Archive de l’étiquette étude

ParMarina Leonetti

Espèces patrimoniales : amélioration de la connaissance en Ariège du Lézard ocellé et du Seps strié

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Contexte et objectifs :

Le Lézard ocellé et le Seps strié sont deux espèces à affinité méditerranéenne, affectionnant particulièrement les milieux ouverts, avec un taux de roches affleurântes important (pour le Lézard ocellé) et une végétation plutôt dense pour le Seps strié. Ces affinités écologiques font qu’il est possible de rencontrer ses deux espèces sur les mêmes milieux.

En Ariège, la localisation des prospections a été basée sur une photo-interprétation des milieux paraissant favorable au Lézard ocellé. Bien souvent les prospections se sont avérées négatives pour cette dernière espèces mais positives pour le Seps strié.

Ces deux sauriens sont très discrets, et ce phénomène est accentué lorsque nous nous situons dans des populations relictuelles et/ou en limite d’aires de répartition, ce qui est certainement le cas du département ariégeois. Les découvertes réalisées par les naturalistes cette dernière décennie en Ariège, démontre une répartition passée du Lézard ocellé sur toute la chaine du Plantaurel et des Petites Pyrénées. La progression de cette population vers l’ouest se serait arrêtée faute d’habitats favorables.

La déprise du milieu agricole provoque inexorablement la fermeture des milieux. Les habitats des espèces typiques des milieux ouverts sont de plus en plus réduits en termes de superficie et par conséquent déconnectés entre eux. Cette dernière information a pour conséquence d’isoler les populations entres elles, provocant un épuisement génétique pour les populations reliques.

Le Lézard ocellé est une espèce classée « Vulnérable » (VU) sur la liste rouge nationale. En effet, la situation est très préoccupante et un déclin brutal de populations continentales est enregistré depuis peu (Cheylan & Grillet 2004). Par ailleurs cette espèce bénéficie depuis peu d’un Plan National d’Action (PNA en faveur du Lézard ocellé).

Pour le Seps strié, plus abondant et moins vulnérable dans son aire de répartition, il est classé en « préoccupation mineure » (LC) sur la liste rouge nationale. Cependant la fermeture accélérée des milieux due à la déprise agricole, risque fortement d’impacter les effectifs. Les populations isolées doivent cependant être considérées comment très vulnérables et probablement au bord de l’extinction (Cheylan, Pottier, Grillet & Grisser 2012).

L’Ariège possède donc des populations de ces deux espèces qui semblent non seulement déconnectées des populations purement méditerranéennes, mais aussi déconnectées entres elles, faute d’un manque de corridors favorables.

Les objectifs de cette étude permettront de mieux connaître la répartition de ces espèces à l’échelle départementale. Ainsi nous pourrons appréhender le degré de connexion ou déconnexion de ces espèces, en visualisant physiquement les corridors écologiques et les parcelles où les espèces sont présentes. De ces précédents objectifs découleront l’élaboration d’une stratégie de gestion conservatoire adaptée pouvant être engagée dans un futur proche.
Bien sûr les résultats de cette étude seront harmonisés à l’échelle régionale avec la coordination des actions du PNA en faveur du Lézard ocellé.

Ce document est téléchargeable en PDF ici.

ParMarina Leonetti

N2000 Grotte de Tourtouse, Malarnau, Massat et Aliou : Grand murin et Petit murin

 

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Contexte :

Certaines cavités ariégeoises abritent des colonies mixtes de mise bas de Murin de grandes tailles (Myotis myotis et Myotis blythii). Plusieurs d’entre elles sont classées en Natura 2000 et regroupées dans un seul et unique document d’objectif : la grotte d’Aliou à Cazavet, la grotte du Ker de Massat à Massat, et la grotte de Tourtouse sur la commune du même nom. (Site FR7300835, FR7300838, FR7300839, FR7300840)

Localisées dans des contextes géographiques, climatiques, et paysagers différents, il est apparu évident lors de la rédaction du Docob en 2012 de proposer une fiche action orientée «amélioration des connaissances » sur ces espèces.

Il a été validé de réaliser dans un premier temps une synthèse bibliographique qui permettrait de pointer les lacunes en terme de connaissances sur ces deux espèces, afin de réaliser dans un second temps une étude de faisabilité technique et financière. Ce rapport dévoile donc dans un premier temps la synthèse bibliographique organisée par thématique ainsi que des pistes de réflexions sur l’amélioration des connaissances.

