Archive de l’étiquette montagne

ParMarina Leonetti

Juillet/août 2017 : La gentiane jaune

Gentiane-jaune-CatherinePas vraiment d’avis de recherche sous la forme habituelle de l’ANA pour cet été, mais nous relayons un projet mis en place par le Conservatoire Botanique Naturel des Pyrénées et de Midi-Pyrénées 
En effet, cette année, le CBNPMP lance un inventaire participatif de la Gentiane jaune.

Plante sauvage de montagne, la Gentiane jaune (Gentiana lutea L.) a de nombreuses propriétés qui ont fait sa renommée en médecine populaire. Les Pyrénéens connaissent son amertume « qui fait du bien ». La Gentiane jaune met du temps à pousser et à se reproduire (elle peut vivre 60 ans), or sa racine est aujourd’hui abondamment cueillie pour l’industrie (liquoristerie, pharmacie, alimentation). Des enjeux de conservation apparaissent ! 
Pour participer à l’inventaire, rendez-vous sur le site dédié www.gentianejaune.fr
En plus de l’inventaire de la Gentiane jaune, nous faisons appel à votre curiosité, votre motivation et votre passion pour la nature d’Ariège pour vous lancer à la recherche de la Gentiane de Burser (Gentiana burseri Lapeyr.) et noter vos observations de ces 2 plantes sur le site de saisie de données de l’ANA (http://saisie.ariegenature.fr/) !

Pour ces deux plantes, les confusions lors de la déterminations sont possibles. Vous trouverez dans les fichiers joints et sur les liens suivants :
Gentiane jaune :
http://www.botaniste-en-herbe.net/liste/09/ariege/noms-francais/fiche-fleur/330/gentiane-jaune.html
Gentiane de Burser :
http://www.botaniste-en-herbe.net/liste/09/ariege/noms-francais/fiche-fleur/329/gentiane-de-burser.html
ParMarina Leonetti

Valorisons les “breilhs” des berges de nos rivières

Le syndicat du bassin Hers (SBGH) a réuni, récemment, dans la salle Paul-Dardier, un grand nombre de partenaires pour le lancement d’une étude visant la restauration des espaces forestiers appelés “breilhs”.
breilhs 001

ParMarina Leonetti

Espèces patrimoniales : amélioration de la connaissance en Ariège du Lézard ocellé et du Seps strié

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Contexte et objectifs :

Le Lézard ocellé et le Seps strié sont deux espèces à affinité méditerranéenne, affectionnant particulièrement les milieux ouverts, avec un taux de roches affleurântes important (pour le Lézard ocellé) et une végétation plutôt dense pour le Seps strié. Ces affinités écologiques font qu’il est possible de rencontrer ses deux espèces sur les mêmes milieux.

En Ariège, la localisation des prospections a été basée sur une photo-interprétation des milieux paraissant favorable au Lézard ocellé. Bien souvent les prospections se sont avérées négatives pour cette dernière espèces mais positives pour le Seps strié.

Ces deux sauriens sont très discrets, et ce phénomène est accentué lorsque nous nous situons dans des populations relictuelles et/ou en limite d’aires de répartition, ce qui est certainement le cas du département ariégeois. Les découvertes réalisées par les naturalistes cette dernière décennie en Ariège, démontre une répartition passée du Lézard ocellé sur toute la chaine du Plantaurel et des Petites Pyrénées. La progression de cette population vers l’ouest se serait arrêtée faute d’habitats favorables.

La déprise du milieu agricole provoque inexorablement la fermeture des milieux. Les habitats des espèces typiques des milieux ouverts sont de plus en plus réduits en termes de superficie et par conséquent déconnectés entre eux. Cette dernière information a pour conséquence d’isoler les populations entres elles, provocant un épuisement génétique pour les populations reliques.

Le Lézard ocellé est une espèce classée « Vulnérable » (VU) sur la liste rouge nationale. En effet, la situation est très préoccupante et un déclin brutal de populations continentales est enregistré depuis peu (Cheylan & Grillet 2004). Par ailleurs cette espèce bénéficie depuis peu d’un Plan National d’Action (PNA en faveur du Lézard ocellé).

Pour le Seps strié, plus abondant et moins vulnérable dans son aire de répartition, il est classé en « préoccupation mineure » (LC) sur la liste rouge nationale. Cependant la fermeture accélérée des milieux due à la déprise agricole, risque fortement d’impacter les effectifs. Les populations isolées doivent cependant être considérées comment très vulnérables et probablement au bord de l’extinction (Cheylan, Pottier, Grillet & Grisser 2012).

L’Ariège possède donc des populations de ces deux espèces qui semblent non seulement déconnectées des populations purement méditerranéennes, mais aussi déconnectées entres elles, faute d’un manque de corridors favorables.

Les objectifs de cette étude permettront de mieux connaître la répartition de ces espèces à l’échelle départementale. Ainsi nous pourrons appréhender le degré de connexion ou déconnexion de ces espèces, en visualisant physiquement les corridors écologiques et les parcelles où les espèces sont présentes. De ces précédents objectifs découleront l’élaboration d’une stratégie de gestion conservatoire adaptée pouvant être engagée dans un futur proche.
Bien sûr les résultats de cette étude seront harmonisés à l’échelle régionale avec la coordination des actions du PNA en faveur du Lézard ocellé.

