement à plus de 20 mètres. Pour se protéger, une combinaison anti-frelon en coton et des lunettes sous la grille de protection suffisent. Certes sa piqûre est douloureuse, dangereuse en cas d’injections multiples (au moins 40 piqûres), surtout sur les muqueuses. Un terrain allergique de la victime peut entraîner des complications médicales, comme pour les guêpes ou abeilles,…
Par contre, cette espèce exotique s’ajoute aux nombreuses autres causes de déclin des abeilles domestiques. Chasseur d’insectes (hyménoptères, diptères,…), il guette près des ruches en vol stationnaire, capture une abeille, découpe le thorax qui servira à nourrir les larves. Un ou deux frelons ne menacent pas une ruche, mais au-delà de 10 à 15 individus, une ruche isolée ou des ruchettes seraient condamnées à brève échéance (source Union Nationale Apiculture Française). Il peut aussi rentrer dans les ruches, tuer les larves et abeilles et consommer le miel.
Pour l’en empêcher, il est possible de diminuer l’ouverture des ruches, comme l’a expérimenté l’INRA de Bordeaux.

Alors que faire ?
Les nids de Frelons asiatiques identifiés (nids volumineux fixés sur les hautes branches) doivent être détruits jusqu’à la mi-novembre, les reines fécondées se trouvant encore dans le nid. Cette tâche doit être confiée à des professionnels ou des services publics.
Nid de frelon asiatique - Photo Adrien Duquesne
En revanche, l’éradication de cet insecte n’est maintenant plus possible. Des campagnes de piégeage sélectif ont été mises en place dans de nombreuses régions. Or ces pièges n’ont rien de «sélectif» et affectent d’autres espèces d’insectes ! L’examen des contenus des pièges à Frelons asiatiques posés à Bordeaux et dans le Lot et Garonne en 2009 a permis d’observer que seulement moins de 1% des insectes capturés étaient des Vespa velutina ! Les deux ordres principalement détruits sont les diptères et les lépidoptères, avec un nombre très important d’individus, ce qui entraîne de graves conséquences sur le réseau trophique local. L’analyse rapide du contenu d’un piège à Frelons asiatiques, placé à Saint-Girons amène le même constat (photo ci-contre). Il faut éviter les piégeages, mais au contraire favoriser les espèces concurrentes susceptibles de limiter leur extension. Dans tous les cas, il faut se mobiliser pour approfondir la connaissance de la biologie de cette espèce, de son aire de répartition et de ses prédateurs.

Contenu d'un piège à frelon - Photo Adrien Duquesne
12 Frelons asiatiques (alignés en haut),
31 Frelons européens (3 rangées dessous)
et beaucoup de diptères et lépidoptères…

Moralité, en utilisant ces pièges pour « préserver » les insectes pollinisateurs, on en tue beaucoup plus que ce que peuvent faire les frelons asiatiques!! Attention donc à ne pas agraver les choses!!

La seule solution vraiment efficace reste la destruction des nids à l’automne par des professionnels.

 
Bibliographie :
Dauphin P. et Thomas H., 2009. Quelques données sur le contenu des «pièges à Frelons asiatiques » posés à Bordeaux (Gironde) en 2009. Bull. Soc. Linn. Bordeaux, Tome 144, N.S.) n° 37 (3) : 287-297.
Remerciements à M. Quentin Ronce, du secteur entomologie du Museum National d’Histoire Naturelle, pour sa relecture.

À consulter également : Page de l’OPIE consacrée au Frelon asiatiqueImpact sur l’entomofaune des « pièges à frelon asiatique »

 

Quelques vidéos sur Youtube à consulter (en lisant les commentaires!) :

Adrien Duquesne

Article tiré du bulletin de liaison n°74, téléchargeable ici

 
ParJulien Vergne

Le Vautour fauve : un prédateur ?

L’étude des comportements, appelée éthologie, est une science qui nécessite beaucoup d’observations croisées avec une connaissance fine de la biologie, de l’écologie et de la physiologie des espèces étudiées. Et surtout, il faut rester très prudent sur les conclusions que nous tirons de ces observations tant nous sommes prompts à attribuer aux animaux des comportements purement humains. Nous vous proposons ici un petit condensé des connaissances que nous avons sur le Vautour fauve afin de mieux comprendre son régime alimentaire.

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ParJulien Vergne

Appui technique à la pratique durable des sports de nature – Rapport final

Rapport final de l’étude réalisée de 2010 à 2012 sur les sports de nature en relation avec l’environnement

Ce rapport présente des actions transversales mêlant l’amélioration des connaissances naturalistes, la gestion concertée de certains site et l’éducation/formation des sportifs. L’articulation avec d’autres démarches départementales (démarche qualité Res’Pir, menée par l’ADT) ou à l’échelle des Pyrénées (via le Réseau Education Pyrénées Vivantes) est également expliquée.

Ce projet, qui est la suite de projets précédents, confirme une fois encore l’importance des liens entre les aspects de connaissances naturalistes, de médiation, de gestion et d’éducation. Chaque aspect sert les autres et ces interactions permettent aux actions de gagner en pérennité. La concertation d’une façon générale est de loin préférable à la médiation et encore plus à la régulation de conflits. Elle permet aux gens d’oser concilier les enjeux environnementaux et les enjeux sportifs. Ainsi les décisions prises collégialement sont-elles le fruit de réflexions communes et leurs conséquences acceptées par tous.

Enfin, l’enquête auprès des encadrants sportifs a montré qu’il y a une réelle motivation à mieux aborder l’environnement, tant dans les pratiques que dans le discours tenu aux participants. Des besoins forts en formation ou en outils de sensibilisation ont été exprimés. En fonction de ces résultats, nous souhaitons mettre en place des actions de formations et d’appui à la réalisation d’outils de sensibilisation pour au moins quatre de ces filières : Randonnée (pédestre, équestre, VTT…), Eaux-vives (kayak, canyoning…), Activités aériennes (parapente, planneur, mongolfière…) et Pratiques verticales (escalade, spéléologie, parcours aventure…).

Auteurs du rapport :
Julien Vergne, Chargé de mission Patrimoine naturel, Coordinateur Sports de nature et Environnement
Emilie Delile, Chargée de l’Enquête Sports de Nature et Environnement

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