Archive de l’étiquette montagne

ParMarina Leonetti

L’Atlas de la Biodiversité Communale continue sur le Pays de Mirepoix !

Les animations pour découvrir et se former à l’identification de la faune, la flore et la fonge vont recommencer sur les pourtours de Montbel ainsi que sur les coteaux agricoles de Montbel et Mirepoix. 

L’enjeu pour les coteaux agricoles sera de vérifier la présence d’espèces protégées sur les espaces ouverts et sur les zones humides, afin d’accompagner les agriculteurs du secteur dans le maintien de la biodiversité par la mise en place de Mesures Agro-Environnementales et Climatiques (MAEC).     

Une réunion publique aura lieu ce vendredi 29 mars à 20h30 à la Mairie de Teilhet afin de vous présenter le déroulé de l’étude et vous expliquer les objectifs. 

Bien-sûr une seconde réunion vous sera proposée sur le secteur de Montbel courant avril-mai.

 

A très bientôt et n’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations !

https://ariegenature.fr/activites/atlas-de-la-biodiversite-communale-abc-dans-le-pays-de-mirepoix/

ParYannick Porcheron

La Dépêche du midi du 24 Juillet 2018 : « Les mercredis naturalistes de la RNR »

L’Association des naturalistes de l’Ariège (ANA) propose les mercredis naturalistes de la RNR (réserve naturelle régionale) du massif du Saint-Barthélemy. Il s’agit de randonnées pour partir à la découverte de la faune, de la flore et de toutes les richesses de la réserve naturelle du massif. Les amoureux de la nature seront emmenés par Laurent Servières qui leur fera découvrir le magnifique patrimoine naturel de la RNR.

Prochaines sorties : demain, les 8 et 22 août, de 9 h 30 à 17 h 30. Rendez-vous à 9 h 30, à la maison de la réserve, 104 ter, village, à Montségur. Inscription obligatoire auprès de la RNR : laurent.s@ariegenature.fr ; tél. 05 61 65 44 82.

ParYannick Porcheron

La Dépêche du Midi du 13 Juillet 2018 : « Des gîtes tout confort pour le desman des Pyrénées »

C’est à Aston, au bord de la rivière du même nom, que l’association des naturalistes de l’Ariège (Ana) vient constater début juillet les premiers résultats des travaux réalisés en novembre 2017. L’équipe de Léa de Sauverzac, Pauline Levenard et Vincent Lacaze a reconstitué les berges des affluents de la rivière Aston avec le concours de trois propriétaires terriens, de façon à favoriser l’installation du desman, le petit rat-trompette endémique des Pyrénées et de la péninsule ibérique menacé d’extinction.

« On savait que le desman était très présent dans la rivière Aston, donc on a profité du projet Life + [financé pour moitié par la Commission Européenne, N.D.L.R.] pour mener des actions an faveur du desman, explique Vincent Lacaze, coordinateur à l’Ana et du projet Life + pour l’Ariège. Nous avons réhabilité un ancien canal de manière à établir une zone refuge pour le desman en cas de grosse crue de l’Aston, avec un débit maîtrisable et de la roche pour recréer un habitat favorable. On a reconstitué un petit ruisseau, avec des radiers, des caches, des dessous de berges… Et on a même installé des gîtes artificiels ».

Réunis par la fondation d’entreprise Hermès

Des gîtes qui ont été fabriqués par La Colline, un collectif d’artisans, de designers et d’ingénieurs réunis par la fondation d’entreprise Hermès. Le projet ariégeois à destination du desman a notamment été piloté par Richard Fournier, ébéniste à L’Aiguillon : « On a construit et enterré une structure en bois et en osier de trois mètres sur trois, en forme de réseau pour permettre au desman d’y évoluer, détaille l’artisan. On a voulu aller plus loin afin de pouvoir observer ce qui se passait à l’intérieur, c’est pour cela qu’on a ajouté des petits accès pour passer des caméras et voir si les gîtes sont habités par le desman, ou par autre chose ».

Ces gîtes expérimentaux n’avaient encore jamais été testés ailleurs. Si ceux-ci venaient à plaire au desman, d’autres habitats artificiels pourraient être implantés sur des cours d’eau délaissés par le rongeur aquatique.

Seulement deux espèces de desman dans le monde

« En parallèle aux gîtes, nous avons mis en place des tunnels de suivi de crottes, car le seul moyen de savoir si le desman est présent, c’est de rechercher ses crottes, et on s’est rendu compte qu’il aimait bien les faire à l’abri, sous ces tunnels, dit Vincent Lacaze. Ça nous permet de suivre la présence de l’animal dans un temps réduit ».