Ce document est téléchargeable en PDF ici.

ParMarina Leonetti

Poster : La réserve Naturelle Régionale du Massif de St Barthélémy

poster_rnr-st-barthPoster de présentation de la RNR du massif de St Barthélémy.

ParJulien Vergne

Sortie du 25.05.17 : Sortie botanique à la carrière d’Uchentein

Le jeudi 25 mai a eu lieu une sortie botanique sur la commune de Balacet jusqu’à la carrière de marbre d’Uchentein.

Le compte rendu de la sortie est disponible en PDF ici.

ParJulien Vergne

Vautours : des analyses pour mettre fin à l’instrumentalisation et revenir à la raison

 Communiqué de presse du 15 mai 2014

Les Vautours fauves sont des rapaces nécrophages qui consomment des cadavres, jouant pleinement leur rôle d’équarrisseurs naturels et d’agents d’élimination des éléments pathogènes des écosystèmes montagnards. Dans de rares cas particuliers (mise bas difficile sans surveillance, bêtes
blessées ou malades), opportunistes, ils peuvent anticiper la mort d’un animal.

Sans vérification, sans analyse, sans recoupement, le Vautour est jeté en pâture à la vindicte publique. Ce climat de défiance, de dénonciation systématique, n’est profitable à personne :

  • il jette l’anathème sur une espèce protégée dont le lien avec le pastoralisme concourt à l’équilibre des milieux montagnards et à leur gestion sanitaire,
  • il amène certaines structures impliquées dans le dossier à prendre des postures caricaturales et empêche ainsi le nécessaire développement d’une réflexion et d’un dialogue serein quant à l’avenir de l’élevage en milieu montagnard.

Il faut sortir du flou, de la suspicion et de l’instrumentalisation, avoir des éléments indiscutables pour pouvoir agir. Aujourd’hui, les seuls chiffres dont nous disposons remontent à plus de 18 mois : seulement 16% des constats établis par les agents assermentés de l’État (soit 8 cas confirmés sur 52 déclarations en 2012 (Source : ONCFS)) confirment un rôle des vautours dans la mortalité du bétail en situation de difficulté (mise-bas difficile sans surveillance, bêtes blessées ou malades).

Qu’est-ce qui peut permettre de faire toute la vérité, de rétablir la confiance et d’apaiser les tensions ?

  • DES ANALYSES VÉTÉRINAIRES INDÉPENDANTES ET SYSTÉMATIQUES, pour compléter les constats effectués par les agents de l’État, dès l’instant où un éleveur manifeste un doute à propos de l’intervention de Vautours fauves sur du bétail domestique,
  • LA PUBLICATION TRIMESTRIELLE DES RÉSULTATS DE CES ANALYSES ET DES CONSTATS RÉALISÉS PAR PERSONNEL ASSERMENTE avec une information spécifique auprès de tous les acteurs impliqués dans ce dossier (gestionnaires d’estives, éleveurs, vétérinaires, associations de protection de la nature…).

Ces éléments rationnels devraient permettre de sortir de cette controverse.

Nous réitérons nos demandes pour qu’une décision dans ce sens soit prise par l’Etat afin de garantir une coexistence durable apaisée dont vautours et pastoralisme profiteront tous deux.

 

LISTE DES SIGNATAIRES

 

Télécharger le communiqué de presse

ParJulien Vergne

L’Ana en vidéo

Voici quelques vidéos réalisées lors de différents projets… Partager la publication “L’Ana en vidéo” FacebookGoogle+PinterestTwitterEmail

ParJulien Vergne

Les serpents d’Ariège

Elodie Courtois, chercheuse herpétologue au CNRS de Moulis, nous invite à nous faufiler aux milieux des hautes herbes et des croyances pour découvrir ces reptiles

ParJulien Vergne

“De la puce à l’oreille”, émissions de radio de l’Ana

De la puce à l’oreille” est une série d’émissions de radio sur différentes thématiques nature en Ariège, en partenariats avec quelques radios locales, réalisée avec le concours financier de l’Agence de l’Eau Adour Garonne, la Région Midi Pyrénées et l’Europe avec le FEDER.

Liste des émissions à écouter en ligne

Sur Radio transparence, les émissions seront diffusées les lundi à 19h00 et mercredi à 14h00, une semaine sur deux, comme suit :

Fréquences radio Transparence : 93.7 en Ariège et tout autour, 93.6 en Vallées d’Ax, 95 à Pamiers, 107 à Foix, 88.9 à la Bastide de Sérou

Sur Radio Couserans (RDC), les émissions seront diffusées les mardi à 13h00 et jeudi à 20h00, une semaine sur deux, comme suit :

Fréquences RDC : 94.7 FM Saint-Girons, Bas-Salat, 90.7 FM Bas-Salat et Comminges, 105.2 FM Castillon, Sentein, Saint-Lary, 99.2 FM Aulus les Bains, Couflens-Salau, Ercé, Oust, Sentenac d’Oust, Seix, Soueix, Ustou-Guzet, Massat, Aleu, Biert, Soulan, Boussenac, Le Port.