Archive de l’étiquette animaux

ParMarina Leonetti

L’Atlas de la Biodiversité Communale continue sur le Pays de Mirepoix !

Les animations pour découvrir et se former à l’identification de la faune, la flore et la fonge vont recommencer sur les pourtours de Montbel ainsi que sur les coteaux agricoles de Montbel et Mirepoix. 

L’enjeu pour les coteaux agricoles sera de vérifier la présence d’espèces protégées sur les espaces ouverts et sur les zones humides, afin d’accompagner les agriculteurs du secteur dans le maintien de la biodiversité par la mise en place de Mesures Agro-Environnementales et Climatiques (MAEC).     

Une réunion publique aura lieu ce vendredi 29 mars à 20h30 à la Mairie de Teilhet afin de vous présenter le déroulé de l’étude et vous expliquer les objectifs. 

Bien-sûr une seconde réunion vous sera proposée sur le secteur de Montbel courant avril-mai.

 

A très bientôt et n’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations !

https://ariegenature.fr/activites/atlas-de-la-biodiversite-communale-abc-dans-le-pays-de-mirepoix/

ParYannick Porcheron

La Dépêche du Midi du 31 Août 2018 : « Une soirée pour découvrir ces chauves-souris qui se cachent en ville » »

ParYannick Porcheron

« Atlas de la biodiversité, Inventaire sur le Pays de Mirepoix » de L’Ariégeois magazine n°236 – Juillet-Août 2018

Cliquer ici pour voir l’article

ParYannick Porcheron

La Dépêche du Midi du 13 Juillet 2018 : « Des gîtes tout confort pour le desman des Pyrénées »

C’est à Aston, au bord de la rivière du même nom, que l’association des naturalistes de l’Ariège (Ana) vient constater début juillet les premiers résultats des travaux réalisés en novembre 2017. L’équipe de Léa de Sauverzac, Pauline Levenard et Vincent Lacaze a reconstitué les berges des affluents de la rivière Aston avec le concours de trois propriétaires terriens, de façon à favoriser l’installation du desman, le petit rat-trompette endémique des Pyrénées et de la péninsule ibérique menacé d’extinction.

« On savait que le desman était très présent dans la rivière Aston, donc on a profité du projet Life + [financé pour moitié par la Commission Européenne, N.D.L.R.] pour mener des actions an faveur du desman, explique Vincent Lacaze, coordinateur à l’Ana et du projet Life + pour l’Ariège. Nous avons réhabilité un ancien canal de manière à établir une zone refuge pour le desman en cas de grosse crue de l’Aston, avec un débit maîtrisable et de la roche pour recréer un habitat favorable. On a reconstitué un petit ruisseau, avec des radiers, des caches, des dessous de berges… Et on a même installé des gîtes artificiels ».

Réunis par la fondation d’entreprise Hermès

Des gîtes qui ont été fabriqués par La Colline, un collectif d’artisans, de designers et d’ingénieurs réunis par la fondation d’entreprise Hermès. Le projet ariégeois à destination du desman a notamment été piloté par Richard Fournier, ébéniste à L’Aiguillon : « On a construit et enterré une structure en bois et en osier de trois mètres sur trois, en forme de réseau pour permettre au desman d’y évoluer, détaille l’artisan. On a voulu aller plus loin afin de pouvoir observer ce qui se passait à l’intérieur, c’est pour cela qu’on a ajouté des petits accès pour passer des caméras et voir si les gîtes sont habités par le desman, ou par autre chose ».

Ces gîtes expérimentaux n’avaient encore jamais été testés ailleurs. Si ceux-ci venaient à plaire au desman, d’autres habitats artificiels pourraient être implantés sur des cours d’eau délaissés par le rongeur aquatique.

Seulement deux espèces de desman dans le monde

« En parallèle aux gîtes, nous avons mis en place des tunnels de suivi de crottes, car le seul moyen de savoir si le desman est présent, c’est de rechercher ses crottes, et on s’est rendu compte qu’il aimait bien les faire à l’abri, sous ces tunnels, dit Vincent Lacaze. Ça nous permet de suivre la présence de l’animal dans un temps réduit ».

