Archive de l’étiquette sortie

ParYannick Porcheron

La Dépêche du midi du 14 Janvier 2019 : « Balade naturaliste le long de l’Izard sur les traces du desman »

Vincent Lacaze, de l’ANA (Association des naturalistes de l’Ariège), avait donné rendez-vous au Relais montagnard aux amoureux de la nature, avec cette fois un thème précis, le long de la rivière de l’Izard, affluent du Lez : aller à la recherche des sites du desman des Pyrénées et en même temps fêter les trente ans d’existence de l’association. Tous les ans, elle organise dans une commune un rassemblement convivial autour d’un thème, comme ici le desman, ou la botanique d’un site, aller à la découverte des chauves-souris ou encore «sur les traces des Pyrénées disparues»… Ainsi, en 2018, 29 sorties ont eu lieu sur des thèmes différents. Il y en aura autant en 2019 (voir le catalogue «Les 4 saisons de l‘ANA’ture en 2019»).

Vers 14 heures, un petit groupe s’est retrouvé au hameau de Fréchendech pour, le long du ruisseau, aller à la recherche, sous la conduite de Vincent Lacaze, des sites du desman des Pyrénées, encore présent dans cette vallée. Le desman est un animal qu’on a connu très tard, vers 1818, donc encore méconnu et sur lequel les recherches continuent dans son milieu naturel.

Des chercheurs les ont fait progresser, comme Alain Bertrand en étudiant ses crottes ou encore Bernard Richard, du CNRS. Le but, c’est d’enrayer sa régression du fait, souvent, de la dégradation de son milieu naturel, de connaître ses aires de répartition pour mieux l’étudier.

Le desman est hyperactif toute l’année, ses périodes de chasse les plus intenses se font la nuit, mais il sort en journée également. On l’appelle encore le rat-trompette, à cause d’une trompe très mobile qui lui permet de fouiller entre les pierres à la recherche de larves d’insectes et de saisir ses proies pour les consommer.

Ainsi, Vincent Lacaze a montré au groupe les endroits où le desman pouvait établir son «gîte», en cherchant ses crottes dans le ruisseau, entre les feuilles, sur les rochers. Rentrés au Relais montagnard, les enfants ont pu peindre l’animal à partir de plaquettes et ensuite tout le monde a été invité à un apéritif convivial où chacun a pu s’exprimer, s’informer.

ParYannick Porcheron

La Dépêche du midi du 24 Juillet 2018 : « Les mercredis naturalistes de la RNR »

L’Association des naturalistes de l’Ariège (ANA) propose les mercredis naturalistes de la RNR (réserve naturelle régionale) du massif du Saint-Barthélemy. Il s’agit de randonnées pour partir à la découverte de la faune, de la flore et de toutes les richesses de la réserve naturelle du massif. Les amoureux de la nature seront emmenés par Laurent Servières qui leur fera découvrir le magnifique patrimoine naturel de la RNR.

Prochaines sorties : demain, les 8 et 22 août, de 9 h 30 à 17 h 30. Rendez-vous à 9 h 30, à la maison de la réserve, 104 ter, village, à Montségur. Inscription obligatoire auprès de la RNR : laurent.s@ariegenature.fr ; tél. 05 61 65 44 82.

ParYannick Porcheron

La dépêche du midi du 2 Juin 2018 : Promenons-nous dans les jardins…

Après la projection du film «Zéro phyto 100 % bio» hier soir à l’Estive, les journées dédiées aux «rendez-vous aux jardins» se poursuivent aujourd’hui et demain à Foix.

Aujourd’hui et demain, plusieurs jardins sont ouverts au public : celui de la préfecture, les jardins partagés du Courbet (aujourd’hui, sous réserve) et familiaux de la route de l’Herm (demain, sous réserve), ainsi que le jardin particulier de Mme Martin, au 6 avenue de Barcelone, où elle présente son potager ornemental et échange des boutures (les deux jours, de 14 heures à 18 heures). Le rucher de Montgauzy propose aujourd’hui comme demain à) 14 heures une animation sur la vie des abeilles (inscription au 06 70 49 09 73). Des films sont également projetés aujourd’hui et demain à 17 heures et 21 heures à l’Estive. Enfin, depuis hier et jusqu’au 30 juin, l’association des naturalistes de l’Ariège a mis en place un rallye nature à Foix, avec 10 épreuves enrichissantes et amusantes. Le départ se déroule à l’office de tourisme.

Notons que des événements spéciaux sont organisés uniquement sur une des deux journées. Aujourd’hui, un village associatif est programmé de 9 heures à 17 heures sous la halle aux grains. Avec de bons moments en perspective, notamment avec des clowns, qui déambuleront de 13 h 30 à 16 h 30.