Elle propose, par la suite, une étude complète, sur ces deux espèces présentées sous forme d’un tableau avec l’évaluation financière des différentes sous-thématiques de l’étude, qui permettrait de répondre à tout ou partie des questions.

Ce document est téléchargeable en PDF ici.

ParMarina Leonetti

Expérimentation d’une démarche d’inventaire des populations de chiroptères dans les bâtiments et ouvrages hydroélectriques d’Ariège et préconisations de gestion : vers une meilleure connaissance des espèces et de leurs enjeux

RF_chiros_EDF_2013-2014Rapport final sur l’étude réalisée en 2013/2014 sur les infrastructures d’EDF et leur potentielle capacité d’accueil de chauve souris dans le département. Le document PDF est téléchargeable ici.

Objectifs :

  • Connaître les espèces de chauves‐souris présentes dans les bâtiments d’EDF,
  • Favoriser une meilleure prise en compte des chauves‐souris dans les bâtiments d’EDF.
  • Améliorer le suivi des populations de chauves‐souris au niveau départemental,
  • Compléter les connaissances des espèces pour améliorer les actions de restauration,
  • Actualiser l’inventaire des gîtes.

Description du projet :

Ce projet, mené en étroite collaboration avec le GEH Aude-Ariège, a pour objectif final d’expérimenter une démarche de travail afin de réaliser un inventaire des gîtes épigés de chauves-souris présentes sur l’ensemble du bâti d’EDF en Ariège. Ce type de projet n’a jamais été mené, ni sur le territoire du GEH Aude-Ariège, ni sur l’unité de production Sud-Ouest et représente un intérêt particulier au vue du nombre très important de bâtiments présent sur le département.

De plus, ces différents sites industriels imposent un mode opératoire particulier pour mener à bien le travail d’inventaire en raison de l’organisation en unité de production et des règles de sécurité en vigueur. Il est donc nécessaire de travailler et de construire le projet auprès des six groupements d’usine, en identifiant au préalable les ouvrages susceptibles d’accueillir des chauves-souris puis en réalisant l’état des lieux sur les ouvrages sélectionnés.

Cette expérimentation permettra de tester une méthode de travail reproductible sur les autres unités de production des Pyrénées.

Enfin, dans le cadre de ce projet nous nous sommes limités, à quelques exceptions près, à visiter la majorité des constructions inférieures à 1000 m d’altitudes, et ce pour plusieurs raisons :

  • avec l’altitude, la potentialité de trouver des colonies de mise bas est plus faible ;
  • le nombre de petits ouvrages au-dessus de 1000m est considérable, difficilement accessible (milieux montagnard), le rapport temps de prospection/potentialité de données intéressantes étant probablement faible, nous avons préféré concentrer ce travail sur les ouvrages plus accessibles et plus favorables pour l’accueil des chiroptères.
ParMarina Leonetti

Poster : La réserve Naturelle Régionale du Massif de St Barthélémy

poster_rnr-st-barthPoster de présentation de la RNR du massif de St Barthélémy.

ParJulien Vergne

Le projet Interagri “Terre d’Hommes et de Biodiversité en Douctouyre”

RF_THBD_2015Rapport final Projet Interagri “Terre d’Hommes et de Biodiversité en Douctouyre” Décembre 2014.

Introduction :

Ce projet intitulé INTERAGRI « Terre d’hommes et de biodiversité en Douctouyre » vise à démontrer, à travers une démarche territorialisée réunissant des acteurs très différents du territoire, l’intérêt d’intégrer la biodiversité dans les pratiques agricoles ou des projets d’aménagements.

Ce territoire se situe en Ariège, un département où l’agriculture est pénalisée à la fois par des terres peu productives en montagne et par le relief. Au cœur du territoire du Pays des Pyrénées Cathares, composé de 14 communes (13000 ha) présentant des activités agricoles traditionnelles (polyculture élevage) qui ont générées des paysages variés. Il héberge une biodiversité remarquable élevée et des réservoirs de biodiversité (TVB). Il correspond à une entité géographique particulièrement originale et bien définie, contrastant avec la plaine et les coteaux environnants. Le territoire est en grande partie recouvert par des Zones Naturelles d’Intérêt Ecologiques Floristiques et Faunistiques (ZNIEFF) 2eme génération. Sur le plan biogéographique, ce territoire est une voie de pénétration privilégiée de l’influence méditerranéenne.

