Liste de catégorie Rapports expertises

ParFabienne Bernard

Bilan des actions sur les ambroisies (2015/2016)

Depuis 2015 l’Ana mène des actions sur les ambroisies (Ambrosia artemissiifoloia, Ambrosia trifida) : information auprès du public et prospections. Voici un bilan des stations d’ambroisies repérées durant ces 2 années.

Bilan actions ambroisies 2015 2016

ParJulien Vergne

Le Frelon asiatique en Ariège

Frelon asiatique - photo Jean Maurette
Signalé dès 2008 en Ariège (source MNHN Paris), le Frelon asiatique (Vespa velutina) est maintenant bien présent en Ariège. Plus petit que le Frelon européen (Vespa crabro), le Frelon asiatique est facilement reconnaissable grâce à son 4ème segment abdominal qui est jaune orangé, à la couleur orangée de sa face et à ses pattes brunes, dont l’extrémité est jaune.
Le caractère invasif de cette espèce suscite de nombreuses inquiétudes. Elle n’est pas agressive avec l’homme. Si leur nid est dérangé, les frelons sortent en grand nombre (nombreux individus dans une colonie) pour le défendre et il est conseillé de s’en éloigner calmement à plus de 20 mètres. Pour se protéger, une combinaison anti-frelon en coton et des lunettes sous la grille de protection suffisent. Certes sa piqûre est douloureuse, dangereuse en cas d’injections multiples (au moins 40 piqûres), surtout sur les muqueuses. Un terrain allergique de la victime peut entraîner des complications médicales, comme pour les guêpes ou abeilles,…
Par contre, cette espèce exotique s’ajoute aux nombreuses autres causes de déclin des abeilles domestiques. Chasseur d’insectes (hyménoptères, diptères,…), il guette près des ruches en vol stationnaire, capture une abeille, découpe le thorax qui servira à nourrir les larves. Un ou deux frelons ne menacent pas une ruche, mais au-delà de 10 à 15 individus, une ruche isolée ou des ruchettes seraient condamnées à brève échéance (source Union Nationale Apiculture Française). Il peut aussi rentrer dans les ruches, tuer les larves et abeilles et consommer le miel.
Pour l’en empêcher, il est possible de diminuer l’ouverture des ruches, comme l’a expérimenté l’INRA de Bordeaux.

Alors que faire ?
Les nids de Frelons asiatiques identifiés (nids volumineux fixés sur les hautes branches) doivent être détruits jusqu’à la mi-novembre, les reines fécondées se trouvant encore dans le nid. Cette tâche doit être confiée à des professionnels ou des services publics.
Nid de frelon asiatique - Photo Adrien Duquesne
En revanche, l’éradication de cet insecte n’est maintenant plus possible. Des campagnes de piégeage sélectif ont été mises en place dans de nombreuses régions. Or ces pièges n’ont rien de «sélectif» et affectent d’autres espèces d’insectes ! L’examen des contenus des pièges à Frelons asiatiques posés à Bordeaux et dans le Lot et Garonne en 2009 a permis d’observer que seulement moins de 1% des insectes capturés étaient des Vespa velutina ! Les deux ordres principalement détruits sont les diptères et les lépidoptères, avec un nombre très important d’individus, ce qui entraîne de graves conséquences sur le réseau trophique local. L’analyse rapide du contenu d’un piège à Frelons asiatiques, placé à Saint-Girons amène le même constat (photo ci-contre). Il faut éviter les piégeages, mais au contraire favoriser les espèces concurrentes susceptibles de limiter leur extension. Dans tous les cas, il faut se mobiliser pour approfondir la connaissance de la biologie de cette espèce, de son aire de répartition et de ses prédateurs.

Contenu d'un piège à frelon - Photo Adrien Duquesne
12 Frelons asiatiques (alignés en haut),
31 Frelons européens (3 rangées dessous)
et beaucoup de diptères et lépidoptères…

Moralité, en utilisant ces pièges pour “préserver” les insectes pollinisateurs, on en tue beaucoup plus que ce que peuvent faire les frelons asiatiques!! Attention donc à ne pas agraver les choses!!

La seule solution vraiment efficace reste la destruction des nids à l’automne par des professionnels.

 
Bibliographie :
Dauphin P. et Thomas H., 2009. Quelques données sur le contenu des «pièges à Frelons asiatiques » posés à Bordeaux (Gironde) en 2009. Bull. Soc. Linn. Bordeaux, Tome 144, N.S.) n° 37 (3) : 287-297.
Remerciements à M. Quentin Ronce, du secteur entomologie du Museum National d’Histoire Naturelle, pour sa relecture.