Demain, à 9 heures, partons à la découverte ethnobotanique des terrasses du Pech (inscription au 06 70 49 09 73). Puis, l’après-midi, dès 14 heures, c’est parti pour une balade sur les plantes sauvages à voir à Foix (inscription au 07 80 01 35 57).

ParYannick Porcheron

La Gazette Ariégeoise du 25 Mai 2018 : Rendez-vous aux jardins, le 1er et 2 Juin

ParYannick Porcheron

La Gazette ariégeoise du 25 mai 2018 : Une Balade décalée en forêt

ParYannick Porcheron

La Dépêche du Midi du 25 mai 2018 : Sortie naturaliste en forêt avec le PAH

Dans le cadre des «Décalés» en Pays d’art et d’histoire, Julien Vergne, chargé de mission patrimoine naturel pour l’Association des naturalistes de l’Ariège, vous invite à porter un autre regard sur notre environnement et à découvrir la forêt de façon ludique et sensorielle. Une balade en forêt pour apprendre à reconnaître les arbres qui la peuplent, récolter ce qu’elle nous offre de plus beau et fabriquer objets et instruments de musique. Matériel à prévoir : couteau bien affûté, ficelles. Et pour terminer cette journée, quoi de plus féerique que de laisser virevolter notre imaginaire au son des percussions et des mots rythmés d’une conteuse ? Le duo Des monts et merveilles vous invite à un autre voyage…

La manifestation est organisée en partenariat avec le Pays d’art et d’histoire, l’Association des naturalistes de l’Ariège et l’association de randonneurs Empreintes.

Rendez-vous le 26 mai, à 10 heures, à la halle de Barrineuf. Tarif visite : 3 €. Prévoir des chaussures de marche. Pique-nique tiré du sac. Inscription obligatoire : julien.v@ariegenature.fr Tél. 05 61 65 80 54.

La Dépêche du Midi, le 25 Mai 2018

ParMarina Leonetti

Une mare ! Près de chez moi ? Avis de recherche

Il n’existe pas à ce jour d’inventaire des mares de Midi-Pyrénées. Or les mares sont des réservoirs de biodiversité considérables pour la faune et la flore ! Elles constituent des haltes migratoires pour les oiseaux, des lieux de pontes pour les odonates et les amphibiens, des points de chasse, des lieux de vie ou points d’eau pour d’autres animaux… Elles ont un rôle hydrologique fondamental dans la régulation du cycle de l’eau (stockage et épuration de l’eau, prévention des crues, …). En outre, elles forment un élément essentiel de la Trame Verte et Bleue en assurant une connexion écologique entre les milieux. Élément incontournable de notre patrimoine, elles sont aussi bénéfiques à l’homme, témoins des activités passées ou présentes, notamment dans le pastoralisme en constituant des points d’abreuvement du bétail.

C’est dans ce cadre qu’a été mis en place un avis de recherche des mares. 

Cliquez ici pour ouvrir l’avis de recherche. 

ParMarina Leonetti

Prospection et comptage simultané des dortoirs à busards dans la plaine d’Ariège

En Ariège il est possible d’observer 4 espèces différentes de busards. Le Busard cendré et le Busard Saint-Martin sont deux espèces nicheuses du département alors que le Busard des roseaux et le rarissime Busard pâle ne sont observables qu’en dehors des périodes de nidification.

Parmi ces 4 espèces, seuls le Busard Saint-Martin et le Busard des roseaux sont observables en hiver. Le soir, ces oiseaux se rassemblent en un même lieu pour passer la nuit : on appelle cela un « dortoir ».

Ces dortoirs présentent certaines caractéristiques suivant les régions. En Ariège, les oiseaux semblent privilégier les friches herbacées hautes, où quelques ronces sont encore présentes et pourraient permettre de limiter la prédation par les renards par exemple.

Dénombrer les oiseaux sur ces dortoirs permet d’une part de suivre les effectifs de ces hivernants, mais aussi de cibler les milieux dont les enjeux sont forts pour la conservation de ces espèces. Le Busard Saint-Martin est classé « en danger » d’extinction à l’échelle des deux ex-régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon en tant que nicheur, ce qui implique de rester aussi vigilant sur les populations hivernantes.

En 2017, forts de 10 bénévoles sur 7 soirées, deux dortoirs ont été découverts. Le comptage simultané (suivi par d’autres départements où ces espèces sont suivies) du 6 Décembre a permis de dénombrer une douzaine oiseaux différents. Ces résultats sont encourageants et nous incitent à continuer les prospections, qui s’opéreront de manière plus opportuniste que systématique pour la fin de cet hiver.