Les enjeux et les dynamiques liées à la biodiversité sont forts :

  • d’une part certains systèmes herbagers difficilement accessibles sont abandonnés ce qui enclenchent un processus d’embroussaillement, défavorable au maintien en bon état de conservation de ces réservoirs de biodiversité et de la qualité des corridors écologiques associés ;
  • d’autre part, de nouvelles attentes de nouveaux acteurs hors champ agricole émergent (résidents, environnementalistes, prestataires de services, collectivités territoriales, associations…) vis-à-vis de l’agriculture (agrotourisme, vente de proximité, entretien du paysage, services environnementaux).

Par ailleurs, des actions partenariales constructives avec les collectivités du territoire, la Chambre d’agriculture et la SCOP du Douctouyre déjà enclenchées ont permis l’émergence de ce projet territorial à la croisée de deux thématiques fortes : biodiversité et pratiques anthropiques (principalement agricole).

Le principal objectif de ce projet est d’expérimenter une organisation de partenariat à l’échelle d’un territoire pertinent afin d’intégrer la biodiversité dans les pratiques agricoles, en associant des acteurs du monde agricole afin de développer efficacement son atout économique, social et environnemental et hors champ agricole (résidents, environnementalistes, prestataires de services, collectivités locales, associations …).

Le second objectif est d’expérimenter des outils de vulgarisation pour transférer, diffuser, valoriser les résultats et rendre accessible l’information auprès des agriculteurs (formation initiale et formation continue) ainsi qu’auprès des acteurs locaux. Pour atteindre ces objectifs, il a été nécessaire de mettre au point des méthodes d’observations et de diagnostics à l’échelle d’exploitations agricoles adaptées au territoire et d’expérimenter de nouvelles méthodes de conseils auprès des agriculteurs multi thématiques.

Téléchargeable en PDF ici.

ParJulien Vergne

Inventaire des chiroptères présents sur les zones forestières de la partie nord du site N2000

invent_chiros_N2000Moulis_2016

 

Contexte d’étude et objectifs :

Le site Natura 2000 Chars de Moulis et de Liqué, grotte d’Aubert, Soulane de Balaguères et de Sainte-Catherine, granges des vallées de Sour et d’Astien est concerné par la Zone Spéciale de Conservation (ZSC) FR7300836. Parmi les espèces d’intérêt communautaire listées dans le formulaire standard du site figurent plusieurs espèces de chiroptères :
Grand rhinolophe (Rhinolophus hipposideros)
Petit rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum)
Rhinolophe euryale (Rhinolophus euryale)
Petit murin (Myotis blythii)
Barbastelle commune (Barbastella barbastellus)
Minioptère de Schreibers (Miniopterus schreibersii)
Murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus)
Murin de Bechstein (Myotis bechsteinii)
Grand murin (Myotis myotis)

Le formulaire précise également la présence des espèces suivantes qui, bien que ne relevant pas d’un intérêt communautaire, n’en reste pas moins des espèces à très forts enjeux (toutes les espèces de chauves-souris sont inscrites dans l’Arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste des mammifères terrestres protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection) :
Serotine commune (Eptesicus serotinus)
Murin à moustaches (Myotis mystacinus)
Murin de Natterer (Myotis nattereri)
Noctule commune (Nyctalus leisleri)
Pipistrelle commune (Pipistrellus pipistrellus)
Vespère de Savi (Hypsugo savii)
Oreillard roux (Plecotus auritus)
Oreillard gris (Plecotus austriacus)
Molosse de Cestoni (Tadarida teniotis)
Pipistrelle de Kuhl (Pipistrellus kuhlii)
Murin de Daubenton (Myotis daubentonii)

Ainsi, 20 des 27 espèces de chiroptères présentes dans le département de l’Ariège ont été contactées sur le site dont toutes les espèces d’intérêt communautaire connues dans le département ce qui fait du site des Chars de Moulis un site d’intérêt majeur pour les chiroptères. L’une des raisons de l’intégration de ce site dans le réseau N2000 concerne la richesse du patrimoine bâti (granges foraines) qui abrite de nombreuses colonies de Petit Rhinolophe.

L’une des fiches actions du document d’objectifs prévoit la réalisation d’inventaires complémentaires sur les chiroptères. Sur la partie Nord du site, la fréquentation des chiroptères dans les zones ouvertes est à ce jour bien connue alors que nous nous n’avons aucune idée de la diversité spécifique et de l’activité des chiroptères dans les massifs forestiers qui les entourent.

