Archive de l’étiquette éducation

ParYannick Porcheron

La Dépêche du Midi du 14 Juillet 2018 : « Apprenez à reconnaître l’ambroisie, cette plante hautement allergène »

Pour la journée internationale de l’ambroisie, Fabienne Bernard, de l’Association des naturalistes de l’Ariège (Ana), est venue sous la halle avec des panneaux d’exposition afin de mieux faire connaître cette plante et comprendre le danger qu’elle représente.

Pour empêcher son expansion, une action commune s’impose, nécessitant une information à grande échelle afin d’alerter le public. Cette plante, dont il existe deux variétés, celle à feuille d’armoise et la trifide, est hautement allergène.

On la trouve dans toute la France et en Ariège depuis trois ans, où elle est encore peu connue du grand public. Elle provoque, particulièrement au moment de sa floraison, des symptômes sévères : rhume des foins, conjonctivite, asthme, urticaire, eczéma… Ce qui a amené l’Agence régionale de la santé (ARS) à la classer «espèce nuisible» et à coordonner des actions de surveillance et de lutte intensive pour les gros problèmes sanitaires qu’elle provoque.

Au niveau de l’agriculture, sa présence envahissante est une menace pour les cultures, car l’ambroisie ne supporte pas la concurrence. Il est impératif de procéder à l’arrachage de cette plante. Mais d’abord il faut savoir la localiser.

Hervé Duval, référent bénévole de l’Ana, a prospecté dans le département et l’a recensée particulièrement tout le long de l’Hers, au bord des axes routiers, des lieux qui véhiculent son pollen, mais elle commence à s’étendre un peu partout.

Les mairies ont été informées et sont invitées à trouver un référent (27 à ce jour en Ariège) auprès duquel chaque habitant pourra signaler le lieu d’implantation de la plante et être conseillé pour procéder à son arrachage, de préférence avant la floraison afin de limiter sa progression.

Renseignements : fabienne.b@ariegenature.fr et www.ambroisie.info.

ParYannick Porcheron

La dépêche du midi du 15 Juin 2018 : Ce samedi, la deuxième journée écocitoyenne

L’ANA (Association des naturalistes ariégeois) et le conseil municipal remercient les bénévoles qui ont participé à la première journée écocitoyenne, destinée à l’arrachage de la renouée du Japon… qui repousse très vite.

Merci de bien vouloir vous inscrire au secrétariat de mairie, tél. 05 61 96 34 33.

ParYannick Porcheron

La Gazette ariégeoise du 25 mai 2018 : Une Balade décalée en forêt

ParYannick Porcheron

La Gazette Ariégeoise du 17 mai 2018 : Varilhes : pourquoi tant de grenouilles écrasées ?

L’Ariège est un département riche qui compte 12 espèces d’amphibiens (grenouilles, crapauds, tritons, etc.) et de nombreux biotopes favorables à leur reproduction (mares, étangs, tourbières, etc.). Victimes de la détérioration progressive de ces milieux, les amphibiens comptent parmi les groupes d’espèces les plus menacés en France et sont, à ce titre, tous protégés par la Loi française.
Ces populations fragilisées sont également menacées par d’autres facteurs comme la circulation routière. Les dommages induits par l’impact des véhicules sont très conséquents, particulièrement lors des migrations prénuptiales durant lesquelles la mortalité peut concerner plus de 90% des individus migrants. “Ce phénomène a été observé durant l’hiver 2016 au niveau du chemin de Lesquet sur la commune de Varilhes où des milliers d’individus de Grenouilles rousses se sont retrouvées écrasées, indique l’Association des Naturalistes d’Ariège, qui anime la Cellule d’Assistance Technique aux Zones Humides. Ce phénomène était déjà connu des habitants mais n’avait jamais été aussi important”.

L’association s’est donc rendue sur le terrain afin de mieux comprendre cette hécatombe. Dans le cadre des suivis des amphibiens sur le chemin du Lesquet, elle convie ainsi le public à une conférence le mardi 22 mai à 18h30 salle Henri Servant à Varilhes. Ce moment convivial sera l’occasion d’échanger sur la problématique des grenouilles écrasées et des actions réalisées par l’ANA et les bénévoles.

 

ParYannick Porcheron

Ville de Foix le 04 Mai 2018 : Fête des écocentres

Le mercredi 25 avril les Francas du Pays de Foix ont accueilli la fête des écocentres au Pôle de loisirs de Nelson Mandela.
Les enfants du centre de loisirs de la Communauté d’Agglomération Pays Foix -Varilhes, de Saint Girons et du Volvestre ont partagé une journée autour de l’éducation à l’environnement.

