Des ailes et des haies

CONTEXTE

Les ravissants paysages de l’Ariège possèdent une large diversité d’habitats. Grâce à cette diversité, de nombreuses espèces se retrouvent dans les forêts, les prairies, les haies, les mares ou encore fossés. Les activités agropastorales s’opérant sur le territoire sont étroitement liées aux paysages, développant des ouvertures et une mosaïque d’habitats. Par conséquent, les acteurs du monde agricole nous semblent être importants en ce qui concerne la conservation de la biodiversité. La richesse floristique et faunistique des paysages qui nous entourent est liée à l’hétérogénéité des habitats. Cependant, cette dernière entraîne parfois le besoin, pour certaines espèces, de se déplacer, utilisant alors des corridors biologiques tels que les haies, les cours d’eau ou les murets. Ces corridors sont vitaux puisqu’ils permettent aux espèces de se déplacer pour se nourrir ou pour se reproduire. Ainsi, il est nécessaire de déterminer les voies de déplacement dans le cadre de la conservation de la biodiversité. La densification du réseau de corridors, la restauration des continuités et la neutralisation des zones noires font parties des actions de la Trame Verte et Bleue (TVB).

Plaine du Bas-Salat et son bocage (réseau de haies) – Julien Vergne

OBJECTIFS

L’Association des Naturalistes de l’Ariège, en lien avec ses partenaires, souhaite améliorer ses connaissances sur la connectivité paysagère (fonctionnalité des corridors écologiques, TVB) sur le territoire du Couserans.
Les spécificités d’une espèce du bocage, le Petit Rhinolophe (Rhinolophus hipposideros – Chiroptère), seront étudiées. Cette espèce, considérée comme une espèce « parapluie » et un auxiliaire biologique, est un bon indicateur de la « qualité écologique » du paysage par son utilisation du milieu. Ainsi, une étude de terrain dédiée à l’espèce couplée avec des diagnostiques agro-environnementaux sur des exploitations agricoles volontaires dans le secteur permettront une cartographie du bocage. Le suivi de déplacement de cette espèce sera utile afin d’identifier la trame bocagère et d’obtenir une évaluation précise de la connectivité paysagère, soulignant les entités paysagères du territoire et les secteurs en déficit. Cette évaluation permettra, par la suite, de densifier le réseau de corridors et de restaurer les discontinuités.

Petit Rhinolophe : une femelle et son jeune – Boris Baillat

DÉROULEMENT ENVISAGÉ

Le projet commence au printemps 2019 et durera jusqu’à fin 2021, début 2022. La prise de contact avec les agriculteurs concernés afin de réaliser des diagnostics agro-environnementaux sur leurs parcelles ainsi que l’étude de la connectivité paysagère par le biais de la cartographie des éléments paysagers et de relevés acoustiques dans la zone d’étude seront réalisés durant les deux premiers trimestres 2019.

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Plaine du Bas-Salat (Lorp-sentaraille, Sentaraille, Taurignan-Vieux, Gajan)