Pour le moment, les naturalistes n’ont pas détecté de traces du passage du rat-trompette depuis l’hiver, ni dans ses nouveaux quartiers, ni sous les tunnels, mais l’équipe compte bien poursuivre ses efforts : « On s’efforce depuis 2008 à travailler sur l’animal, mais le gros problème, c’est qu’il faut le connaître pour pouvoir le protéger. Or, c’est un des mammifères les moins bien connus d’Europe. Petit à petit, on arrive à mieux appréhender le mode de vie du desman, mais on est encore qu’au début de ce qu’on peut faire pour lui, confie le naturaliste. C’est important de continuer à le protéger. C’est un petit animal unique. Il n’y a que deux espèces de desman dans le monde : une en Russie, et une qui vit chez nous, dans les Pyrénées. »

voir la vidéo

ParMarina Leonetti

Une mare ! Près de chez moi ? Avis de recherche

Il n’existe pas à ce jour d’inventaire des mares de Midi-Pyrénées. Or les mares sont des réservoirs de biodiversité considérables pour la faune et la flore ! Elles constituent des haltes migratoires pour les oiseaux, des lieux de pontes pour les odonates et les amphibiens, des points de chasse, des lieux de vie ou points d’eau pour d’autres animaux… Elles ont un rôle hydrologique fondamental dans la régulation du cycle de l’eau (stockage et épuration de l’eau, prévention des crues, …). En outre, elles forment un élément essentiel de la Trame Verte et Bleue en assurant une connexion écologique entre les milieux. Élément incontournable de notre patrimoine, elles sont aussi bénéfiques à l’homme, témoins des activités passées ou présentes, notamment dans le pastoralisme en constituant des points d’abreuvement du bétail.

C’est dans ce cadre qu’a été mis en place un avis de recherche des mares. 

Cliquez ici pour ouvrir l’avis de recherche. 

ParMarina Leonetti

Livret de 10 plantes exotiques envahissantes en Occitanie

Livret réalisé dans le cadre de nos actions sur les plantes exotiques envahissantes, avec les CPIE Bigorre Pyrénées, Quercy Garonne,  Bassin de Thau et le CBNPMP

Livret en PDF

ParMarina Leonetti

Nouveau site du Conservatoire Botanique National : les messicoles !

Le Conservatoire Botanique National des Pyrénées et de Midi Pyrénées met en ligne un nouveau site web dédié aux plantes messicoles : messicoles.cbnpmp.fr
Vous y trouverez des informations sur ces plantes, sur leur déclin et sur les enjeux liés à leur préservation mais aussi l’actualité sur les actions de conservation mises en œuvre sur le territoire de Midi-Pyrénées.

Les actions menées bénéficient d’une dynamique partenariale engagée depuis 2005 par le Conservatoire Botanique National des Pyrénées et de Midi Pyrénées pour le maintien et la restauration de la diversité végétale remarquable des champs en Midi Pyrénées. Cette dynamique est soutenue par la Région Occitanie, l’État et l’Europe et implique associations naturalistes, gestionnaires et représentants du monde agricole.

ParMarina Leonetti

Prospection et comptage simultané des dortoirs à busards dans la plaine d’Ariège

En Ariège il est possible d’observer 4 espèces différentes de busards. Le Busard cendré et le Busard Saint-Martin sont deux espèces nicheuses du département alors que le Busard des roseaux et le rarissime Busard pâle ne sont observables qu’en dehors des périodes de nidification.

Parmi ces 4 espèces, seuls le Busard Saint-Martin et le Busard des roseaux sont observables en hiver. Le soir, ces oiseaux se rassemblent en un même lieu pour passer la nuit : on appelle cela un « dortoir ».

Ces dortoirs présentent certaines caractéristiques suivant les régions. En Ariège, les oiseaux semblent privilégier les friches herbacées hautes, où quelques ronces sont encore présentes et pourraient permettre de limiter la prédation par les renards par exemple.

Dénombrer les oiseaux sur ces dortoirs permet d’une part de suivre les effectifs de ces hivernants, mais aussi de cibler les milieux dont les enjeux sont forts pour la conservation de ces espèces. Le Busard Saint-Martin est classé « en danger » d’extinction à l’échelle des deux ex-régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon en tant que nicheur, ce qui implique de rester aussi vigilant sur les populations hivernantes.

En 2017, forts de 10 bénévoles sur 7 soirées, deux dortoirs ont été découverts. Le comptage simultané (suivi par d’autres départements où ces espèces sont suivies) du 6 Décembre a permis de dénombrer une douzaine oiseaux différents. Ces résultats sont encourageants et nous incitent à continuer les prospections, qui s’opéreront de manière plus opportuniste que systématique pour la fin de cet hiver.

Pour nous aider, contactez-nous par mail pour participer aux suivis (thomas.c@ariegenature.fr) ou saisissez vos observations à l’adresse suivante : http://saisie.ariegenature.fr/. N’oubliez pas de préciser l’heure ou durée de l’observations ainsi que la direction de l’oiseau dans le champ remarque.

Merci à tous les bénévoles qui ont participé à ces prospections !