Ainsi, suite à la demande de l’animateur du site, l’ONF et l’ANA se sont associés pour proposer une étude qui permette :

  • de compléter la liste des espèces présentes sur le site par la réalisation d’un
    inventaire exhaustif des populations de chiroptères présentes sur les zones
    forestières de la partie nord du site
  • d’avoir une idée de l’activité des chiroptères

Document téléchargeable en PDF ici.

ParJulien Vergne

Le groupe botanique a fait une sortie inventaire sur le Salat

Le 28 mars 2017, dix personnes du Groupe Botanique se sont retrouvées à Saint-Girons pour faire un inventaire des plantes rencontrées au bord du Salat.
C’est dans la bonne humeur que nous avons pu répertorier la liste des espèces ci-dessous.
Nous avons pu ainsi enrichir le site de saisie de données et passer un après-midi très agréable pour tous, à partager nos connaissances et notre passion des petites fleurs…

A renouveler !

Vous pouvez télécharger ici la liste des espèces trouvées au bord du Salat

ParJulien Vergne

L’animal emblématique des Pyrénées est menacé

La Gazette Ariégeoise, le 25/11/16, en lien avec les travaux à Fougax et Barrineuf

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ParJulien Vergne

21/09 : la rentrée des mercredis de l’Ana

mercredi ana 2109Pour la rentrée des mercredis de l’Ana, le Docteur Vilagines Lydia, vétérinaire, nous a présenté une étude : « Vigilance Poison des rapaces de montagne ».

Ce programme de surveillance de la mortalité des rapaces a débuté en 2005 à travers le réseau Pyrénées Vivantes (en collaboration avec la LPO, le Parc National des Pyrénées, l’ONCFS, l’ONF, les fédérations de chasse …). Les objectifs sont de connaître les causes de mortalité, d’identifier les menaces et de connaître les contaminations environnementales des rapaces nécrophages rupestres.

Lydia nous a tout d’abord présenté les espèces concernées par ce dispositif : le Gypaète barbu, le Vautour fauve, le Vautour percnoptère et le Milan royal, toutes observables sur l’ensemble de la chaîne des Pyrénées. Trois d’entre elles font l’objet d’un plan national d’action et sont nicheuses en Ariège. Lydia nous a communiqué le nombre d’individus par espèces (répartition sur les départements), les critères de détermination (couleur, taille, envergure…), les régimes alimentaires et les statuts de protection.

Sur dix années d’étude, 219 cadavres de rapaces ont été trouvés dans les Pyrénées. Pour chaque individu, Lydia effectue l’autopsie, les radios et des analyses toxicologiques sont réalisées au laboratoire de toxicologie de l’école vétérinaire de Lyon (divers pesticides, les métaux lourds, les anticoagulants). L’étude montre que les principales causes de mortalité des rapaces sont d’origine anthropique (poison, tir, électrocution, collision). L’étude a montré que le plomb, contaminant trouvé systématiquement sur tous les oiseaux autopsiés, avait une implication délétère dans la survie des animaux contaminés.

Après divers échanges avec le public, la soirée s’est terminée autour d’un repas partagé. Nous remercions une nouvelles fois Lydia pour sa présence aux mercredis de l’Ana.

Pour plus d’informations sur le programme « Vigilance Poison » : rendez-vous sur le site www.pourdespyrénéesvivantes.fr

ParJulien Vergne

Le Peuple des Falaises en ligne

Le contenu du DVD-rom “Le Peuple des Falaises” est désormais en ligne!

“Le Peuple des Falaises” est un outil pour sensibiliser les grimpeurs à la biodiversité des falaises.

Cet outil, sous forme de DVD-rom, comprend : 

– le teaser du DVD : dailymotion, youtube


– un film de 20 minutes présentant la biodiversité des falaises en lien avec l’escalade : dailymotion, youtube


le témoignage d’un grimpeur sur le lien entre la biodiversité rupestre et la pratique de l’escalade
le témoignage d’un naturaliste sur le lien entre la biodiversité rupestre et la pratique de l’escalade
une carte des principaux sites naturels d’escalade en Ariège


un livret présentant une quarantaine d’espèces animales et végétales ainsi qu’une démarche partenariale et une gestion concertée de sites à forts enjeux sportifs et naturalistes

Le festival EXPLOS, l’ADT 09, la DDCSPP 09, la DRJSCS Midi-Pyrénées, le CD FFME 09 et plusieurs grimpeurs professionnels sont partenaires de ce projet.
Les fondations Petzl, Nicolas Hulot et Nature & Découvertes, la DREAL Midi-Pyrénées et le Conseil Régional de Midi-Pyrénées sont financeurs.