Pour nous aider, contactez-nous par mail pour participer aux suivis (thomas.c@ariegenature.fr) ou saisissez vos observations à l’adresse suivante : http://saisie.ariegenature.fr/. N’oubliez pas de préciser l’heure ou durée de l’observations ainsi que la direction de l’oiseau dans le champ remarque.

Merci à tous les bénévoles qui ont participé à ces prospections !

ParMarina Leonetti

A la recherche du Busard St-Martin !

Dans le but d’améliorer la connaissance sur le Busard Saint-Martin, nous initions des prospections à la recherche de leurs dortoirs hivernaux.
Ces rapaces plutôt solitaires à la belle saison se regroupent en hiver pour passer la nuit.
Les premières recherches auront lieu dans la plaine à l’Est de Pamiers.
Ces prospections prendront part le mardi soir – au départ du parking du Norauto à Verniolle vers 17h.
Afin de participer et s’informer sur d’éventuelles modifications, contacter Thomas Cuypers (thomas.c@ariegenature.fr – 06.81.92.65.33).
Débutants et expérimentés sont tous bienvenus.
De nombreux autres oiseaux pourront être observés !

ParMarina Leonetti

La Dépêche du Midi 17 octobre : « Des étudiants au secours d’un papillon rare et menacé »

Pendant deux jours, une vingtaine d’étudiants du lycée agricole de Pamiers se sont retroussé les manches pour rouvrir un milieu et favoriser le développement d’un papillon, rare et menacé : l’azuré des mouillères. Cette initiative est portée par l’Association des naturalistes de l’Ariège. Reportage.

Pour ces vingt étudiants appaméens, engagés depuis trois ans maintenant dans un bac professionnel «gestion des milieux naturels et de la forêt», la réouverture d’un milieu tel que cette prairie située dans Le Mas-d’Azil relève d’un exercice grandeur nature. Mais pas que.

C’est aussi pour eux l’occasion de venir en aide à une espèce rare et protégée : le papillon l’azuré des mouillères.

Ce petit papillon, de couleur marron et reconnaissable par ses ailes ornées de deux lignes de points noirs cerclés de blanc, est une espèce qui a besoin d’un milieu bien spécifique pour se développer, d’où sa rareté.

L’Association des naturalistes de l’Ariège (ANA) a donc lancé un chantier école afin de faire de sa préservation une priorité. Alexis Calard, chargé de mission à l’ANA, précise : «Ce chantier s’inscrit dans le cadre d’un appel à initiatives lancé par l’agence de l’eau Adour-Garonne en faveur de la biodiversité».

Après avoir déposé un dossier pour la restauration de ce milieu, les voilà aujourd’hui sur la propriété d’Oscar Endtz, au lieu-dit La Quérette, au Mas-d’Azil. «L’objectif est de rouvrir le milieu qui, après une cessation d’activité agricole, a eu tendance à se fermer, indique Alexis Calard aux élèves appaméens. Comme la plupart des papillons, l’azuré des mouillères est lié à une plante, la gentiane pneumonanthe, ainsi qu’à des fourmis du genre myrmica qui vont l’accueillir dans la fourmilière pour passer l’hiver. Ces deux composants sont essentiels à la survie du papillon.»

Première étape, repérer les gentianes dans la prairie, les marquer, avant de débroussailler et nettoyer la zone. Armés de débroussailleuses, de tronçonneuses ou simplement de leurs mains, les étudiants s’activent, sérieusement.

Il faut dire que pour eux, cet exercice est un passage obligé dans l’obtention de leur diplôme. «C’est un moment important pour eux puisque c’est noté, reconnaît Anouck Izard, professeur d’aménagement au lycée agricole de Pamiers. C’est aussi l’occasion pour eux de mettre en relation tout ce qu’ils apprennent en cours. Mais également d’avoir la transversalité entre toutes les matières. Il y a de l’aménagement, la gestion de la nature, l’écologie, la biologie ou bien encore les cours d’agroéquipement puisqu’ils utilisent du matériel manuel ou à moteur.» Un échange de bons procédés pour l’ANA qui travaille depuis quelques années déjà avec le lycée appaméen. «Les étudiants ressortent avec plus de connaissances et cela nous permet de mettre en place des chantiers que l’on n’aurait pas pu réaliser, faute de moyen», ajoute Alexis Calard. Un travail salué par le propriétaire des lieux qui a lui-même sollicité l’Association des naturalistes de l’Ariège. Un cercle vertueux où tout le monde y gagne.

Océane Oulés – La Dépêche du Midi

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