Archive de l’étiquette nature

ParMarina Leonetti

Prospection et comptage simultané des dortoirs à busards dans la plaine d’Ariège

En Ariège il est possible d’observer 4 espèces différentes de busards. Le Busard cendré et le Busard Saint-Martin sont deux espèces nicheuses du département alors que le Busard des roseaux et le rarissime Busard pâle ne sont observables qu’en dehors des périodes de nidification.

Parmi ces 4 espèces, seuls le Busard Saint-Martin et le Busard des roseaux sont observables en hiver. Le soir, ces oiseaux se rassemblent en un même lieu pour passer la nuit : on appelle cela un « dortoir ».

Ces dortoirs présentent certaines caractéristiques suivant les régions. En Ariège, les oiseaux semblent privilégier les friches herbacées hautes, où quelques ronces sont encore présentes et pourraient permettre de limiter la prédation par les renards par exemple.

Dénombrer les oiseaux sur ces dortoirs permet d’une part de suivre les effectifs de ces hivernants, mais aussi de cibler les milieux dont les enjeux sont forts pour la conservation de ces espèces. Le Busard Saint-Martin est classé « en danger » d’extinction à l’échelle des deux ex-régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon en tant que nicheur, ce qui implique de rester aussi vigilant sur les populations hivernantes.

En 2017, forts de 10 bénévoles sur 7 soirées, deux dortoirs ont été découverts. Le comptage simultané (suivi par d’autres départements où ces espèces sont suivies) du 6 Décembre a permis de dénombrer une douzaine oiseaux différents. Ces résultats sont encourageants et nous incitent à continuer les prospections, qui s’opéreront de manière plus opportuniste que systématique pour la fin de cet hiver.

Pour nous aider, contactez-nous par mail pour participer aux suivis (thomas.c@ariegenature.fr) ou saisissez vos observations à l’adresse suivante : http://saisie.ariegenature.fr/. N’oubliez pas de préciser l’heure ou durée de l’observations ainsi que la direction de l’oiseau dans le champ remarque.

Merci à tous les bénévoles qui ont participé à ces prospections !

ParMarina Leonetti

Adour Garonne novembre 2017: « Les zones humides n’ont plus de secret en Ariège »

L’inventaire a été mené de façon systématique sur tout le département grâce au travail complémentaire du Parc Naturel Régional (PNR) et l’Association des naturalistes Ariégeois (ANA). Les données respectant la méthodologie d’Adour-Garonne ont été intégrées dans la Système d’Information sur l’Eau (SIE). Chaque commune dispose ainsi d’une carte précise des zones humides de son territoire. De là à systématiser leur prise en compte dans les projets pouvant les impacter, il n’y a qu’un pas… Autant de situations où il faut, au préalable, s’enquérir de la présence des zones humides et de la manière de les préserver. Ce sont donc tous les acteurs potentiels qu’il faut arriver à informer.

Pour voir l’article complet, cliquez ici.

Pour plus d’information, vous pouvez aller sur la page de la CAT 

ParMarina Leonetti

A la recherche du Busard St-Martin !

Dans le but d’améliorer la connaissance sur le Busard Saint-Martin, nous initions des prospections à la recherche de leurs dortoirs hivernaux.
Ces rapaces plutôt solitaires à la belle saison se regroupent en hiver pour passer la nuit.
Les premières recherches auront lieu dans la plaine à l’Est de Pamiers.
Ces prospections prendront part le mardi soir – au départ du parking du Norauto à Verniolle vers 17h.
Afin de participer et s’informer sur d’éventuelles modifications, contacter Thomas Cuypers (thomas.c@ariegenature.fr – 06.81.92.65.33).
Débutants et expérimentés sont tous bienvenus.
De nombreux autres oiseaux pourront être observés !

ParMarina Leonetti

La Dépêche du Midi 17 octobre : « Des étudiants au secours d’un papillon rare et menacé »

Pendant deux jours, une vingtaine d’étudiants du lycée agricole de Pamiers se sont retroussé les manches pour rouvrir un milieu et favoriser le développement d’un papillon, rare et menacé : l’azuré des mouillères. Cette initiative est portée par l’Association des naturalistes de l’Ariège. Reportage.

Pour ces vingt étudiants appaméens, engagés depuis trois ans maintenant dans un bac professionnel «gestion des milieux naturels et de la forêt», la réouverture d’un milieu tel que cette prairie située dans Le Mas-d’Azil relève d’un exercice grandeur nature. Mais pas que.

C’est aussi pour eux l’occasion de venir en aide à une espèce rare et protégée : le papillon l’azuré des mouillères.