Pour le moment, les naturalistes n’ont pas détecté de traces du passage du rat-trompette depuis l’hiver, ni dans ses nouveaux quartiers, ni sous les tunnels, mais l’équipe compte bien poursuivre ses efforts : « On s’efforce depuis 2008 à travailler sur l’animal, mais le gros problème, c’est qu’il faut le connaître pour pouvoir le protéger. Or, c’est un des mammifères les moins bien connus d’Europe. Petit à petit, on arrive à mieux appréhender le mode de vie du desman, mais on est encore qu’au début de ce qu’on peut faire pour lui, confie le naturaliste. C’est important de continuer à le protéger. C’est un petit animal unique. Il n’y a que deux espèces de desman dans le monde : une en Russie, et une qui vit chez nous, dans les Pyrénées. »

voir la vidéo

ParYannick Porcheron

La dépêche du midi du 2 Juin 2018 : Les naturalistes sur les traces des animaux sauvages

Dans le cadre de l’Atlas de biodiversité communale, l’Association des naturalistes de l’Ariège (ANA) invitait toutes les personnes intéressées à participer à une sortie portant principalement sur les mammifères et les indices qu’ils laissent (traces et crottes). Des premiers relevés ont été réalisés sur le terrain et sont très encourageants.

Lucas André, en service civique à l’ANA, montrait aux participants comment observer ces indices et, grâce à une clé de détermination qu’il avait préparée, comment déterminer quel animal est passé à cet endroit. Une trace de renard se distingue de celle d’un chien, le contenu d’une crotte de blaireau est passé au «peigne fin» afin de l’identifier.

Le petit groupe s’est déplacé jusqu’à l’observatoire à oiseaux et a pu observer quelques spécimens ailés mais également les repérer grâce à leur chant : loriot, pouillot véloce, pic noir se sont ainsi dévoilés.

Les batraciens n’étaient pas en reste grâce à Pauline Levenard (salariée de l’ANA), une spécialiste en la matière, qui plus est une passionnée ; grenouilles, crapauds, tritons et salamandres n’ont aucun secret pour elle.

D’autres sorties ont lieu régulièrement, renseignements : https ://ariegenature. fr

 

ParYannick Porcheron

La Dépêche du Midi du 4 Mai 2018 : Un nouvel inventaire de biodiversité

La Communauté de Communes du Pays de Mirepoix a établi un partenariat avec l’ANA (Association des Naturalistes de l’Ariège) afin de lancer un nouvel inventaire de biodiversité, dit «ABC» pour Atlas de Biodiversité Communal. Il s’agit d’actualiser les données anciennes dont disposait l’ANA. L’opération présente deux volets dont le premier concerne trois communes autour du Lac de Montbel : il s’agit de faire le point sur les richesses de biodiversité afin de les préserver et les valoriser lors de futurs aménagements touristiques.

Pauline Levenard, de l’ANA, a présenté la démarche d’inventaire naturaliste participatif, c’est-à-dire ouvert à tous les citoyens, débutants ou confirmés, qui le souhaitent. «à partir d’une carte divisée en secteurs, il faudra noter toutes ses observations : date, lieu, météo, espèce trouvée, type de contact (photo ou traces, par ex) et initiales de l’observateur», explique-t-elle.
«L’enjeu sera de déterminer s’il y a des espèces remarquables ou protégées», poursuit-elle, en rassurant les participants car l’ANA les accompagnera ! Un site Internet partagé permettra de saisir ses trouvailles.

Pauline Levenard présente ensuite quelques espèces faciles à identifier : la gentiane pneumonanthe… et son papillon spécialement attaché, l’azurée des mouillères, le chardonneret élégant, aux couleurs chatoyantes, la reinette méridionale, aux pattes dotées de ventouses car arboricole, le triton palmé et le triton marbré… Mais attention à ne pas déplacer les amphibiens, ils sont tous protégés !

Le reste de la journée s’est passé dehors à expérimenter les inventaires «grandeur nature» ! La trentaine de participants, botanistes, ornithologues, entomologues, spécialistes ou simples curieux, a apprécié la sortie, d’autant que la météo était au rendez-vous ce dimanche !

La Dépêche du Midi, le 4 Mai 2018

 

ParYannick Porcheron

La Gazette Ariégeoise du 17 mai 2018 : Varilhes : pourquoi tant de grenouilles écrasées ?

L’Ariège est un département riche qui compte 12 espèces d’amphibiens (grenouilles, crapauds, tritons, etc.) et de nombreux biotopes favorables à leur reproduction (mares, étangs, tourbières, etc.). Victimes de la détérioration progressive de ces milieux, les amphibiens comptent parmi les groupes d’espèces les plus menacés en France et sont, à ce titre, tous protégés par la Loi française.
Ces populations fragilisées sont également menacées par d’autres facteurs comme la circulation routière. Les dommages induits par l’impact des véhicules sont très conséquents, particulièrement lors des migrations prénuptiales durant lesquelles la mortalité peut concerner plus de 90% des individus migrants. “Ce phénomène a été observé durant l’hiver 2016 au niveau du chemin de Lesquet sur la commune de Varilhes où des milliers d’individus de Grenouilles rousses se sont retrouvées écrasées, indique l’Association des Naturalistes d’Ariège, qui anime la Cellule d’Assistance Technique aux Zones Humides. Ce phénomène était déjà connu des habitants mais n’avait jamais été aussi important”.

