Archive de l’étiquette haute ariege

ParMarina Leonetti

Adour Garonne novembre 2017: « Les zones humides n’ont plus de secret en Ariège »

L’inventaire a été mené de façon systématique sur tout le département grâce au travail complémentaire du Parc Naturel Régional (PNR) et l’Association des naturalistes Ariégeois (ANA). Les données respectant la méthodologie d’Adour-Garonne ont été intégrées dans la Système d’Information sur l’Eau (SIE). Chaque commune dispose ainsi d’une carte précise des zones humides de son territoire. De là à systématiser leur prise en compte dans les projets pouvant les impacter, il n’y a qu’un pas… Autant de situations où il faut, au préalable, s’enquérir de la présence des zones humides et de la manière de les préserver. Ce sont donc tous les acteurs potentiels qu’il faut arriver à informer.

Pour voir l’article complet, cliquez ici.

Pour plus d’information, vous pouvez aller sur la page de la CAT 

ParMarina Leonetti

Juillet/août 2017 : La gentiane jaune

Gentiane-jaune-CatherinePas vraiment d’avis de recherche sous la forme habituelle de l’ANA pour cet été, mais nous relayons un projet mis en place par le Conservatoire Botanique Naturel des Pyrénées et de Midi-Pyrénées 
En effet, cette année, le CBNPMP lance un inventaire participatif de la Gentiane jaune.

Plante sauvage de montagne, la Gentiane jaune (Gentiana lutea L.) a de nombreuses propriétés qui ont fait sa renommée en médecine populaire. Les Pyrénéens connaissent son amertume « qui fait du bien ». La Gentiane jaune met du temps à pousser et à se reproduire (elle peut vivre 60 ans), or sa racine est aujourd’hui abondamment cueillie pour l’industrie (liquoristerie, pharmacie, alimentation). Des enjeux de conservation apparaissent ! 
Pour participer à l’inventaire, rendez-vous sur le site dédié www.gentianejaune.fr
En plus de l’inventaire de la Gentiane jaune, nous faisons appel à votre curiosité, votre motivation et votre passion pour la nature d’Ariège pour vous lancer à la recherche de la Gentiane de Burser (Gentiana burseri Lapeyr.) et noter vos observations de ces 2 plantes sur le site de saisie de données de l’ANA (http://saisie.ariegenature.fr/) !

Pour ces deux plantes, les confusions lors de la déterminations sont possibles. Vous trouverez dans les fichiers joints et sur les liens suivants :
Gentiane jaune :
http://www.botaniste-en-herbe.net/liste/09/ariege/noms-francais/fiche-fleur/330/gentiane-jaune.html
Gentiane de Burser :
http://www.botaniste-en-herbe.net/liste/09/ariege/noms-francais/fiche-fleur/329/gentiane-de-burser.html
ParMarina Leonetti

Inventaires complémentaires des chiroptères du Site N2000 Mont Cein, Mont Béas, Tourbière de Bernadouze

Compl_invent_chiro2014_N2000_Mt-Cein

Contexte :

Le site Mont-Ceint, Mont- Béas, tourbière de Bernadouze est localisé au coeur du massif des Pyrénées ariégeoises. A cheval sur les communes de Suc et Sentenac, Le Port, Aulus les Bains, Ercé, et Auzat, pour une superficie d’environ 2200 hectares, ce site englobe le secteur hautement réputé de l’étang de l’Hers.

Le site d’étude est localisé à l’est de la partie centrale des Pyrénées, à des altitudes comprises entre 950 mètres au niveau des prairies de la commune de Suc et Sentenac et 2088 mètres au Pic de Girantes ou Mont Ceint.

La ligne de crête orientée Nord-Sud allant du Port de Lers au Port de Saleix en passant par le Mont-Ceint marque la séparation entre la Haute Ariège (vallée de Vicdessos) et le Couserans (bassin du Haut-Salat).
Directement au contact de la chaîne axiale, le site est entouré au Sud par le Pic Rouge de Bassiès 5 (2677 m) et prolongé au nord par le massif du pic des Trois Seigneurs (2199 m) qui s’étend sur 10 km du Port de Lhers au col de Port où il rejoint le massif de l’Arize.

Ce site se trouve donc dans la zone primaire axiale des Pyrénéens (c’est à dire au sud de la faille Nord Pyrénéenne). La géologie y est principalement constituée de roche sédimentaire (calcaire et dolomie) ayant subi de fortes pressions et donc du métamorphisme durant l’orogénèse. Point fort original du site : le secteur de l’Etang de l’Hers est constitué d’une roche ultrabasique (la Lherzolite) dont la localité du gisement a donné le nom à la roche. La géologie du site est à l’origine de la quasi absence d’eau libre en mouvement (ruisseau et rivière) car le contexte karstifié fait que l’eau circule plutôt dans le milieu souterrain.
La géomorphologie y est assez typique des secteurs montagnards et subalpins où l’érosion glaciaire et nivale a modelé le paysage.

La climatologie du secteur est typique des milieux montagnards/subalpins pyrénéens, avec des précipitations neigeuses conséquentes durant la période hivernale. Cela engendre nécessairement des adaptations importantes pour la faune et la flore, qui se trouvent dans la neige à minima 4 mois dans l’année. Toutefois nous pourrons distinguer deux zones où l’influence climatique est légèrement différente :

  • La zone couserannaise (au sud et à l’ouest de la ligne de crête Mont-Cein, Mont Béas, bassin versant du Haut Salat), qui reçoit directement les perturbations les plus actives dans ce secteur des Pyrénées, soit les perturbations atlantiques venant de l’Ouest, Nord/Ouest. Les précipitations annuelles y sont donc plus importantes ;
  • la zone de l’étang de l’Hers et du Vicdessos, à l’abri de ce chaînon Mont Cein, Mont Béas accueille des précipitations légèrement moins importantes.