Ce petit papillon, de couleur marron et reconnaissable par ses ailes ornées de deux lignes de points noirs cerclés de blanc, est une espèce qui a besoin d’un milieu bien spécifique pour se développer, d’où sa rareté.

L’Association des naturalistes de l’Ariège (ANA) a donc lancé un chantier école afin de faire de sa préservation une priorité. Alexis Calard, chargé de mission à l’ANA, précise : «Ce chantier s’inscrit dans le cadre d’un appel à initiatives lancé par l’agence de l’eau Adour-Garonne en faveur de la biodiversité».

Après avoir déposé un dossier pour la restauration de ce milieu, les voilà aujourd’hui sur la propriété d’Oscar Endtz, au lieu-dit La Quérette, au Mas-d’Azil. «L’objectif est de rouvrir le milieu qui, après une cessation d’activité agricole, a eu tendance à se fermer, indique Alexis Calard aux élèves appaméens. Comme la plupart des papillons, l’azuré des mouillères est lié à une plante, la gentiane pneumonanthe, ainsi qu’à des fourmis du genre myrmica qui vont l’accueillir dans la fourmilière pour passer l’hiver. Ces deux composants sont essentiels à la survie du papillon.»

Première étape, repérer les gentianes dans la prairie, les marquer, avant de débroussailler et nettoyer la zone. Armés de débroussailleuses, de tronçonneuses ou simplement de leurs mains, les étudiants s’activent, sérieusement.

Il faut dire que pour eux, cet exercice est un passage obligé dans l’obtention de leur diplôme. «C’est un moment important pour eux puisque c’est noté, reconnaît Anouck Izard, professeur d’aménagement au lycée agricole de Pamiers. C’est aussi l’occasion pour eux de mettre en relation tout ce qu’ils apprennent en cours. Mais également d’avoir la transversalité entre toutes les matières. Il y a de l’aménagement, la gestion de la nature, l’écologie, la biologie ou bien encore les cours d’agroéquipement puisqu’ils utilisent du matériel manuel ou à moteur.» Un échange de bons procédés pour l’ANA qui travaille depuis quelques années déjà avec le lycée appaméen. «Les étudiants ressortent avec plus de connaissances et cela nous permet de mettre en place des chantiers que l’on n’aurait pas pu réaliser, faute de moyen», ajoute Alexis Calard. Un travail salué par le propriétaire des lieux qui a lui-même sollicité l’Association des naturalistes de l’Ariège. Un cercle vertueux où tout le monde y gagne.

Océane Oulés – La Dépêche du Midi

Pour voir l’article complet, cliquez ici.

ParMarina Leonetti

Sortie du 15.10.2017 : Sortie champignons au Col de Port

RDV dimanche 15 octobre au Col de Port pour une petite balade forestière à la recherche de champignons. Nous étions 12 personnes, tête baissée, à la recherche de ces étranges créatures entre l’animal et le végétal.

Nous avons pu voir la différence entre les lactaires et les russules (la présence de latex présent dans les lactaires qu’on ne trouve pas dans les russules) ou encore entre les bolets et les « cèpes ».

Christian nous a expliqué le mode de vie et de reproduction du champignon ce qui nous a permis de voir que le champignon que nous voyons n’est en fait que son mode de reproduction sexué « la pomme » et le mycélium, la partie végétative « le pommier »

Quelques espèces/groupes rencontrés :

  • Amanite tue-mouche (Amanita muscaria)
  • Amanite jonquille (Amanita junquillea)
  • Lactaire couleur saumon (Lactarius salmonicolor)
  • Cortinaire semisanguin (Cortinarius semisanguineus)
  • Bolet bai (Imleria badia)
  • Cèpe de Bordeaux (Boletus edulis)
  • Armillaire couleur de miel (Armillaria mellea)
  • Omphale vert-jaune (Chrysomphalina grossula) très rare espèce
  • Diverses espèces de Russules (Russula sp.)
  • Et beaucoup d’autres espèces…

Un grand merci à Christian BOUET pour sa pédagogie et son envie de partager ses connaissances.

Marina LEONETTI

 

Compte rendu au format PDF

ParMarina Leonetti

Sortie des 23&24.09.17 : La migration postnuptiale des oiseaux

C’est sous une météo clémente que s’est déroulé le week-end d’observation de la migration au col de Larnat. Alors que les Pyrénées étaient bouchées les jours précédents, nous avons pu bénéficier d’un petit « déblocage » la journée du samedi, ce qui nous a amenés à observer certaines espèces (éperviers et circaètes notamment) dans des effectifs notables.