À consulter également : Page de l’OPIE consacrée au Frelon asiatiqueImpact sur l’entomofaune des « pièges à frelon asiatique »

 

Quelques vidéos sur Youtube à consulter (en lisant les commentaires!) :

Adrien Duquesne

Article tiré du bulletin de liaison n°74, téléchargeable ici

 
ParJulien Vergne

Le Vautour fauve : un prédateur ?

L’étude des comportements, appelée éthologie, est une science qui nécessite beaucoup d’observations croisées avec une connaissance fine de la biologie, de l’écologie et de la physiologie des espèces étudiées. Et surtout, il faut rester très prudent sur les conclusions que nous tirons de ces observations tant nous sommes prompts à attribuer aux animaux des comportements purement humains. Nous vous proposons ici un petit condensé des connaissances que nous avons sur le Vautour fauve afin de mieux comprendre son régime alimentaire.

Lire la suite

ParJulien Vergne

Appui technique à la pratique durable des sports de nature – Rapport final

Rapport final de l’étude réalisée de 2010 à 2012 sur les sports de nature en relation avec l’environnement

Ce rapport présente des actions transversales mêlant l’amélioration des connaissances naturalistes, la gestion concertée de certains site et l’éducation/formation des sportifs. L’articulation avec d’autres démarches départementales (démarche qualité Res’Pir, menée par l’ADT) ou à l’échelle des Pyrénées (via le Réseau Education Pyrénées Vivantes) est également expliquée.

Ce projet, qui est la suite de projets précédents, confirme une fois encore l’importance des liens entre les aspects de connaissances naturalistes, de médiation, de gestion et d’éducation. Chaque aspect sert les autres et ces interactions permettent aux actions de gagner en pérennité. La concertation d’une façon générale est de loin préférable à la médiation et encore plus à la régulation de conflits. Elle permet aux gens d’oser concilier les enjeux environnementaux et les enjeux sportifs. Ainsi les décisions prises collégialement sont-elles le fruit de réflexions communes et leurs conséquences acceptées par tous.

Enfin, l’enquête auprès des encadrants sportifs a montré qu’il y a une réelle motivation à mieux aborder l’environnement, tant dans les pratiques que dans le discours tenu aux participants. Des besoins forts en formation ou en outils de sensibilisation ont été exprimés. En fonction de ces résultats, nous souhaitons mettre en place des actions de formations et d’appui à la réalisation d’outils de sensibilisation pour au moins quatre de ces filières : Randonnée (pédestre, équestre, VTT…), Eaux-vives (kayak, canyoning…), Activités aériennes (parapente, planneur, mongolfière…) et Pratiques verticales (escalade, spéléologie, parcours aventure…).

Auteurs du rapport :
Julien Vergne, Chargé de mission Patrimoine naturel, Coordinateur Sports de nature et Environnement
Emilie Delile, Chargée de l’Enquête Sports de Nature et Environnement

Télécharger le rapport (7,76 Mo)

ParJulien Vergne

Escalade & Biodiversité – Rapport final

L’abondance des milieux rupestres en Ariège et leur méconnaissance nous a conduit à devoir évaluer quantitativement et qualitativement le patrimoine naturel présent sur les falaises du département puis évaluer les conséquences des pratiques d’escalade afin d’assurer le maintien durable de ce capital biologique exceptionnel.

Cette étude découle d’une Charte pour un développement maîtrisé des pratiques de l’escalade et de l’alpinisme, signée en 2003 par les fédérations d’escalade et les associations de protection de l’environnement.

L’amélioration des connaissances est indispensables pour pouvoir gérer au mieux les milieux rupestres tout en préservant la richesse faunistique et floristique des falaises et les activités sportives qui y sont associées. C’est donc dans un souci de gestion concertée et de développement durable que cette étude a été menée. En tant qu’étude expérimentale, elle a permi de tester des méthodologies nouvelles.

Elle apporte la preuve de l’importance de la prise en compte de ces habitats pour la préservation de la biodiversité. Les falaises représentent un milieu très particulier où certaines espèces peuvent développer des adaptations morphologiques ou comportementales spécifiques à cet habitat.

Bien que l’impact ne soit pas facilement évaluable selon les groupes d’espèces, des solutions sont proposées pour permettre une pratique de l’escalade respectueuse de la biodiversité rupestre.

Rapport final de l’étude téléchargeable ici (11 Mo)