Archive de l’étiquette vétérinaire

ParAdmin Site Ana

21/09 : la rentrée des mercredis de l’Ana

mercredi ana 2109Pour la rentrée des mercredis de l’Ana, le Docteur Vilagines Lydia, vétérinaire, nous a présenté une étude : « Vigilance Poison des rapaces de montagne ».

Ce programme de surveillance de la mortalité des rapaces a débuté en 2005 à travers le réseau Pyrénées Vivantes (en collaboration avec la LPO, le Parc National des Pyrénées, l’ONCFS, l’ONF, les fédérations de chasse …). Les objectifs sont de connaître les causes de mortalité, d’identifier les menaces et de connaître les contaminations environnementales des rapaces nécrophages rupestres.

Lydia nous a tout d’abord présenté les espèces concernées par ce dispositif : le Gypaète barbu, le Vautour fauve, le Vautour percnoptère et le Milan royal, toutes observables sur l’ensemble de la chaîne des Pyrénées. Trois d’entre elles font l’objet d’un plan national d’action et sont nicheuses en Ariège. Lydia nous a communiqué le nombre d’individus par espèces (répartition sur les départements), les critères de détermination (couleur, taille, envergure…), les régimes alimentaires et les statuts de protection.

Sur dix années d’étude, 219 cadavres de rapaces ont été trouvés dans les Pyrénées. Pour chaque individu, Lydia effectue l’autopsie, les radios et des analyses toxicologiques sont réalisées au laboratoire de toxicologie de l’école vétérinaire de Lyon (divers pesticides, les métaux lourds, les anticoagulants). L’étude montre que les principales causes de mortalité des rapaces sont d’origine anthropique (poison, tir, électrocution, collision). L’étude a montré que le plomb, contaminant trouvé systématiquement sur tous les oiseaux autopsiés, avait une implication délétère dans la survie des animaux contaminés.

Après divers échanges avec le public, la soirée s’est terminée autour d’un repas partagé. Nous remercions une nouvelles fois Lydia pour sa présence aux mercredis de l’Ana.

Pour plus d’informations sur le programme « Vigilance Poison » : rendez-vous sur le site www.pourdespyrénéesvivantes.fr

ParJulien Vergne

Vautours : des analyses pour mettre fin à l’instrumentalisation et revenir à la raison

 Communiqué de presse du 15 mai 2014

Les Vautours fauves sont des rapaces nécrophages qui consomment des cadavres, jouant pleinement leur rôle d’équarrisseurs naturels et d’agents d’élimination des éléments pathogènes des écosystèmes montagnards. Dans de rares cas particuliers (mise bas difficile sans surveillance, bêtes
blessées ou malades), opportunistes, ils peuvent anticiper la mort d’un animal.

Sans vérification, sans analyse, sans recoupement, le Vautour est jeté en pâture à la vindicte publique. Ce climat de défiance, de dénonciation systématique, n’est profitable à personne :

  • il jette l’anathème sur une espèce protégée dont le lien avec le pastoralisme concourt à l’équilibre des milieux montagnards et à leur gestion sanitaire,
  • il amène certaines structures impliquées dans le dossier à prendre des postures caricaturales et empêche ainsi le nécessaire développement d’une réflexion et d’un dialogue serein quant à l’avenir de l’élevage en milieu montagnard.

Il faut sortir du flou, de la suspicion et de l’instrumentalisation, avoir des éléments indiscutables pour pouvoir agir. Aujourd’hui, les seuls chiffres dont nous disposons remontent à plus de 18 mois : seulement 16% des constats établis par les agents assermentés de l’État (soit 8 cas confirmés sur 52 déclarations en 2012 (Source : ONCFS)) confirment un rôle des vautours dans la mortalité du bétail en situation de difficulté (mise-bas difficile sans surveillance, bêtes blessées ou malades).

Qu’est-ce qui peut permettre de faire toute la vérité, de rétablir la confiance et d’apaiser les tensions ?

  • DES ANALYSES VÉTÉRINAIRES INDÉPENDANTES ET SYSTÉMATIQUES, pour compléter les constats effectués par les agents de l’État, dès l’instant où un éleveur manifeste un doute à propos de l’intervention de Vautours fauves sur du bétail domestique,
  • LA PUBLICATION TRIMESTRIELLE DES RÉSULTATS DE CES ANALYSES ET DES CONSTATS RÉALISÉS PAR PERSONNEL ASSERMENTE avec une information spécifique auprès de tous les acteurs impliqués dans ce dossier (gestionnaires d’estives, éleveurs, vétérinaires, associations de protection de la nature…).

Ces éléments rationnels devraient permettre de sortir de cette controverse.

Nous réitérons nos demandes pour qu’une décision dans ce sens soit prise par l’Etat afin de garantir une coexistence durable apaisée dont vautours et pastoralisme profiteront tous deux.

 

LISTE DES SIGNATAIRES

 

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