Afin de comprendre et expliquer la répartition des espèces dans ce site N2000, l’ensemble des composantes citées précédemment doivent être prises en considération.
Pour résumer, ce contexte bioclimatique est apparenté aux secteurs montagnards et subalpins des Pyrénées où l’influence climatique prépondérante est le climat océanique.

Le paysage du site N2000 Mont-Ceint, Mont- Béas, tourbière de Bernadouze est le reflet d’une forte activité anthropique sur ces territoires montagnards. Plusieurs études palynologiques ont permis de retracer ces activités dans le temps, et ce depuis près de 20000 ans (Cf. Document d’Objectif).
Aujourd’hui, malgré une activité pastorale en diminution, l’élevage reste une des activités prédominante sur le site, avec plusieurs Associations Foncières Pastorales et Groupements Pastoraux sur le site.
Le site touristique de l’étang de l’Hers est un des hauts lieux touristiques pour les « sports de plein air » d’Ariège. L’accessibilité du site a fait qu’il est utilisé l’hiver pour le ski de fond, la randonnée pédestre, et l’été pour la pêche et les randonnées pédestres avec de nombreux sentiers balisés qui circulent dans le site N2000. Les intersaisons sont des moments calmes autour de l’étang de l’Hers. L’exploitation forestière est assez faible sur le site, qui requiert plutôt une volonté de protection.

L’évolution paysagère du site d’étude compose donc actuellement entre milieux prairiaux (de fauche et/ou de pâturage) dans les fonds de vallons, milieux forestiers avec une succession de la typologie forestière selon l’altitude, tourbières et eau libre close, et pelouses d’altitude, où le bétail se trouve en estive.
Cette mosaïque de milieux, liée à un gradient altitudinal important, fait de ce site un lieu privilégié pour la chasse des chiroptères.

Ce document est téléchargeable en PDF ici.

ParAdmin Site Ana

Le projet Interagri « Terre d’Hommes et de Biodiversité en Douctouyre »

RF_THBD_2015Rapport final Projet Interagri « Terre d’Hommes et de Biodiversité en Douctouyre » Décembre 2014.

Introduction :

Ce projet intitulé INTERAGRI « Terre d’hommes et de biodiversité en Douctouyre » vise à démontrer, à travers une démarche territorialisée réunissant des acteurs très différents du territoire, l’intérêt d’intégrer la biodiversité dans les pratiques agricoles ou des projets d’aménagements.

Ce territoire se situe en Ariège, un département où l’agriculture est pénalisée à la fois par des terres peu productives en montagne et par le relief. Au cœur du territoire du Pays des Pyrénées Cathares, composé de 14 communes (13000 ha) présentant des activités agricoles traditionnelles (polyculture élevage) qui ont générées des paysages variés. Il héberge une biodiversité remarquable élevée et des réservoirs de biodiversité (TVB). Il correspond à une entité géographique particulièrement originale et bien définie, contrastant avec la plaine et les coteaux environnants. Le territoire est en grande partie recouvert par des Zones Naturelles d’Intérêt Ecologiques Floristiques et Faunistiques (ZNIEFF) 2eme génération. Sur le plan biogéographique, ce territoire est une voie de pénétration privilégiée de l’influence méditerranéenne.

Les enjeux et les dynamiques liées à la biodiversité sont forts :

  • d’une part certains systèmes herbagers difficilement accessibles sont abandonnés ce qui enclenchent un processus d’embroussaillement, défavorable au maintien en bon état de conservation de ces réservoirs de biodiversité et de la qualité des corridors écologiques associés ;
  • d’autre part, de nouvelles attentes de nouveaux acteurs hors champ agricole émergent (résidents, environnementalistes, prestataires de services, collectivités territoriales, associations…) vis-à-vis de l’agriculture (agrotourisme, vente de proximité, entretien du paysage, services environnementaux).

Par ailleurs, des actions partenariales constructives avec les collectivités du territoire, la Chambre d’agriculture et la SCOP du Douctouyre déjà enclenchées ont permis l’émergence de ce projet territorial à la croisée de deux thématiques fortes : biodiversité et pratiques anthropiques (principalement agricole).

Le principal objectif de ce projet est d’expérimenter une organisation de partenariat à l’échelle d’un territoire pertinent afin d’intégrer la biodiversité dans les pratiques agricoles, en associant des acteurs du monde agricole afin de développer efficacement son atout économique, social et environnemental et hors champ agricole (résidents, environnementalistes, prestataires de services, collectivités locales, associations …).

Le second objectif est d’expérimenter des outils de vulgarisation pour transférer, diffuser, valoriser les résultats et rendre accessible l’information auprès des agriculteurs (formation initiale et formation continue) ainsi qu’auprès des acteurs locaux. Pour atteindre ces objectifs, il a été nécessaire de mettre au point des méthodes d’observations et de diagnostics à l’échelle d’exploitations agricoles adaptées au territoire et d’expérimenter de nouvelles méthodes de conseils auprès des agriculteurs multi thématiques.

Téléchargeable en PDF ici.

ParAdmin Site Ana

Sortie du 13.05.17 : La végétation méditerranéenne

05.13_Compte_rendu_végétation_méditerranéenne.

 

 

 

 

 

Vous trouverez le compte rendu de la sortie de Gilles Labatut en PDF ici