Voici la liste des oiseaux en migration que nous avons observés :
Pipit des arbres (Anthrus trivialis) : 7
Bergeronnette printanière (Motacilla flava) : 38
Bergeronnette grise (Motacilla alba) : 3
Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea) : 5
Pipit farlouse (Anthus pratensis) : 22
Grosbec casse-noyaux (Coccothraustes coccothraustes) : 8
Grand cormoran (Phalacrocorax carbo) : 35
Mésange noire (Periparus ater) : 20
Hirondelle rustique (Hirundo rustica) : 13500
Hirondelle de fenêtre (Delichon urbicum) : 7500
Epervier d’Europe (Accipiter nisus) : 107 (dont 85 le samedi)
Circaète Jean-le-Blanc (Circaetus gallicus) : 88 (dont 70 le samedi)
Buse variable (Buteo buteo) : 20
Busard des roseaux (Circus aeruginosus) : 27
Bondrée apivore (Pernis apivorus) : 35
Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus) : 2
Milan royal (Milvus milvus) : 13
Faucon hobereau (Falco subbeto) : 5
Faucon pèlerin (Falco peregrinus) : 1
Pigeon colombin (Columba oenas) : 2

J’en profite ici pour remercier tous les observateurs qui sont passés sur le spot donner un coup de main et profiter du spectacle.

                        Sylvain REYT

 

Vous pouvez retrouver ce compte rendu en format PDF ici.

ParMarina Leonetti

Sortie du 17.08.17 : Les oiseaux, au fil des saisons – Automne

Pour voir ou télécharger le compte rendu d’Etienne Colliat de sa sortie ornithologique du 17 septembre, cliquez ici.

ParMarina Leonetti

Sortie du 21.08.17 : Découverte et prospection de l’Azuré des mouillères

            Alexis Calard, chargé de mission à l’Ana, a pris son lundi pour nous parler de l’Azuré des mouillères (Maculinea alcon). Nous étions 8 à chasser les papillons à l’aide de nos filets.

            La recherche d’œufs a été très fructueuse et nous avons pu voir que ce papillon est très fragile et dépend beaucoup de l’environnement qui l’entoure : milieux naturels, espèce hôte (Gentiane pneumonanthe) ainsi que d’une espèce de fourmis qui lui permet d’assurer son cycle biologique.

            Nous n’avons pas eu la chance de voir le papillon tant recherché mais certaines espèces nous ont quand même montré leur beauté : le Tabac d’Espagne (Argynnis paphia), la Carte géographique (Araschnia levana) ou encore le Petit Sylvain (Ladoga camilla).

            Merci à Alexis d’avoir également pris du temps pour nous confectionner un petit jeu basé sur le cycle biologique de cet Azuré.

 

Marina LEONETTI

ParMarina Leonetti

Sortie du 24.08.17 : Rendez-vous des cîmes : le Desman des Pyrénées – Refuge des Estagnous

Après quelques heures de marche et de prospection du Desman des Pyrénées (Galemys pyrenaicus), nous voilà enfin arrivés au superbe refuge des Estagnous. Quelle vue !

Après un bon repas bien mérité, nous sommes une trentaine de personnes attentives aux moindres paroles de Vincent LACAZE qui nous raconte la vie de cet étrange petit animal. Nous découvrons son anatomie, son comportement mais également le manque de connaissances des scientifiques sur cette espèce. Le Desman des Pyrénées est difficilement observable : il est très rapide et discret. D’humeur plutôt nocturne, il est rare de l’apercevoir au détour d’un cours d’eau.

Rendez-vous au pays des rêves en compagnie du Desman des Pyrénées !

Plus d’informations : http://www.desman-life.fr 

pti logo_final_life_desmanMarina LEONETTI

ParMarina Leonetti

Sortie du 17.08.17 : Rendez-vous des cîmes : le Desman des Pyrénées – Refuge du Chioula

Rendez-vous au refuge du Chioula à 19h pour un bon repas convivial !

Le ventre bien rempli, une vingtaine de personnes (dont la moitié d’enfants très intéressés par l’étrange animal !) est restée pour assister à l’animation de Vincent LACAZE et Léa de SAUVERZAC sur le fameux « rat trompette ». Nous découvrons son anatomie, son comportement mais également le manque de connaissances des scientifique sur cette espèce. Le Desman des Pyrénées (Galemys pyrenaicus) est difficilement observable : il est très rapide et discret. D’humeur plutôt nocturne, il est rare de l’apercevoir au détour d’un cours d’eau.

Nous voilà partis pour une bonne nuit en compagnie du Desman des Pyrénées.

Plus d’informations : http://www.desman-life.frpti logo_final_life_desman

Marina LEONETTI