ParMarina Leonetti

Adour Garonne novembre 2017: « Les zones humides n’ont plus de secret en Ariège »

L’inventaire a été mené de façon systématique sur tout le département grâce au travail complémentaire du Parc Naturel Régional (PNR) et l’Association des naturalistes Ariégeois (ANA). Les données respectant la méthodologie d’Adour-Garonne ont été intégrées dans la Système d’Information sur l’Eau (SIE). Chaque commune dispose ainsi d’une carte précise des zones humides de son territoire. De là à systématiser leur prise en compte dans les projets pouvant les impacter, il n’y a qu’un pas… Autant de situations où il faut, au préalable, s’enquérir de la présence des zones humides et de la manière de les préserver. Ce sont donc tous les acteurs potentiels qu’il faut arriver à informer.

Pour voir l’article complet, cliquez ici.

Pour plus d’information, vous pouvez aller sur la page de la CAT 

ParMarina Leonetti

A la recherche du Busard St-Martin !

Dans le but d’améliorer la connaissance sur le Busard Saint-Martin, nous initions des prospections à la recherche de leurs dortoirs hivernaux.
Ces rapaces plutôt solitaires à la belle saison se regroupent en hiver pour passer la nuit.
Les premières recherches auront lieu dans la plaine à l’Est de Pamiers.
Ces prospections prendront part le mardi soir – au départ du parking du Norauto à Verniolle vers 17h.
Afin de participer et s’informer sur d’éventuelles modifications, contacter Thomas Cuypers (thomas.c@ariegenature.fr – 06.81.92.65.33).
Débutants et expérimentés sont tous bienvenus.
De nombreux autres oiseaux pourront être observés !

ParMarina Leonetti

La Dépêche du Midi 17 octobre : « Des étudiants au secours d’un papillon rare et menacé »

Pendant deux jours, une vingtaine d’étudiants du lycée agricole de Pamiers se sont retroussé les manches pour rouvrir un milieu et favoriser le développement d’un papillon, rare et menacé : l’azuré des mouillères. Cette initiative est portée par l’Association des naturalistes de l’Ariège. Reportage.

Pour ces vingt étudiants appaméens, engagés depuis trois ans maintenant dans un bac professionnel «gestion des milieux naturels et de la forêt», la réouverture d’un milieu tel que cette prairie située dans Le Mas-d’Azil relève d’un exercice grandeur nature. Mais pas que.

C’est aussi pour eux l’occasion de venir en aide à une espèce rare et protégée : le papillon l’azuré des mouillères.

Ce petit papillon, de couleur marron et reconnaissable par ses ailes ornées de deux lignes de points noirs cerclés de blanc, est une espèce qui a besoin d’un milieu bien spécifique pour se développer, d’où sa rareté.

L’Association des naturalistes de l’Ariège (ANA) a donc lancé un chantier école afin de faire de sa préservation une priorité. Alexis Calard, chargé de mission à l’ANA, précise : «Ce chantier s’inscrit dans le cadre d’un appel à initiatives lancé par l’agence de l’eau Adour-Garonne en faveur de la biodiversité».

Après avoir déposé un dossier pour la restauration de ce milieu, les voilà aujourd’hui sur la propriété d’Oscar Endtz, au lieu-dit La Quérette, au Mas-d’Azil. «L’objectif est de rouvrir le milieu qui, après une cessation d’activité agricole, a eu tendance à se fermer, indique Alexis Calard aux élèves appaméens. Comme la plupart des papillons, l’azuré des mouillères est lié à une plante, la gentiane pneumonanthe, ainsi qu’à des fourmis du genre myrmica qui vont l’accueillir dans la fourmilière pour passer l’hiver. Ces deux composants sont essentiels à la survie du papillon.»

Première étape, repérer les gentianes dans la prairie, les marquer, avant de débroussailler et nettoyer la zone. Armés de débroussailleuses, de tronçonneuses ou simplement de leurs mains, les étudiants s’activent, sérieusement.

Il faut dire que pour eux, cet exercice est un passage obligé dans l’obtention de leur diplôme. «C’est un moment important pour eux puisque c’est noté, reconnaît Anouck Izard, professeur d’aménagement au lycée agricole de Pamiers. C’est aussi l’occasion pour eux de mettre en relation tout ce qu’ils apprennent en cours. Mais également d’avoir la transversalité entre toutes les matières. Il y a de l’aménagement, la gestion de la nature, l’écologie, la biologie ou bien encore les cours d’agroéquipement puisqu’ils utilisent du matériel manuel ou à moteur.» Un échange de bons procédés pour l’ANA qui travaille depuis quelques années déjà avec le lycée appaméen. «Les étudiants ressortent avec plus de connaissances et cela nous permet de mettre en place des chantiers que l’on n’aurait pas pu réaliser, faute de moyen», ajoute Alexis Calard. Un travail salué par le propriétaire des lieux qui a lui-même sollicité l’Association des naturalistes de l’Ariège. Un cercle vertueux où tout le monde y gagne.

Océane Oulés – La Dépêche du Midi

Pour voir l’article complet, cliquez ici.