Cette fête a pour but de valoriser le travail effectué sur les structures inscrites dans la démarche écocentre. Elle marque également  la transition vers un nouveau dispositif national centre A’ERE (Centre A l’Education à l’Environnement).

Une soixantaine d’enfants a participé à cette journée qui s’est organisée autour de différents ateliers menés par des partenaires associatifs locaux  (voir ci-dessous).

Loïc Saqué, animateur départemental des Francas de l’Ariège a organisé cette journée en partenariat avec les associations de la Ressourcerie et l’Or des poubelles, l’Association des Naturalistes de l’Ariège, la bibliothèque et Ludothèque de la Communauté d’Agglomération Pays Foix-Varilhes.

 

Ville de Foix  le 04 Mai 2018

ParMarina Leonetti

Prospection et comptage simultané des dortoirs à busards dans la plaine d’Ariège

En Ariège il est possible d’observer 4 espèces différentes de busards. Le Busard cendré et le Busard Saint-Martin sont deux espèces nicheuses du département alors que le Busard des roseaux et le rarissime Busard pâle ne sont observables qu’en dehors des périodes de nidification.

Parmi ces 4 espèces, seuls le Busard Saint-Martin et le Busard des roseaux sont observables en hiver. Le soir, ces oiseaux se rassemblent en un même lieu pour passer la nuit : on appelle cela un « dortoir ».

Ces dortoirs présentent certaines caractéristiques suivant les régions. En Ariège, les oiseaux semblent privilégier les friches herbacées hautes, où quelques ronces sont encore présentes et pourraient permettre de limiter la prédation par les renards par exemple.

Dénombrer les oiseaux sur ces dortoirs permet d’une part de suivre les effectifs de ces hivernants, mais aussi de cibler les milieux dont les enjeux sont forts pour la conservation de ces espèces. Le Busard Saint-Martin est classé « en danger » d’extinction à l’échelle des deux ex-régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon en tant que nicheur, ce qui implique de rester aussi vigilant sur les populations hivernantes.

En 2017, forts de 10 bénévoles sur 7 soirées, deux dortoirs ont été découverts. Le comptage simultané (suivi par d’autres départements où ces espèces sont suivies) du 6 Décembre a permis de dénombrer une douzaine oiseaux différents. Ces résultats sont encourageants et nous incitent à continuer les prospections, qui s’opéreront de manière plus opportuniste que systématique pour la fin de cet hiver.

Pour nous aider, contactez-nous par mail pour participer aux suivis (thomas.c@ariegenature.fr) ou saisissez vos observations à l’adresse suivante : http://saisie.ariegenature.fr/. N’oubliez pas de préciser l’heure ou durée de l’observations ainsi que la direction de l’oiseau dans le champ remarque.

Merci à tous les bénévoles qui ont participé à ces prospections !

ParMarina Leonetti

La Dépêche du Midi 17 octobre : « Des étudiants au secours d’un papillon rare et menacé »

Pendant deux jours, une vingtaine d’étudiants du lycée agricole de Pamiers se sont retroussé les manches pour rouvrir un milieu et favoriser le développement d’un papillon, rare et menacé : l’azuré des mouillères. Cette initiative est portée par l’Association des naturalistes de l’Ariège. Reportage.

Pour ces vingt étudiants appaméens, engagés depuis trois ans maintenant dans un bac professionnel «gestion des milieux naturels et de la forêt», la réouverture d’un milieu tel que cette prairie située dans Le Mas-d’Azil relève d’un exercice grandeur nature. Mais pas que.

C’est aussi pour eux l’occasion de venir en aide à une espèce rare et protégée : le papillon l’azuré des mouillères.

Ce petit papillon, de couleur marron et reconnaissable par ses ailes ornées de deux lignes de points noirs cerclés de blanc, est une espèce qui a besoin d’un milieu bien spécifique pour se développer, d’où sa rareté.

L’Association des naturalistes de l’Ariège (ANA) a donc lancé un chantier école afin de faire de sa préservation une priorité. Alexis Calard, chargé de mission à l’ANA, précise : «Ce chantier s’inscrit dans le cadre d’un appel à initiatives lancé par l’agence de l’eau Adour-Garonne en faveur de la biodiversité».

Après avoir déposé un dossier pour la restauration de ce milieu, les voilà aujourd’hui sur la propriété d’Oscar Endtz, au lieu-dit La Quérette, au Mas-d’Azil. «L’objectif est de rouvrir le milieu qui, après une cessation d’activité agricole, a eu tendance à se fermer, indique Alexis Calard aux élèves appaméens. Comme la plupart des papillons, l’azuré des mouillères est lié à une plante, la gentiane pneumonanthe, ainsi qu’à des fourmis du genre myrmica qui vont l’accueillir dans la fourmilière pour passer l’hiver. Ces deux composants sont essentiels à la survie du papillon.»