L’association s’est donc rendue sur le terrain afin de mieux comprendre cette hécatombe. Dans le cadre des suivis des amphibiens sur le chemin du Lesquet, elle convie ainsi le public à une conférence le mardi 22 mai à 18h30 salle Henri Servant à Varilhes. Ce moment convivial sera l’occasion d’échanger sur la problématique des grenouilles écrasées et des actions réalisées par l’ANA et les bénévoles.

 

ParJulien Vergne

Participez au suivi et à la protection des busards nicheurs en cultures

Le busard cendré est menacé dans les plaines ariégeoises. Pour cause, les nichées sont détruites par les fauches et récoltes si aucune intervention n’est effectuée.

L’ANA recherche des bénévoles qui souhaiteraient  prospecter des secteurs  propices à la nidification de cette espèce afin de localiser les nids et de les protéger.

Si vous êtes intéressé par ce type d’action, contactez Thomas Cuypers par mail à l’adresse : thomas.c@ariegenature.fr ou par téléphone au 05 61 65 90 26

ParMarina Leonetti

Une mare ! Près de chez moi ? Avis de recherche

Il n’existe pas à ce jour d’inventaire des mares de Midi-Pyrénées. Or les mares sont des réservoirs de biodiversité considérables pour la faune et la flore ! Elles constituent des haltes migratoires pour les oiseaux, des lieux de pontes pour les odonates et les amphibiens, des points de chasse, des lieux de vie ou points d’eau pour d’autres animaux… Elles ont un rôle hydrologique fondamental dans la régulation du cycle de l’eau (stockage et épuration de l’eau, prévention des crues, …). En outre, elles forment un élément essentiel de la Trame Verte et Bleue en assurant une connexion écologique entre les milieux. Élément incontournable de notre patrimoine, elles sont aussi bénéfiques à l’homme, témoins des activités passées ou présentes, notamment dans le pastoralisme en constituant des points d’abreuvement du bétail.

C’est dans ce cadre qu’a été mis en place un avis de recherche des mares. 

Cliquez ici pour ouvrir l’avis de recherche. 

ParMarina Leonetti

Prospection et comptage simultané des dortoirs à busards dans la plaine d’Ariège

En Ariège il est possible d’observer 4 espèces différentes de busards. Le Busard cendré et le Busard Saint-Martin sont deux espèces nicheuses du département alors que le Busard des roseaux et le rarissime Busard pâle ne sont observables qu’en dehors des périodes de nidification.

Parmi ces 4 espèces, seuls le Busard Saint-Martin et le Busard des roseaux sont observables en hiver. Le soir, ces oiseaux se rassemblent en un même lieu pour passer la nuit : on appelle cela un « dortoir ».

Ces dortoirs présentent certaines caractéristiques suivant les régions. En Ariège, les oiseaux semblent privilégier les friches herbacées hautes, où quelques ronces sont encore présentes et pourraient permettre de limiter la prédation par les renards par exemple.

Dénombrer les oiseaux sur ces dortoirs permet d’une part de suivre les effectifs de ces hivernants, mais aussi de cibler les milieux dont les enjeux sont forts pour la conservation de ces espèces. Le Busard Saint-Martin est classé « en danger » d’extinction à l’échelle des deux ex-régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon en tant que nicheur, ce qui implique de rester aussi vigilant sur les populations hivernantes.

En 2017, forts de 10 bénévoles sur 7 soirées, deux dortoirs ont été découverts. Le comptage simultané (suivi par d’autres départements où ces espèces sont suivies) du 6 Décembre a permis de dénombrer une douzaine oiseaux différents. Ces résultats sont encourageants et nous incitent à continuer les prospections, qui s’opéreront de manière plus opportuniste que systématique pour la fin de cet hiver.

Pour nous aider, contactez-nous par mail pour participer aux suivis (thomas.c@ariegenature.fr) ou saisissez vos observations à l’adresse suivante : http://saisie.ariegenature.fr/. N’oubliez pas de préciser l’heure ou durée de l’observations ainsi que la direction de l’oiseau dans le champ remarque.

Merci à tous les bénévoles qui ont participé à ces prospections !