Première étape, repérer les gentianes dans la prairie, les marquer, avant de débroussailler et nettoyer la zone. Armés de débroussailleuses, de tronçonneuses ou simplement de leurs mains, les étudiants s’activent, sérieusement.

Il faut dire que pour eux, cet exercice est un passage obligé dans l’obtention de leur diplôme. «C’est un moment important pour eux puisque c’est noté, reconnaît Anouck Izard, professeur d’aménagement au lycée agricole de Pamiers. C’est aussi l’occasion pour eux de mettre en relation tout ce qu’ils apprennent en cours. Mais également d’avoir la transversalité entre toutes les matières. Il y a de l’aménagement, la gestion de la nature, l’écologie, la biologie ou bien encore les cours d’agroéquipement puisqu’ils utilisent du matériel manuel ou à moteur.» Un échange de bons procédés pour l’ANA qui travaille depuis quelques années déjà avec le lycée appaméen. «Les étudiants ressortent avec plus de connaissances et cela nous permet de mettre en place des chantiers que l’on n’aurait pas pu réaliser, faute de moyen», ajoute Alexis Calard. Un travail salué par le propriétaire des lieux qui a lui-même sollicité l’Association des naturalistes de l’Ariège. Un cercle vertueux où tout le monde y gagne.

Océane Oulés – La Dépêche du Midi

Pour voir l’article complet, cliquez ici.

ParMarina Leonetti

Sortie des 23&24.09.17 : La migration postnuptiale des oiseaux

C’est sous une météo clémente que s’est déroulé le week-end d’observation de la migration au col de Larnat. Alors que les Pyrénées étaient bouchées les jours précédents, nous avons pu bénéficier d’un petit « déblocage » la journée du samedi, ce qui nous a amenés à observer certaines espèces (éperviers et circaètes notamment) dans des effectifs notables.

Voici la liste des oiseaux en migration que nous avons observés :
Pipit des arbres (Anthrus trivialis) : 7
Bergeronnette printanière (Motacilla flava) : 38
Bergeronnette grise (Motacilla alba) : 3
Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea) : 5
Pipit farlouse (Anthus pratensis) : 22
Grosbec casse-noyaux (Coccothraustes coccothraustes) : 8
Grand cormoran (Phalacrocorax carbo) : 35
Mésange noire (Periparus ater) : 20
Hirondelle rustique (Hirundo rustica) : 13500
Hirondelle de fenêtre (Delichon urbicum) : 7500
Epervier d’Europe (Accipiter nisus) : 107 (dont 85 le samedi)
Circaète Jean-le-Blanc (Circaetus gallicus) : 88 (dont 70 le samedi)
Buse variable (Buteo buteo) : 20
Busard des roseaux (Circus aeruginosus) : 27
Bondrée apivore (Pernis apivorus) : 35
Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus) : 2
Milan royal (Milvus milvus) : 13
Faucon hobereau (Falco subbeto) : 5
Faucon pèlerin (Falco peregrinus) : 1
Pigeon colombin (Columba oenas) : 2

J’en profite ici pour remercier tous les observateurs qui sont passés sur le spot donner un coup de main et profiter du spectacle.

                        Sylvain REYT

 

Vous pouvez retrouver ce compte rendu en format PDF ici.

ParMarina Leonetti

Sortie du 21.08.17 : Découverte et prospection de l’Azuré des mouillères

            Alexis Calard, chargé de mission à l’Ana, a pris son lundi pour nous parler de l’Azuré des mouillères (Maculinea alcon). Nous étions 8 à chasser les papillons à l’aide de nos filets.

            La recherche d’œufs a été très fructueuse et nous avons pu voir que ce papillon est très fragile et dépend beaucoup de l’environnement qui l’entoure : milieux naturels, espèce hôte (Gentiane pneumonanthe) ainsi que d’une espèce de fourmis qui lui permet d’assurer son cycle biologique.

            Nous n’avons pas eu la chance de voir le papillon tant recherché mais certaines espèces nous ont quand même montré leur beauté : le Tabac d’Espagne (Argynnis paphia), la Carte géographique (Araschnia levana) ou encore le Petit Sylvain (Ladoga camilla).

            Merci à Alexis d’avoir également pris du temps pour nous confectionner un petit jeu basé sur le cycle biologique de cet Azuré.

 

Marina LEONETTI